PRESSE ET MEDIAS

Lu, vu, entendu, n° 22 : « Pour en finir avec 2005 »


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Mardi 29 Novembre 2016 - 08:00 LIVRE: Le Manifeste de la Raison Objective


Liaisons dangereuses - L’humour d’Alexandre Adler - On recherche « service public » - Libérer Libération.




I. Liaisons dangereuses

- « La préfecture pige à Ouest-France », titre - fort justement - Libération, le 20 décembre 2005. Et voici ce que nous apprend l’article signé Pierre-Henri Allain [1] : Une série d’articles publiés entre le 15 octobre et le 19 novembre portant sur « la Bretagne face à ses démons » - l’alcool (15 octobre), le tabac (22 octobre), le cannabis (5 novembre) et enfin « la fête et ses dérives » (19 novembre) - était « une commande de la préfecture de région qui a dûment rétribué la régie publicitaire de Ouest-France, Précom, pour cette curieuse prestation. ». Aucune mention - « publicité » ou « publireportage » - ne signale l’origine des cette enquête très particulière...


Samedi 31 Décembre 2005


« Ouest-France droit dans ses bottes » titre - tout aussi justement - Libération le 28 décembre qui commente (sous la signature de Pierre-Henri Allain) un article de Didier Pillet, directeur de l’information de Ouest France, qui tente désespérément de noyer le poisson : « Le directeur de l’information souligne que la campagne de la préfecture avait été annoncée la veille de la publication du premier volet de l’enquête. Ouest-France avait alors effectivement fait état de son « concours » à une initiative dont il saluait la pertinence. Mais Didier Pillet ne dit pas un mot sur les conditions dans lesquelles ces articles ont été commandés et publiés. Le quotidien ne se montre pas davantage troublé de recevoir, via sa régie publicitaire Précom, l’argent du contribuable pour ce type d’opération, à mi-chemin entre journalisme de commande et publireportage qui ne dit pas son nom. »

- Frédéric Beigbeder a des principes. Chroniqueur littéraire du magazine people Voici (Prisma Presse) ne s’inquiétait pas jusqu’alors des multiples atteintes à la vie privée qui font la gloire de ce journal. Jusqu’au jour où le magazine qui l’emploie...révèle sa liaison avec une jeune comédienne. Beigbeder porte plainte contre son employeur. Quelques mois plus tard, Voici publie des photos du couple sur une plage de Biarritz. Frédéric Beigbeder, au comble du courage et de l’indignation, décide alors de mettre fin à sa collaboration après neuf années et l’annonce jeudi, dans un entretien au Parisien/ Aujourd’hui : « Cela devient trop bizarre d’écrire dans un journal dans lequel on se retrouve à la une en caleçon avec son enfant et sa compagne ». Et de nuancer : « A la limite, ça pourrait m’amuser mais on ne se rend pas compte des dommages collatéraux. Ces photos ont fait du mal à beaucoup de mes proches. » A la limite...

- Jean-Pierre Coffe fait son marché. Spécialiste des recettes qui marient harmonieusement service public et intérêt privé (Lire : « Andouillette, Coffe et carrefour-jardins.com : la grande arnaque ! »), Jean-Pierre Coffe, samedi 10 décembre, réalisait son émission de France Inter : « Ça se bouffe pas, ça se mange » en direct du Marché de Noël d’Asnières : une opération commerciale qu’il a lui-même organisée et dans laquelle il y avait un espace réservé aux produits à la marque « Jean Pierre Coffe » : terrines, foie gras... [D’après la « dépêche » d’un correspondant]

- Sport et politique. Le 22 novembre 2005, sur LCI, au cours de l’émission « On refait le match » (consacrée au football), les journalistes présents reviennent sur les incidents qui ont marqué le match Turquie-Suisse au cours de la semaine précédente. Gilles Verdez journaliste au Parisien : « On a l’impression que cela était préparé, c’était un piège...Pour moi, c’est du hooliganisme d’Etat... Je demande que ...Je ne veux pas de ces gens-là dans l’Europe. ». Quelques instants plus tard, Eugène Saccomano : « Ce rude accueil était quand-même prévu ». L’explication vient peu après : « Les turcs n’apprécient pas les suisses parce que les suisses ont demandé que les livres scolaires parlent du génocide arménien, ce qu’ils ont refusé ». Bernard Tapie interrompt alors l’animateur en lui disant que « ça n’a rien à voir ». Mais Eugène Saccomano renchérit : « Attendez, vous pouvez moduler votre accueil si c’est un ennemi ». Quand on vous disait que le sport est pacifique et apolitique. [D’après la « dépêche » d’un correspondant]

