Actualité nationale

Lula, les Sans-Terre et le futur du Brésil


Depuis les révélations publiques, il y a plusieurs semaines, de cas de corruption au sein du Parti des travailleurs (PT), celui-ci et le gouvernement Lula, son leader historique, affrontent une très grave crise politique, qui affaiblit réellement ses chances d’être réélu l’an prochain. A l’occasion de ces événements, nous publions un article de João Pedro Stédile, membre de la direction nationale du Mouvement des paysans sans terre, ainsi que la position officielle de son organisation.


Samedi 27 Août 2005

par João Pedro Stedile
26 août 2005
article en espagnol

La société brésilienne est perplexe devant la « nudité politique » à laquelle a été exposé le Parlement et devant la façon dont fonctionnent les campagnes électorales au Brésil. Les partis se fournissent auprès des entreprises publiques ou privées, de quelques banques, afin de soutenir leurs campagnes, d’obtenir des privilèges personnels et parlementaires, faisant tomber de ce fait les barrières qui séparent les financements légaux des illégaux. En échange, Dieu seul sait ce qui est offert.

Ce qui a certainement causé le plus de perplexité a été le fait que la pratique traditionnelle de la droite est aujourd’hui - et cela est prouvé - utilisée également par le principal parti de la gauche [1]. Et l’opinion publique attend que soit révélée l’origine des fonds, qui sont les chefs d’entreprise qui payent et quels sont les véritables intérêts. Au bout du compte, personne ne donne des millions pour rien.

Mais, au-delà des cas de corruption, il faut réfléchir sur la nature de cette crise. Les preuves sont plus graves. Notre pays vit une crise qui touche l’ensemble de l’économie. Il est vrai qu’il y a eu une croissance du produit intérieur brut [2] (PIB) - même moyenne -, et que l’inflation est contrôlée ; que les grandes multinationales et les banques font des profits fantastiques, et que les soldes de la balance commerciale [3] battent des records.

Cependant, l’économie n’est pas en train de résoudre les problèmes basiques de la population : emploi, revenu et bien-être social. Il y a une crise sociale. Les niveaux de violence sociale sont comparables à ceux des pays en guerre (pourvu que l’on s’en souvienne au moment de voter contre la vente d’armes au Brésil en octobre [4] !).

Il y a une crise politique, la population ne se voit pas représentée par les politiciens ni par les partis, et une crise idéologique. Il n’y a pas de débat d’idées, de projets, de propositions pour la société. Le néolibéralisme est parvenu à réduire et à transformer la politique en un simple marché de votes, contrôlé par des experts en marketing que l’on paye des fortunes pour tromper le peuple.

Malheureusement, aucune force sociale organisée ne sait vraiment quel projet elle veut pour la société. Et les universités et les médias, qui seraient des espaces nécessaires pour ce débat, sont eux aussi étrangers aux véritables problèmes de la population.

Face à cette situation, l’évaluation faite par le MST (Mouvement des travailleurs ruraux sans terre), Via Campesina [5] et d’autres mouvements sociaux est que la sortie de la crise ne se trouve pas uniquement dans la punition nécessaire de ceux qui ont pratiqué la corruption. Il ne suffit pas de demander aux partis de faire leur autocritique. Il ne suffit pas de réduire la question à s’il faut soutenir ou non le gouvernement Lula. Les mouvements sociaux, tels que le MST, doivent maintenir leur autonomie par rapport au gouvernement, à l’Etat et aux partis.

Où se trouve la sortie alors ? La sortie de cette crise requiert diverses mesures, qui englobent des aspects économiques, politiques et sociaux.

Dans le domaine économique, il faut changer cette politique néolibérale qui ne profite qu’aux banques et aux grandes corporations. L’immense majorité de la société est contre l’actuelle politique économique, y compris le vice-président de la République [6]. Il faut subordonner la politique économique aux intérêts du peuple et de la société. Il faut que l’Etat oriente l’économie de manière à résoudre prioritairement le problème du chômage et des revenus de tous les Brésiliens, par exemple, en augmentant le salaire minimum [7]. Il faut donner la priorité aux dépenses publiques en matière d’éducation, de logement, d’assainissement de base, de santé, de réforme agraire, et stimuler une politique de promotion des activités culturelles.

