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MENACE D’INCULPATION DU PRESIDENT OMAR EL BECHIR DEVANT LA CPI : TERRORISME JUDICIAIRE… OU CHANTAGE POLITIQUE INTERNATIONAL ?


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Jeudi 19 Février 2009

MENACE D’INCULPATION DU PRESIDENT OMAR EL BECHIR DEVANT LA CPI : TERRORISME JUDICIAIRE… OU CHANTAGE POLITIQUE INTERNATIONAL ?
Depuis la fin du mois de janvier 2009, la presse internationale – et surtout celle du lobby néocolonial du cercle Françafrique en ligne – n’en finit pas de fantasmer, s’enflammer et même de s’émouvoir chaque jour davantage à propos de cette menace – au jour le jour apparemment plus précise – d’une inculpation que l’on dit imminente, suivie d’une éventuelle comparution, du président Soudanais El Hadj Omar Hassan El Béchir devant la Cour Pénale Internationale à La Haye aux Pays-Bas.

Qu’en est-il exactement, et jusqu’où comptent exactement aller le procureur de la CPI et ses juges pour cette procédure qui, non seulement rencontre des résistances tant en Afrique qu’au sein de la Ligue Arabe, mais risque de finir par faire partie des sujets qui fâchent tant elle ressemble à du terrorisme judiciaire…

 

Ces derniers jours, aux quatre coins de l’Afrique, de l’Europe, du Golfe Persique et jusqu’aux Etats-Unis, on parle de plus en plus des juges de la Cour Pénale Internationale qui  s’apprêteraient – selon des sources alarmistes – à émettre un mandat d’arrêt internationale à l’encontre du président Soudanais El Hadj Omar El Béchir pour de présumés chefs d’accusation de « génocide », « crimes de guerre », et « crimes contre l’humanité ». Des « crimes » que la CPI estime avoir été commis entre 2003 et 2008 dans le cadre du sanglant conflit du Darfour.

 

Mais en tout cas trois chefs d’accusation qui constituent l’essentiel même de la compétence de cette juridiction internationale créée sous l’égide du Conseil de Sécurité le 1er juillet 2002, et dont – pour l’heure – 108 états sont membres pour avoir ratifié le statut de Rome ayant consacré sa compétence.

 

Si 108 Etats reconnaissent la CPI, il faut dire aussi que certains Etats – et pas des moindres – ont refusé de signer le statut de Rome, se mettant ipso facto en marge de la compétence de cette juridiction qui aurait bien gagné à être réellement et entièrement universelle.

 

Ainsi, la Russie, la Chine et l’Israël n’ont même pas daigné signer ce statut. Les Etats-Unis l’ont bien paraphé le 31 décembre 2000, mais n’ont jamais voulu le ratifier. Et ne comptent certainement pas le faire avant longtemps.

 

Ces Etats qui craignent le jugement de la CPI

 

Il n’est pas difficile de comprendre que la principale crainte de ces Etats non signataires est assurément de voir la CPI être utilisée un jour ou l’autre contre eux pour des raisons politiques.

Et au premier rang de ces pays réfractaires à l’application d’une justice internationale sur eux-mêmes, on trouve – contre toute attente pour ce prétendu gardien des temples de la liberté et de la justice, les Etats-Unis d’Amérique qui ont fait mieux que refuser de parapher la ratification. En effet, le pays de l’Oncle Sam n’a pas fait moins que d’établir des accords bilatéraux avec les Etats signataires, accords garantissant que les Américains qui seraient éventuellement amenés à répondre de leurs actes devant le CPI soient rapatriés aux Etats-Unis par ces pays… pour être jugés selon les lois américaines !

 

C’est ce qu’on pourrait bien appeler vouloir une chose et son contraire !

Mais pour en revenir à la procédure d’inculpation du Chef de l’Etat Soudanais, le monde entier se souvient que c’est en juillet 2008 que le procureur de la CPI, l’Argentin Louis Moreno O Campo a déposé sa demande d’inculpation du Président El Béchir devant les trois juges de la CPI.

Dès que cette information avait été rendue publique, elle avait immédiatement allumé une incandescente controverse, car il était de notoriété publique que le Soudan qui n’a jamais signé ni ratifié le statut de Rome pouvait légitimement, au même titre que les Usa, Israël, la Chine, la Russie ou la Corée du Nord, estimer ne pas être justiciable devant cette juridiction.

 

Encore que, la CPI n’est compétente que si l’une des trois conditions suivantes est remplie :

-      l’accusé est ressortissant d’un Etat partie au statut de Rome, ou acceptant la juridiction de la CPI

-      le crime a été commis sur le territoire d’un Etat partie ou acceptant la juridiction de la CPI

-      le conseil de sécurité saisit le procureur de la CPI en vertu du chapitre VII.