- Paris Match censure Yannick Noah - Selon Le Canard enchaîné, Yannick Noah, dans un entretien accordé à Paris Match, aurait déclaré qu’il avait été victime de contrôles à plusieurs reprises et précisé : « Une chose est sûre : si jamais Sarkozy passe, je me casse ! ». Le 15 décembre, Paris Match publie l’interview, avec en « Une » : « Noah. Mes quatre vérités à la France ». Mais la « vérité » sur l’effet Sarkozy a disparu. Selon Le Canard, le directeur de la rédaction de Paris Match, Alain Genestar, au moment du bouclage du journal, « a pris l’initiative de couper le paragraphe, un tantinet polémique », « pour ne pas risquer un nouveau clash avec le ministre de l’Intérieur ». La dépêche de l’AFP (20 décembre 2005, 18h38) qui livre cette information précise que M. Genestar, n’a souhaité faire aucune déclaration et que Yannick Noah selon son entourage est en vacances jusque début janvier et injoignable. La même dépêche rend compte d’une déclaration d’indépendance dont on appréciera la finesse : « Interrogée par l’AFP, Catherine Schwaab, présidente de la Société des Journalistes de Paris Match, affirme : “On approuve l’interview telle qu’elle est sortie. On ne considère pas cela comme une censure, mais comme un comportement responsable. On est désireux de maintenir un climat apaisé et ne pas jouer la provocation”. ».

Chacun appréciera la distinction entre « censure » et « comportement responsable ». Rappelons que la « Une » de Paris Match du 25 août exhibait une photo de Cécilia Sarkozy avec un homme présenté comme son compagnon. Nicolas Sarkozy, ami Arnaud Lagardère (propriétaire de l’hebdomadaire « responsable », n’aurait pas été satisfait. Une méchante rumeur avait évoqué l’hypothèse d’un départ de M. Genestar.

II. L’humour d’Alexandre Adler

- Adler écrit au Nouvel Obs ... Pour rien. Dans un récent dossier du Nouvel Observateur consacré aux néo-reacs, Alexandre Adler se fait légèrement épingler. L’Omniscient n’a pas apprécié au point d’écrire au Nouvel Obs (15 décembre 2005) : « Dans votre dossier « Les néoréacs », vous me mettez en cause directement sur la base d’une citation que je dois rectifier et éclaircir. J’aurais selon vous exprimé sans aucune vergogne, dans une émission de télévision, “ être passé de Georges Marchais à George Bush ”. » Et l’éditorialiste multicarte s’explique : « En fait, interpellé par Olivier Todd, lequel avait inventé, sans tendresse excessive, cette repartie assez polémique qu’il me réservait sans doute depuis le commencement du débat, j’ai répondu par une boutade. Je me suis par conséquent réclamé... d’une double fidélité à Marchais et à Bush. Mais hélas, au risque de vous décevoir, j’ai aussi écrit des phrases fort critiques sur le stalinisme impénitent du dernier Marchais, de même que j’ai déploré, dans mes récentes chroniques du « Figaro », l’étroitesse conservatrice et l’égoïsme fiscal du président Bush, auxquels je n’ai cessé de préférer la politique d’un John Kerry. »

Cette « mise au point » destinée au microcosme fait référence à l’émission « Culture et Dépendances » du 19 octobre 2005, diffusée sur France 3, étape du marathon promotionnel d’Adler pour son livre « Rendez-vous avec l’Islam ». Retour en arrière et retour dans les archives d’Acrimed.