Le professeur Fábio Konder Comparato a déjà défendu d’innombrables fois ici [dans A Folha de São Paulo] la nécessité d’une réforme politique qui redonne le pouvoir de décision au peuple, en intégrant le droit de convoquer des plébiscites et des référendums populaires ; le droit de révoquer des mandats législatifs et exécutifs et le contrôle sur les dépenses publiques - entre autres mesures de démocratie directe.

Au sujet de la réforme agraire [8], le gouvernement a une dette envers nous [le MST, ndlr] et envers la société : le Plan national de réforme agraire avance à pas de tortue [9], tandis que 130.000 familles survivent sous des bâches noires le long des routes brésiliennes [10], provoquant l’indignation de tous.

Il faut que nous fassions un grand travail collectif au niveau national pour débattre un projet pour le pays, comme il a été proposé par la semaine sociale de la CNBB (Conférence nationale des évêques du Brésil) et par toutes les forces sociales. Le pays a besoin d’un cap vers où aller, celui d’un projet qui nous redonne la souveraineté populaire et nationale, qui réoriente l’économie pour répondre aux besoins du peuple. Et cela ne se construit qu’en débattant, qu’en agglutinant des forces.

Nous sommes convaincus que toute autre « sortie miraculeuse » (avec une constituante, avec ou sans réélection, avec des candidats en dehors des partis ou de gauche...) ne mènera à aucune solution si nous ne débattons pas autour d’un projet et si nous ne rendons pas possible la participation effective de la population dans la définition des caps que doit prendre le pays.

MST Informa nº96 - 9 août 2005

POSITIONS POLITIQUES DU MST DANS LA CONJONCTURE ACTUELLE

Chers amis et amies du MST,

Il est important pour nous que vous sachiez, cher ami et chère amie du MST, ce que nous pensons réellement.
Au mois de juillet dernier, lors d'une réunion de la Coordination nationale du Mouvement, avec plus de 250 companheiros et companheiras de tous les états et de tous les secteurs, nous avons analysé la conjoncture politique et notre comportement face à elle. Nous présentons ici, de manière succincte, les principales délibérations politiques de notre Mouvement. Elles orienteront nos actions pratiques.

1 - Au sujet de la corruption

La corruption est une méthode endémique des classes privilégiées pour s'approprier des ressources publiques dans un Etat peu démocratique. Nous estimons qu'il y a la corruption illégale, qui généralement profite à des intérêts personnels, et celle pratiquée avec des méthodes légales - mais immorales et illégitimes -, qui impliquent l'appropriation de ressources publiques par un groupe économique, un secteur spécifique de la classe dominante ou par tous les riches. Les taux d'intérêt pratiqués au Brésil et les transferts de ressources publiques pour les banques, supérieurs à 100 milliards de réais par an, en sont un exemple sans équivoque. Il y a une autre question importante : de manière générale, les médias et les élites protègent les corrupteurs, et nous empêchent d'identifier les véritables coupables. Qui sont les propriétaires des millions de fonds détournés pour des campagnes électorales ? Quels intérêts sont derrière les investissements millionnaires faits dans des campagnes politiques ?
Il nous semble indispensable d'exiger que soient punis tous les cas de corruption. Et en particulier, nous exigeons des changements profonds dans le système de représentation politique et de parti : c'est la seule possibilité de combattre la corruption systématique qui règne dans le pays.