Et pour le cas du Soudan, c’est ce troisième cas de figure qui aura été retenu pour mettre le président Soudanais sur le gril d’une justice internationale qui – on le voit décidément avec le Soudan – peut s’appliquer sans ambages sur certains pays, et en aucun cas sur d’autres.

 

A l’exemple des Etats-Unis évoluant carrément en marge et au dessus de toutes les lois internationales, qui demeurent le seul pays au monde qui s’arroge – sans que cela fasse tousser qui que ce soit – le droit d’envahir n’importe quel pays de la planète pour défendre ce qu’il considère comme son « ordre économique », « les intérêts de sa civilisation », ou sa « perception de la démocratie ».

 

Voilà le seul pays au monde à avoir froidement utilisé des armes de destruction massive à Hiroshima de Nagasaki sans que cela lui ait jamais – et jusqu’aujourd’hui – posé le moindre problème de conscience, ou de reddition de comptes devant une quelconque justice des hommes, alors que des millions de pauvres civils innocents avaient péri dans des conditions apocalyptiques. Hiroshima et Nagasaki auront été le crime de guerre absolu. Inexplicable.

 

La CPI bonne pour certains et pas pour d’autres

 

Mais aujourd’hui encore, l’Amérique, qui s’est autoproclamée championne de la civilisation, trouve le moyen d’imposer que la majorité des pays du globe se soumettent à une juridiction internationale chapeautée par Washington en prenant bien soin de se mettre en marge…

 

Il serait inutile de revenir sur les horreurs perpétrées par les Etats-Unis – au mois depuis l’existence de la CPI en 2002 – pendant la guerre du Golfe, en Afghanistan, ou même en Irak, et qui mériteraient d’être qualifiés au superlatif de « crimes de guerre » ou de « crimes » contre l’humanité…

 

Malheureusement, il n’y a pas que les Etats-Unis à ne reconnaître et trouver des vertus à la CPI que quand elle s’occupe des autres : il y a aussi la Russie ou Israël, influents membres du Conseil de Sécurité qui ont certainement donné leur onction à la procédure déposée à la CPI contre Omar El Béchir. Des pays dont les chefs d’Etats pourraient, au même titre que ceux des Usa, être passibles d’inculpations multiples devant la CPI pour « crimes de guerres », de « crimes contre l’humanité » et même pour génocide. Tout comme Israël qui, il y a moins d’un mois, a massacré des milliers de palestiniens en mondovision, exactement comme Josué qui – selon la Bible – avait exterminé les populations autochtones de la Palestine il y a 2500 ans pour redistribuer le pays aux tribus d’Israël !

 

Heureusement, force est de reconnaître que l’éventuelle inculpation d’un président de la République en exercice n’est pas passée comme une lettre à la poste aux yeux de tous ceux qui gouvernent, et même est sur le point de constituer un spectaculaire précédent.

En effet l’Union Africaine a plaidé – et continue de le faire – pour une suspension desdites poursuites. Idem pour les pays de la Ligue Arabe qui ont vite fait de mesurer toutes les conséquences qu’induirait cette mesure, il faut le dire, assez osée initiée par… des pays qui ne sont pas eux-mêmes soumis à la compétence de la CPI. Ou si peu.

 

C’est ainsi que l’initiative du Premier ministre Qatari le Cheik Hamad Bin Djassim Al Sani qui vient de réussir, le mardi 15 février 2009, à instaurer un dialogue entre les autorités de Khartoum et le terrible Mouvement pour la Justice et l’Egalité de Khalil Ibrahim se présente comme porteuse, non seulement de grands espoirs pour une normalisation des relations entre les groupuscules rebelles et la légalité soudanaise, mais laisse envisager de sérieuses perspectives de paix dans le Darfour.

 

Arrêter un chef d’Etat en fonction ?

 

Il n’en resta pas moins vrai que si plusieurs Etats – parmi lesquels la Chine -, ont évoqué la difficulté de l’application de cette mesure, compte tenu de l’immunité dont jouissent les chefs d’Etats en vertu de multiples conventions et textes, il existe un grande nombre de chefs d’Etats et de gouvernements qui estiment qu’il appartient en fait au Soudan de juger ses propres ressortissants.

 

En outre, l’option d’un procès au Soudan – et essentiellement en Afrique – a également été envisagée par les pays de a Ligue Arabe qui ne sont guère allés par quatre chemins pour reprocher au Procureur de la CPI de ne pas avoir poursuivi les chefs rebelles en lutte avec Khartoum depuis 2002, et dont les exactions militaires donnent la chair de poule.