Au cours de cette émission, Adler s’énerve et lâche : « ça c’est du Georges Marchais. C’est du Georges Marchais ! » Interloqué, Olivier Todd lui tape sur l’épaule et réplique : « Du ? » Adler insiste : « ça, c’est du Georges Marchais ! » Olivier Todd : « Ne prononcez pas ce mot là ! Vous, vous êtes passé de Georges Marchais à Georges Bush ! » Et Adler d’affirmer : « Mais je suis toujours pour les deux... » Et quelques minutes plus tard, il revient sur le fait qu’on l’ait traité « d’ami du sectateur Georges Marchais », et affirme : « ce qui n’est pas faux ». Difficile de bien percevoir le cynisme du sérieux chez l’omniscient chroniqueur. D’autant qu’il revendique aussi avoir eu des amis à l’UMP dans une (gentille) altercation verbale avec Nicolas Dupont-Aignan :

- Alexandre Adler : « Qui sont les gens qui sont allés acheter leurs bidons d’essence en Irak, sinon vos amis ?
- Nicolas Dupont-Aignan : Oh, je vous en prie, ne m’insultez pas...
- Alexandre Adler : je ne vous insulte pas, ce sont vos amis, certains d’ailleurs étaient les miens . »

Et en fin d’émission, après avoir encore soutenu la bonne foi des Américains et des Anglais, eu égard aux armes de destructions massives, et après avoir vanté l’honnêteté des hommes politiques américains, Alexandre Adler certifie que « la démocratie américaine peut donner des leçons à la terre entière ! » Finalement, rien de nouveau et beaucoup de bruit pour pas grand chose... [Mathias Reymond]

- Alexandre Adler écrit dans Le Figaro . Pour rire ? - Pendant le mois de mars 2005, les intermittents du spectacle s’élèvent contre la refonte et la limitation de leurs allocations dans le cadre de la réforme du ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres. Cette mobilisation d’une partie des artistes et de l’industrie du spectacle était à ce point illégitime et insupportable à Eric Zemmour et Alexandre Adler, tous deux chroniqueurs au Figaro, qu’ils ne pouvaient s’empêcher de les comparer à des groupuscules intégristes ou terroristes. Rien de moins.

Dans une chronique du 16 mars 2005 intitulée Et si le dollar entrait en crise ?, Adler trouve le moyen de placer quelques lignes sur les intermittents : « Les revenus des hydrocarbures ont pratiquement doublé en un an et demi pour l’Iran, qui redistribue massivement ces profits inespérés pour acheter la paix sociale d’une main et solder de l’autre des nuées de pasdarans, ces miliciens vrai-faux chômeurs subventionnés qui, comme nos intermittents du spectacle, animent la scène de Téhéran en combinant menace et antimondialisme. » Pour un éditorialiste et conseiller tout terrain qui avoue un total brut mensuel d’environ 18 300 euros (dont une carotte de presque 10 000 euros pour sa seule activité de conseiller éditorial au Figaro [2]), la tentative d’une catégorie généralement précaire de conserver les trois cacahuètes qui lui permettent de tenir en période d’activité creuse (certes l’on peut discuter de la légitimité d’un certain nombre de récipiendaire...) passe donc pour une entreprise de chantage comminatoire du même acabit que ceux qui, à des milliers de kilomètres, brandissent la menace du djihad contre les infidèles. [D’après Cédric Lapierre]

III. On recherche « service public »

- Arlette Chabot en quête de « bons clients ». L’Humanité, le 1er octobre 2005, sous le titre « La politique est une affaire de citoyens » [3] avait chaleureusement salué la nouvelle émission d’Arlette Chabot : « Arlette Chabot aime la politique. Elle aime le débat, lorsque les idées fusent, que les invectives volent. Elle aime aussi que la politique ne soit pas une affaire de spécialistes et que chacun puisse s’en emparer. Elle aime, enfin, que le service public puisse se permettre de diffuser en première partie de soirée, une fois par mois, une émission politique. Avec sa nouvelle émission, À vous de juger, la directrice de l’information de France 2 espère renouveler les codes du genre. Et intéresser le téléspectateur. [...] Arlette Chabot, en fin d’entretien, martèle encore son credo : « L’émission est faite pour les téléspectateurs, pour qu’ils puissent avoir une idée d’un sujet donné. » D’ailleurs, la dame parle de « téléspectateur citoyen ». C’est plutôt de bon augure. »