2. Au sujet du gouvernement Lula

Le peuple brésilien a élu le gouvernement Lula pour qu'il réalise des changements. Il a voté pour un programme d'engagements de campagne, distribué très largement à toute la population. Le gouvernement élu s'est engagé aussi, via une lettre adressée aux Brésiliens, à promouvoir des changements, malgré le fait qu'il garderait les contrats passés avec le capital. Le montage du gouvernement a frustré tout le monde, et a défiguré la volonté manifestée par les 53 millions d'électeurs et d'électrices. Il y a eu une composition perverse de forces politiques, incluant des conservateurs et la droite, qui ont assumé des postes importants à la Banque centrale, au ministère des Finances, de l'Agriculture, et du Développement, de l'Industrie et du Commerce.
En juillet dernier, au milieu d'une profonde crise politique, le gouvernement a promu une réforme ministérielle qui a renforcé encore davantage l'alliance avec des secteurs conservateurs. C'est pourquoi nous avons dit que ce gouvernement est défiguré. Nous n'avons plus affaire au gouvernement que nous avons élu en 2002. Nous n'avons plus un gouvernement de gauche ni de centre-gauche. Nous avons un gouvernement de centre, la droite contrôlant la politique économique. Nous avons dit adieu au gouvernement du PT et ses engagements historiques. Nous avons subi les conséquences d'un gouvernement ambigü, composé de forces politiques de la société qui vont de la droite jusqu'à la gauche, et qui a très peu à offrir. Le gouvernement a perdu l'opportunité, tout au long de son mandat, de consulter le peuple sur des questions stratégiques pour notre société, telles que la dette externe, les taux d'intérêt, les transgéniques, la question des casinos, l'autonomie de la Banque centrale, la transposition du fleuve São Francisco, la loi Kandir, etc. Et très certainement que le peuple opterait pour les changements et appuierait le gouvernement, qui a préféré n'écouter que les politiciens traditionnels.

3. Le gouvernement et la Réforme agraire

Nous pensions que la victoire du gouvernement Lula représentait un changement dans la corrélation de forces et serait favorable à la Réforme agraire. Un Plan national de Réforme agraire a été élaboré, qui prévoyait l'installation de 400 mille familles sur une période de 4 ans, outre les changements administratifs au sein de l'Incra (Institut national de colonisation et de réforme agraire), la formation des assentados (familles installées) et le mariage de la Réforme agraire avec l'agro-industrie. Au bout de deux ans et demi, nous constatons que la Réforme agraire avance à pas de tortue. Le gouvernement a été incapable de mettre en application son propre plan. Il lui a manqué du courage pour affronter les obstacles de la Réforme agraire, qui n'avance pas parce que :

a. on maintient un Etat administrativement organisé contre les pauvres, pour ne répondre qu'aux demandes des riches
b. le gouvernement a cru dans l'idée fausse que l'agrobusiness serait la solution à la pauvreté en milieu rural, mais il ne profite qu'aux exportateurs et aux transnationales agricoles ;
c. le gouvernement n'a pas compris que le maintien d'une politique économique néolibérale empêche la réalisation de tout programme de Réforme agraire. La politique néolibérale coupe les ressources budgétaires, concentre les revenus, donne la priorité aux exportations et créé du chômage. La politique que nous défendons redistribue les richesses, crée des emplois, développe le marché interne, et fixe l'homme en milieu rural. Et la Réforme agraire n'est qu'un instrument de cette politique.

Mécontents, nous avons fait la Marche nationale (pour la réforme agraire). 17 jours durant, nous avons réuni 12 mille marcheurs autour du même objectif. Nous sommes parvenu à faire en sorte que le gouvernement renouvelle envers nous sept engagements ayant pour objectif d'accélérer la Réforme agraire. Peu de choses ont avancé depuis. L'engagement d'installer 115.000 familles cette année s'est résumé, jusqu'á présent, à approximativement 20.000 familles. 120.000 autres familles sont toujours acampadas (en campements), attendant dans des conditions inhumaines. Le décret promis qui changerait les indices de productivité pour les calculs d'expropriation n'a toujours pas été publié. Il s'agit d'une simple mesure administrative de deux ministres. Nous sommes fatigués d'entendre les gouvernants parler de manques de moyens, tandis que les banques nagent dans les milliards de réais transférés par l'Etat. Le gouvernement Lula a une dette énorme envers les sans-terre et envers la société brésilienne en matière de Réforme agraire !