 

C’est peut-être ainsi que pour faire bonne mesure, le procureur Louis Moreno O Campo a déposé – en septembre 2008 – trois demandes de mandat à l’encontre de commandants rebelles dont il se dit qu’ils auraient attaqué des soldats de la force hybride ONU-UA le 29 septembre 2002. Mais lesquels ? Là réside l’autre très grande interrogation.

 

Mais peut-on parler de « crimes de guerres » au Darfour ou de « crimes contre l’humanité » et refuser de tourner les yeux vers Idriss Déby Itno, le dictateur Tchadien, qui héberge, arme et fourni une immense aide logistique aux rebelles Zaghawa du MJE qui, depuis plus de cinq ans, s’attaquent sans pitié aux camps des réfugiés, aux soldats de la force hybride ONU-UA, et même aux Ong humanitaires en procédant à de monstrueux massacres ?

 

Par quelle acrobatie judiciaire les juges de la CPI peuvent réussir à ne pas inculper Idriss Déby de génocide quand l’on se souvient qu’en 2006, dans la région Est du Tchad, des populations entières avaient été pourvues d’armes de guerre par le pouvoir de Déby pour – avait-on laissé croire – faire face aux « rebelles », alors que la vérité était qu’il était question que des agriculteurs massacrent des éleveurs ? Le résultat fut saisissant : plus de 2000 morts en deux semaines, et le pouvoir de N’djamena dépassé par sa propre bévue n’eût pour seule solution que l’instauration de l’état d’urgence…

 

Des accusations contre El Béchir qui sonnent faux

 

Il faut, au final, reconnaître que la menace, devenue récurrente d’une imminente inculpation du Président El Béchir finit par donner à la longue, une impression de faux suspense à répétition.

 

Au-delà de l’extravagance des chefs d’accusation – qui conviendraient en tout cas mieux aux chefs d’Etats Israéliens ou Américains – martelés un peu comme des coups de massue sur la tête d’une opinion internationale prête à croire n’importe quoi, on en arrive facilement à la conclusion que le lynchage médiatique et judiciaire contre Omar El Béchir est de la même veine que tout ce que l’on a toujours raconté de manière passionnelle sur le compte des « petits » chef d’Etats du Tiers-monde dont les puissants de l’occident veulent se débarrasser. On a bien accusé un jour Jean Bedel Bokassa de manger la chair humane – un odieux mensonge – et Saddam Hussein de posséder d’armes de destruction massive, alors qu’il n’en était rien !

Ces mensonges, éventés par la suite, ont certes estomaqué le monde entier, mais l’objectif avait été atteint : Bokassa avait été débarqué, Saddam Hussein avait dû prendre la fuite pour être exécuté par la suite. Mais dans les deux cas, comme dans d’autres, après la chute des Chefs d’Etats visés, leurs pays étaient devenus ingouvernable. Le président Omar El Béchir n’est ni Bokassa, ni Saddam Hussein, mais ce qui est sûr, c’est que comme cela, il est victime d’accusations qui sonnent faux.

 

Des accusations sonnant d’autant plus faux que quand on prend la petite peine de chercher à se faire une opinion sur le nombre de morts cumulées à Bagdad, à Kaboul ou à Gaza, on aura vite fait le distinguo avec ce que l’on veut présenter avec hystérie au Soudan comme… « Crimes de guerre ».

 

Car aux seules fins de caricaturer à l’extrême le chef de l’Etat Soudanais, et pour lui coller définitivement une tête patibulaire, une certaine presse occidentale – relayée par les vaticinations de prétendus observateurs, en réalité totalement obtus – s’emploie à faire gober à toute l’Afrique ainsi qu’à la Ligue Arabe que, seul le chef d’Etat Soudanais mériterait de comparaître – menottes aux poignets – devant une juridiction prétendument internationale dont les Usa, la Chine, la Russie ou Israël refusent de reconnaître la compétence.

 

Comme si tous les crimes de guerre des « marines » américains étaient brusquement oubliés ou absous…Ou comme si tous les massacres perpétrés par Tsahal – surtout ceux de l’opération « plomb durci » – étaient déjà ensevelis sous un oubli irrémédiable…

 

Quand l’Amérique ou Israël massacrent à coup de missiles et de bombes, en Irak, en Afghanistan ou à Gaza, une presse ivre de sang et hagarde se dope au décompte – pourtant hallucinant, mais que l’on banalise curieusement – de « morts » transformés en … victimes collatérales.