Seulement, voilà : Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, a fait savoir à plusieurs reprises qu’elle appréciait Olivier Besancenot. Elle lui avait même attribué le prix de la révélation politique de l’année. Résultat : pour l’inviter une fois de plus dans son émission de débat politique - « A vous de juger », le 8 décembre 2005 - où le « bon client » est roi, elle a choisi d’écarter le PCF. Désormais, il est possible que le souci de passer à la télé en écartant son petit « camarade » provoque une nouvelle guerre à gauche. « La non-invitation du PCF témoigne d’un ostracisme et d’une volonté de le faire disparaître du débat public sur France 2. C’est inadmissible ! », a affirmé le PCF dans un communiqué, avant de se rendre au siège de France 2, où une délégation a été reçue par Arlette Chabot, directrice de l’information, et Patrick de Carolis, président de Francetélévisions. A Rodolphe Geisler (Le Figaro, 10 décembre 2005) Arlette Chabot a assuré qu’il n’y avait de la part de France 2 « aucune volonté de boycott du PCF ». « Le PCF proteste parce qu’il pense qu’il avait sa place sur le plateau et qu’il serait le seul à porter un message antilibéral, tandis que nous, notre boulot, c’est de construire des émissions où nous invitons qui nous voulons [...] ». Sur quels critères ?

On attend avec intérêt la suite et, en particulier, la critique des émissions d’Arlette Chabot dans Rouge et L’Humanité.

- Une année noire pour le pluralisme - Dans l’édition nationale du 12/14 de France 3 du 28 décembre 2005 à 12 heures 42, Le présentateur Jean - Sébastien Fernandes introduit un reportage de la rétrospective 2005 (sur l’Europe), avec toute la distance nécessaire : « 2005 s’achève et avec elle une année noire pour l’Europe ; une année qui aura été marquée par le double rejet franco - néerlandais au référendum sur la Constitution européenne . Heureusement, in extremis, un accord sur le budget a sauvé l’Union . » Du vrai journalisme de service public !

IV. Libérer Libération

- Libé, la démocratie et la liberté - Dans un court article paru sur Liberation.fr [4], daté du 20 décembre à 15h37, N. I-A. reprend une dépêche de l’AFP. Le sous-titre de l’article est explicite « 122 pays sont considérés comme "libres", selon les critères de l’ONG Freedom House. » Et le corps de l’article confirme : « L’étude de FH [Freedom House] est construite pour classer tous les pays de la planète en trois catégories : "libres", "partiellement libres" et "pas libres", en fonction d’une note en "libertés civiles" et "droits politiques" On apprend ainsi que 64 % des Etats du monde sont "libres" c’est-à-dire 122 pays. La précédente enquête n’en comptait que 119. » L’article se termine par un lien électronique vers un résumé du rapport de l’ONG [5]. Or que lit-on sur le premier graphique de la première page de ce résumé ? « Free : 89 countries (46%) ».

Il n’est pas nécessaire d’être bilingue français-anglais ni expert en statistiques pour voir qu’entre 122 pays « libres » et 89 pays « free », il existe une petite différence. On pourrait penser que le [6] journaliste a ajouté aux 89 pays libres les 58 pays partiellement libres ? Mais rien n’y fait : 89+58 = 147. On n’arrive pas à 122. Alors d’où vient ce chiffre de 122 ? Il faut arriver à la quatrième page du résumé pour trouver une explication probable : il y a dans le monde, selon l’ONG, 122 « démocraties électorales » (contre 119 l’an dernier) soit 64% des Etats, exactement les chiffres repris par Libération.

Malgré tous les efforts de l’ONG pour distinguer clairement « pays libre » et « démocratie électorale » [7], rien n’y fait : dans l’inconscient journalistique les deux termes sont équivalents. Comme sont équivalents « liberté de la presse » et « démocratie » [8]. La simple lecture des tableaux présents dans ce rapport permet pourtant de voir que l’Albanie, le Bangladesh, la Bolivie, le Burundi,... et 29 autres pays sont considérés comme des démocraties électorales seulement « partiellement libres ». Mais cette vision du monde n’est pas assez binaire pour les journalistes, pourtant si enclins à défendre la complexité sur les dossiers sociaux ou économiques [9]. [Pablo Achard]

- Le regard critique d’un chef - « Avoir un regard critique sur ce qu’on lit, entend et voit » : sous ce titre Libération.fr, le 23 août 2004 annonce : « Lundi, Olivier Costemalle, chef du service médias de « Libération » répondait aux internautes à propos du sondage sur la crédibilité des médias. ». Entre autres échanges, celui-ci :

- Un internaute (ret) : - Que pensez-vous d’une association comme Acrimed qui pointe les carences et défauts des médias ? Notamment actuellement sur le traitement de l’actualité vénézuélienne (on ne la traite que sous l’angle du pétrole), où Acrimed a épinglé « Libé ».