4. Au sujet du PT et des gauches

Le MST maintiendra sa ligne politique historique : il est autonome, tant par rapport aux partis politiques qu'au gouvernement et à l'Etat. Nous nous comporterons ainsi également dans cette crise. Individuellement, en tant que citoyens et militants sociaux, les membres du Mouvement se joignent aux Brésiliens perplexes devant la révélation des méthodes que le Parti des travailleurs a utilisées pour faire la politique. Les campagnes électorales mercantilisent le vote. Payées à prix d'or et menées par des publicistes recrutés pour l'occasion, elles devinnent une fin en soi. La corruption dénoncée aujourd'hui n'est que le résultat de la méthode utilisée. Ce qui est impressionnant c'est de voir comment des secteurs de la gauche ont utilisé les mêmes méthodes que la droite, et se comparent à elle aujourd'hui. Ceci est la fin de ce que nous appelons la politique.

C'est pourquoi nous défendons les méthodes de la gauche pour faire de la politique, qui se concentrent sur la dispute d'idées, sur la formation de militants, sur le travail de base et sur l'organisation consciente du peuple, comme seule force capable d'apporter des changements dans notre pays.

5. Au sujet de la nature de la crise

Nous considérons que la crise que nous vivons n'est pas restreinte aux méthodes de dénonciations et à la corruption. Elle est beaucoup plus grave. Il s'agit d'une crise de modèle. Les emplois créés, bien en-deçà des promesses de campagne, sont insuffisants pour répondre à la nouvelle demande des jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Nous faisons face à une crise sociale : les pauvres ne luttent que pour leur survie, et dans divers secteurs, on voit des signes de la barbarie sociale, avec une agravation de la violence. Nous vivons une crise politique : la population ne se reconnaît pas dans ce système de représentation, elle n'a pas le pouvoir politique et elle ne peut exercer celui que mentionne la Constitution fédérale : que tout le pouvoir émane du peuple. Le peuple en veut aux politiciens et les met tous dans le même sac. Tout ceci nous amène à une crise idéologique, conséquence de l'absence du débat dans la société sur un projet pour le pays. Nous craignons le prolongement de cette apathie.

6. Qui sont les ennemis du peuple

Selon nous, les véritables ennemis sont les classes dominantes, qui s'enrichissent toujours plus aux dépends du peuple. Ce sont les intérêts du capital étranger manifeste par l'action des transnationales, des banques étrangères, de la dette externe, du transfert de richesses vers l'extérieur. Ce sont les grands capitalistes brésiliens qui se subordonnent à ces intérêts et qui ont tourné le dos au peuple. C'est le système financier national. Ce sont les latifundiaires qui continuent à accumuler des terres et à les défendre à tout prix. C'est la politique du gouvernement de George W. Bush, qui veut consolider l'Amérique latine uniquement comme un marché pour les entreprises états-uniennes et contrôler notre biodiversité et nos semences. Le gouvernement Lula peut trouver dans le peuple un allié pour combattre les ennemis. Mais il doit montrer de quel côté il est se trouve : du côté des classes dominantes ou du côté des pauvres. Les discours ne suffisent pas. Ce choix se fait par l'intermédiaire de changements clairs dans l'actuelle politique économique et sociale.

7. Sur les sorties de la crise

Pour nous, la sortie de cette grave crise ne dépend plus seulement du gouvernement, du président, des partis politiques ou de l'élection de 2006. Elle dépendra d'un large regroupement de toutes les forces sociales, organisées pour réaliser un véritable travail en commun (mutirão) pour débattre et construire un nouveau projet pour notre pays.

Un projet de développement pour notre pays, qui donne la priorité à la souveraineté populaire. Qui organise une politique économique tournée vers la réponse aux principaux besoins de la population, tels que l'emploi, le revenu, la terre, le logement, l'école et la culture. Un modèle qui donne la priorité à la vie des gens, à la construction d'une société avec moins d'inégalités et d'injustices sociales. Nous avons besoin d'une réforme constitutionnelle qui change l'actuel régime politique, qui intègre des mécanismes de démocratie directe. Nous avons besoin du droit de convoquer des plébiscites, de réaliser des consultations populaires. Nous voulons voir démocratisé le système de partis et de représentation politique.