 

A Gaza, tout récemment, le millier de palestiniens tués en 20 jours a réussi à obtenir les honneurs de la chronique sans jamais être transformé en « crimes de guerre » ou en « crime contre l’humanité ».

 

C’est pour cela qu’il semble que les magistrats de la CPI ont une curieuse appréciation des termes « crimes de guerre ».

 

Il en va de même des accusés et des inculpés traînés de force devant la CPI : pour qu’une personnalité soit passible de la CPI, pas besoin qu’elle soit américaine, juif ou russe. Surtout pas.

Il lui faut juste correspondre à un archétype bien défini : nègre de préférence, africain surtout, et si jamais elle ose prétendu ne pas reconnaître la compétence de la CPI – comme le font Israël ou les Usa – le conseil de sécurité – dirigé par ceux-là même – se chargera de lui apprendre que les cinq doigts de la main ne sont pas égaux…

 

A cette action de poursuites sélectives - ne faisant vraiment pas nommer à la CPI – qui consiste à ne « criminaliser » que les individus correspondant à un profil bien précis, s’ajoute une autre bizarrerie : celle qui consiste à amplifier l’ensemble de ce qui est présenté comme des accusations irréfutables, tout en écartant tout élément qui pourrait être considéré comme à décharge au bénéfice de l’accusé, pourvu que soient conservés de terribles éléments destinés à horrifier le grand public, et incruster dans son subconscient les traits et les tics d’un monstre ne méritant ni plus ni moins que la CPI et les barreaux.

 

Dans cette stratégie hystérique, la « grande presse internationale » n’a pas sa pareille à se déployer à merveille pour noircir – et uniquement noircir un accusé irrémédiablement présumé coupable à traîner devant la Cour Pénale Internationale. Comme Omar El Béchir.

 

Pour ce faire, elle usera de clichés dégradants, et abusera d’images toutes faites dans l’unique objectif de ramener l’accusé à des définitions psychologiques élémentaires.

 

Ainsi en est-il, à l’heure qu’il  est, d’El Hadj Omar Hassan El Béchir. Le Président Soudanais qui serait déjà bon – nous dit-on – pour le box des accusés aux Pays-Bas. Mais l’Afrique entière et la Ligue Arabe ne l’accepteront pas comme ça.

 

Il faut un début à tout surtout, à l’application d’une justice qui mériterait d’être internationale… et juste, pour tous.

 

 

Par A.K de Ndjamena-matin


Jeudi 19 Février 2009


Commentaires

1.Posté par platon le 19/02/2009 21:36 | Alerter
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Le soudan est une nation a majorité musulmane riche en ressources naturel et potentiellment puissant si on le laisse se développer tranquillement, pas besoin de chercher plus loin les raisons de cette Kabal contre le soudan, aussi notons que la mafia sioniste a apprise sa lecon avec l'iran, et adopte une approche plus aggressive

2.Posté par H. Mahamat le 20/02/2009 00:06 | Alerter
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Pour moi la condamnation de Oumar Hassan El Béchir , président légitime d un pays africain indépendant par la CPI est une forme de néocolonisation instaurée par les occidentaux et plus particulièrement par les Etats-Unis pour anéantir les pays africains sinon comment comprendre le silence de la CPI face à la situation inhumaine et fatale de gaza perpétrée par Tzipi Livni et Bush. si la CPI est vraiment une institution juridique indépendante et elle a la volonté d’intervenir pour les peuples soumis et torturés, elle doit commencer par juger Deby qui est un président illégitime, dictateur qui est d’ailleurs le principal instigateur du conflit du Darfour. C’est un sanguinaire désavoué par son peuple, détourné les biens publics à des fins privées et qui tue ses opposants sans merci. Par la suite juger Ehoud Barrak, Shimon Perez et Livni qui viennent des massacrer des enfants et des femmes innocents à gaza avec la complicité de Bush qui est le responsable des conflits dans le monde .En tout état de cause, pour moi tant que la CPI n’a pas jugé tous ces dictateurs énumérés ci-dessus, on considère sans ambages, la cour pénale comme une institution instrumentalisée par les Etats-Unis pour affaiblir les pays africains qui s’émancipent d’une part et d autre part une institution qui protégea les dictateurs au détriment des peuples du monde et de l’Afrique en particulier. Vu tout cela, on considère la condamnation d’El Béchir comme nulle et non avenue.

3.Posté par ohoh le 20/02/2009 02:25 | Alerter
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C'est quand meme bizarre que c'est bhl, kouchner, et goldnadel qui veulent la paix au darfour et à qui on donne la parole dans les médias

Il veulent vraiment la paix?
Quel est le point commun entre ces trois la?
juifs, sionistes

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