- Olivier Costemalle : - C’est une très bonne chose que des associations comme Acrimed passent au scanner tout ce qui est écrit ou diffusé par les médias. Ils n’ont pas toujours raison mais ils n’ont pas toujours tort. Leur existence est une garantie pour tous les citoyens que l’information ne provient pas d’une seule source. Cela permet de contre balancer le côté institutionnel des médias établis. On ne peut que s’en féliciter, même si l’on n’est pas forcément toujours d’accord avec eux.

Soit ! Mais depuis, le chef a ajusté son « regard critique ». Le 8 décembre 2005, il rend compte, en 390 petits signe, des 360 pages (grand format) de L’Almanach critique des médias, sous le titre prometteur « Pour une critique de la critique » : « Il faudrait inventer une nouvelle discipline : la critique de la critique des médias. Prenez ce gros album. Les bourdes, les travers, la mauvaise foi des médias « traditionnels » y sont épinglés, recensés, montés en mayonnaise, disséqués, moqués et condamnés, souvent avec drôlerie. Et, en même temps, voilà un ouvrage qui n’évite ni les amalgames [lesquels ?], ni les généralisations abusives [lesquelles ?], ni les procès staliniens [lesquels ?]. C’est la version acrimonieuse de la critique des médias, celle de PLPL ou d’Acrimed. »

Le lecteur de Libération qui ne sait rien, du moins grâce à ce journal, ni de PLPL, ni d’Acrimed, ne saura rien du contenu de L’Almanach. Mais il saura ainsi ce qu’il doit en penser. Un journaliste critique l’a informé... sans acrimonie.

- Le regard critique d’un critique. Sans acrimonie particulière, sous le titre « Du Besson bête et bavard », Antoine de Baeque exécute Angel-A, le dernier film de Luc Besson. Extraits : « [...] Besson grossit, mais ne sera jamais un artiste. Il fait du gras, pas du cinéma : ni assez de cheveux, ni assez de maigreur rigide pour être Philippe Garrel. Angel-A est donc tout simplement un film con . Il a la connerie prétentieuse , comme si faire du cinéma, c’était accumuler de belles images. [...] Le cinéaste aura, en six mois, fait deux fois mal à « sa » ville : plombant la candidature olympique d’un film indigne, puis l’assassinant dans Angel-A à coups de plans touristico-poétiques. [...] Le film est, de plus, insupportable de connerie bavarde . [...] Luc Besson pensait pouvoir s’acheter la marque des auteurs, il n’attrape au vol que la vulgarité des parvenus. »

Possible qu’Antoine de Baeque ait raison et que le film de Luc Besson soit mauvais : nous ne l’avons pas vu. Mais supposons un instant que nous ayons critiqué en ces termes délicats ... les conneries que l’on peut lire dans Libération.

Et pour en finir avec 2005 - Bonne année à toutes et tous, ... et aux salariés de Libération menacés de licenciement l’assurance de notre solidarité.


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[1] Donc voici le lien commercialement biodégradable.

[2] Libération samedi 19 et dimanche 20 juin 2004, Portrait par Emmanuel Poncet.

[3] Propos recueillis par Caroline Constant

[4] )Que l’on peut lire grâce à ce lien commercialement biodégradable.

[5] Voir, en fichier .pdf, « Freedom in the world2006 ».

[6] À défaut de connaître le genre de l’auteur de ce papier, j’utilise le masculin neutre.

[7] Y compris dans le reste du rapport ou aucune ambiguïté n’existe.

[8] Rappelons que les seuls accidentés ou tués au travail ayant l’honneur d’une couverture médiatique sont les journalistes et les représentants de l’ordre (policiers, juges,...) puisque la mort de l’un d’entre eux est synonyme, pour la classe journalistique, d’une atteinte à la Démocratie (dans le premier cas) ou à la République (dans le second). Cf. PLPL numéro 13

[9] J’imagine que le journaliste de Libération n’a fait que reprendre la dépêche de l’AFP. N’ayant pas eu accès à cette dernière, je ne sais qui a écrit une telle bêtise en premier. Mais dans le cas probable où il s’agit du journaliste de l’AFP, il n’empêche que celui de Libération pouvait vérifier l’information d’un simple clic... en bas de son article !






acrimed


Samedi 31 Décembre 2005

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