Histoire et repères

«Ma Khafiya Âadham» révéle « des secrets cachés » sur l’invasion du «Masjid al-Haram» de 1979



Courrier arabe
Mercredi 5 Février 2020

L’émission «Ma Khafiya Âadham», diffusée hier dimanche, sur la chaîne informationnel «al-Jazeera» a traité de près l’affaire de l’occupation du «Masjid al-Haram» par le groupe extrèmiste, sous les ordres de «Juhayman al-Otaibi», qui remonte au 20 novembre 1979.

L’émission a démontré, à travers des témoignages et des documents, que la France avait contribué à la libération du Masjid, révélant au public, le secret que le régime saoudien avait soigneusement gardé, pendant des années.

L’investigation de l’équipe de l’émission

«Ma Khafiya Âadham» a rencontré «Paul Baril», le chef de l’équipe française intervenue à l’époque et «Cristian Lambard», un des snipers, qui ont raconté les détails d’une opération délicate.

«Paul Baril» a commencé par signaler que le nombre des victimes était estimé entre 3 mille et 5 mille morts, réfutant les informations des autorités saoudiennes, qui ne signalèrent que 500 morts.
La prise d’assaut du Masjid

Tout a commencé vers l’aube du 20 novembre 1979, c’était le mois du pèlerinage religieux, des hommes armés, liés à «Juhayman al-Otaibi» avaient envahi le «Masjid al-Haram», et se sont emparés des lieux, après avoir fermé toutes ses sorties.

«Juhayman al-Otaibi», à travers le micro de l’imam, a parlé aux 50 mille fidèles présents, leur demandant de «destituer la dynastie des «al-Saoud», qui se sont éloignés de la religion», et leur imposant de promettre loyauté à «al-Mahdi al-Mountadhar», le rédempteur attendu, qui n’était en réalité que son gendre «Abdalah al-Qahtani».

L’imam, qui avait pu s’échapper, a couru vers le palais royal, avertissant le roi, et ce dernier ordonna à ses gardes d’encercler le palais et d’éliminer les rebelles avant que la nouvelle ne se propage.
Une mission difficile

Mais il semblerait que la mission était difficile pour la garde royale, prenant compte de la sainteté de l’endroit et des risques qui menaçaient les vies des pèlerins, sauf que le temps passait et la nouvelle inquiétante était parvenue aux oriels du monde islamique.

Voulant tout faire pour sauver sa monarchie, le roi demanda l’aide de la France, et c’est à partir de là, que l’équipe de «Paul Baril», chargée officiellement de la mission, entre sur la scène.
Intervention des Français

Baril raconte à «Ma Khafiya Âadham», qu’après avoir évalué le problème, il demanda au gouvernement de son pays de lui envoyer deux mille bombes à gaz spécifique.

Lui et son équipe avaient pu rassembler les rebelles, dans les chambres basses de la mosquée, et après les avoir localisés, le 4 décembre 1979, ils les ont attaqués au gaz.

«Les Saoudiens avaient pu reprendre le contrôle des lieux, mais ils peinaient à faire le tri entre les pèlerins et les rebelles. Des centaines étaient exécutés sur place… Plusieurs innocent avaient été tués ce jour-là», avait-il ajouté en regrettant les violents massacres.

Avant de clore le sujet, «Ma Khafiya Âadham» indiqua que pour la remercier pour sa glorieuse contribution, Riyad a généreusement récompensé Paris.

Et en échange de son silence, la France a pu obtenir des accords de vente d’armes, estimés à des millions de dollars.



Mardi 4 Février 2020


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