Actualité nationale

MAGOUILLES ET VEULERIES DE LA JUSTICE EN FRANCE


Un magistrat du tribunal de Créteil, Xavier Lameyre, a été convoqué, le 11 juin, par son président pour se voir signifier qu’il était débarqué du poste de juge des libertés et de la détention. Ce courageux président, Henri-Charles Egret, se couche ainsi devant le parquet et, surtout. devant la police, appuyée par de complaisantes gazettes qui menaient depuis quelques mois une intense campagne contre ce juge.


Le Canard Enchaîné
Mercredi 16 Juin 2010

MAGOUILLES ET VEULERIES DE LA JUSTICE EN FRANCE
Voir la hiérarchie judiciaire devancer les souhaits du pouvoir, ou céder aux cris de la foule, est un spectacle aussi désolant qu’ordinaire. Il est plus rare, en revanche, d’en entendre le candide aveu.
Le juge Lameyre a été viré, selon les propres termes du président Egret, non pas en raison de ses actes, sur lesquels il n’a « pas d’appréciation à porter », mais à la suite des critiques portées par la police et de « leur écho médiatique ».
Que reproche donc l’ « écho médiatique» à ce magistrat? D’avoir pris au sérieux l’article 137 du Code de procédure pénale, qui dit qu’une personne mise en examen est toujours présumée innocente, et qu’elle ne peut être placée en détention provisoire qu’« à titre exceptionnel ». Il s’est imaginé, le malheureux, qu’il était aussi juge des libertés et pas seulement de la détention. Ce qui lui a valu, chez les poulets, le charmant sobriquet de « Liberator ».
Voilà deux semaines encore, il refusait d’incarcérer quatre trafiquants, la plupart drogués jusqu’aux yeux, alors que la police avait laissé filer, à la suite d’on ne sait quel accord secret, un cinquième homme soupçonné, lui, d’être une tête du réseau.
Xavier Lameyre aurait mieux fait de se livrer à quelque cambriolage. Dans la magistrature, cela peut valoir une flatteuse promotion. La preuve? Il y a quelques semaines, deux magistrates, qui sont aussi deux inséparables soeurs, Marie-Dominique et Marie-Aleth Trapet, l’une et l’autre religieuses et H. docteurs en droit canon, ont dû quitter discrètement le ministère de la Justice, place Vendôme, où elles étaient en poste à la Direction des services judiciaires. L’une à la communication, l’autre au bureau du statut et de la déontologie.
Une ronde de gendarmerie a surpris l’une de ces pieuses personnes occupée à farfouiller dans les tiroirs d’un conseiller de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice. Que cherchait-elle? L’enquête ne le dira pas, puisqu’il n’y a pas d’enquête. Les soeurs ont été gentiment exfiltrées, sans la moindre procédure disciplinaire.
La première a été nommée vice-présidente à Dijon, la seconde conseiller à la cour d’appel de Paris. Des promotions dont le petit juge de Créteil se serait bien accommodé. Que diable, comme diraient les soeurs Trapet, il n’avait qu’à cambrioler, au lieu d’appliquer bêtement la loi …

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Mercredi 16 Juin 2010


Commentaires

1.Posté par alexander Nimmiz le 17/06/2010 00:22 | Alerter
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Salut
Quand un pouvoir, quel qu’il soit s'arroge la liberté de manipuler à volonté les contrepouvoirs que sont la Justice, la Presse et souvent l’Assemblée Nationale, c’est que nous passons de la République à une dictature (qui ne dit pas son nom).

Après le dictat imposé au Monde « le journal »
Après ce juge que l’on somme de renvoyer,
Après la remise en question des acquis sociaux,
Après le mélange des genres « peoples et politique, affairistes et politique, après la politique et les filiations, j’en passe et des meilleurs »

Il n’est plus possible de ne pas savoir où nous allons, à moins d’être déconnecté du monde et ou aveugle.
Petit comme lui, nerveux comme lui, dirigeant tout comme lui, ayant ses lèche cul comme lui, mélangeant affairisme et buts inavoués, nous nous retrouvons 75 ans dans le passé.

Ce qui fait, encore, plus peur c’est que les mêmes conditions de l’explosion sont réunies : crise économique, islamophobie à la place de l'antisémitisme, tractations et trahisons entre États, insouciance de la bourgeoisie, à quand la troisième merde.
Mais j’ai espoir que le passé nous a appris beaucoup, que des êtres sensés se regroupent afin que cela ne se reproduise de nouveau. Tenez-vous prêts, l’heure approche.

Et première chose pas de Strauss-Kahn à l’Élysée.

2.Posté par norodon le 19/06/2010 11:55 | Alerter
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c'est le beau systeme de la democratie parlementaire qui est devenu caduc .Si on reconnait qu'il y a une classe de pouvoir , classe affiliée au grand capital financier
duquel elle depend , il ne faut pas s'etonner outre mesure des derives qui caracterisent le systeme de gouvernement..En effet la police comme la justice sont aux services de cette classe .La democratie c'est quelque chose qu'on peut rencontré
dans les musées francais ,nous vivons une epoque de dictature en france, meme les
partis politiques et les syndicats sont manipulés parceque eux aussi constituent une elite et font inevitablement partie de cette classe au pouvoir. La vrai democratie serait que les banques appartiennent a l'etat , que les services publiques restent publiques et ne vont pas grossir les dividendes du capital actionnarial. c'est les questions essentielles avant d'aborder tous debat sur la democratie .en clair , on ne peut pas continuer de privatiser et de delocaliser des pans entiers du secteur economique sans faire mal a la democratie.

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