Le chemin sera long. Mais il faut commencer dès maintenant. Nous devons stimuler le débat dans la société, dans tous les espaces. Il n'y a que comme cela que le peuple pourra vraiment se convaincre que les changements sociaux seront la conséquence de son organisation et de sa lutte. Nous continuerons à former des militants, des lutteurs et lutteuses du peuple, en élevant leur niveau de conscience et de culture. Nous devons démocratiser les médias, construir des moyens alternatifs par le biais de radios communautaires, de télévisions communautaires et publiques, pour que le peuple ait accès aux informations correctes.

8. Calendrier des mobilisations

Face à cette évaluation de la crise, nous appelons tous les militants du MST, la base des mouvements de Via Campesina et les mouvements sociaux urbains, à joindre leurs efforts, à se mobiliser et à s'organiser. Nous appelons tous et toutes à participer aux initiatives en cours durant le mois d'août, et qui culmineront avec la réalisation d'un 7 septembre grandiose, capable de faire émaner le véritable cri des exclus dans le plus grand nombre de villes brésiliennes. En septembre et octobre, nous réaliserons des assemblées populaires dans les différents états pour discuter un nouveau modèle économique, dont le point d'orgue sera notre assemblée populaire nationale : un mutirão pour un nouveau Brésil, qui se tiendra fin octobre, à Brasilia.

Atenciosamente,

Secretaria Nacional do MST
São Paulo, août 2005





NOTES:

[1] Le PT, Parti des Travailleurs (ndlr).

[2] Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Source : glossaire du CADTM www.cadtm.org (ndlr).

[3] La balance commerciale d’un pays mesure la différence entre ses ventes de marchandises (exportations) et ses achats (importations). Le résultat est le solde commercial (déficitaire ou excédentaire). Si l’on tient compte également des opérations sur les services, comme les frais de transports, les commissions bancaires, les frais d’assurances, les achats et vente de brevets ou les versements de redevances, on obtient alors la balance des biens et services. Elle inclut aussi les dépenses des touristes, et les paiements de salaires, d’intérêt et de dividendes à des étrangers ou de la part d’étrangers. Source : glossaire du CADTM www.cadtm.org (ndlr).

[4] Un référendum est prévu pour le 23 octobre 2005 : les Brésiliens devront se prononcer et répondre par oui ou par non à la question “Le commerce d’armes à feu et de munitions doit-il être interdit au Brésil ?”. Chaque année, 40.000 Brésiliens sont tués par balles à travers le pays, en majorité dans les quartiers pauvres des grandes villes. (ndlr)

[5] Lire Luis Hernández Navarro, Vía Campesina : une histoire de survivants, RISAL , 21 juin 2004 et visitez www.viacampesina.org (ndlr).

[6] José de Alencar, qui est aussi ministre de la Défense, du PT.

[7] Le salaire mensuel minimum est actuellement de 260 réais (soit autour de 100 euros), et devrait passer à 300 réais en 2006 (ndlr)

[8] Consultez notre dossier “Lula et la réforme agraire”.

[9] PNRA : signé fin 2003 entre le gouvernement et les mouvements sociaux ruraux, ce plan prévoyait l’installation de 430.000 familles sans-terre d’ici la fin du mandat présidentiel, en 2006. A ce jour moins de 100.000 familles seulement auraient bénéficié de ce plan, et malgré les promesses réitérées par le gouvernement suite à la Marche nationale pour la réforme agraire (à ce sujet, lire l’article Bilan et leçons d’une marche pas comme les autres, RISAL, juillet 2005), en raison de la crise politique qui paralyse le gouvernement, rien n’a avancé depuis lors. (ndlr)

[10] Les familles “acampadas”, qui occupent illégalement (mais légitimement) une terre (ndlr).

Source originale : Folha de São Paulo (http://www.folha.uol.com.br/), 15/08/05.
Traduction en espagnol parue dans la Jornada (www.jornada.unam.mx) le 20/08/05.

Traduction : Isabelle Dos Reis, pour RISAL (http://www.risal.collectifs.net/).




Samedi 27 Août 2005


Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires