Politique Nationale/Internationale

Londres dans l'impasse



IRIB
Jeudi 29 Mars 2007

"Le bon sens est la chose du monde le mieux partagé", disait Decartes. A moins de classer les dirigeants britanniques dans une catégorie à part, l'adage risque de perdre tout de sa crédibilité. Le bon sens veut en effet qu'à chaque crise diplomatique, les parties se donnent l'occasion d'un règlement à l'amiable, évitant soigneusement tout acte ou parole susceptible d'envenimer la situation. Or la Grande Bretagne fait le contraire. Devant la chambre des Communes, la Secrétaire au Foreign Office a annoncé hier de façon on ne peut plus solonnelle le gel de tous les liens économiques et politiques avec l'Iran jusqu'au nouvel ordre, croyant sans doute que le chantage et la menace finiraient par résoudre l'affaire des marins capturés. Cette arrogance, commune aux états au long passé coloniale n'apporte pourtant rien de positif. A preuve: Téhéran, qui avait décidé dans un premier temps de libérer Faye Turny, la militaire capturée pour des considérations purement humaines, vient d'y renoncer par réaction à ce qu'il considère comme une injustifiable outrecuidance caractérisant la politique de Londres à son égard. L'affaire est pourtant simple et son règlement l'est tout autant. 15 marins britanniques ont consciemment pénétré les eaux territoriales de l'Iran en violation flagrant du droit international lequel intime au respect stricte de la souvraineté des Etats. Ils ont reconnus leur tort et se sont faits par conséquence prisonniers. Que la Grande Bretagne veuille l'admettre ou pas, cette action constitue une agression et exige une réponse sur mesure. Or une telle réponse ne pourra venir que d'un travail d'expertise mené conjointement entre l'Iran et la Grande Bretagne. Jusqu'à présent le gouvernement Blair a obstinément fait la sourde oreille aux appels de coopération de Téhéran, convaincu qu'il finirait par obtenir, par la voie du chantage, le droit de "violabilité" de l'intégrité territoriale iranienne. Mais il se trompe lourdement. La RII est une puissance régionale avide de sa souvrainté qu'elle érige en principe sacré. Elle n'a jamais violé la souveraineté d'aucun état et ne permettra à aucun autre de violer la sienne. Au lieu de se lancer dans de vaines surenchères et d'ouvrir la voie à une escalabe aux impactes imprévisibles, la Grande Bretagne ferait mieux de voir la réalité en face et celle-ci est la suivante: l'empire britannique du 19 e siecle n'existe plus et il n'existera jamais: donc qui sème le vent récolte la tempête.


Jeudi 29 Mars 2007


Commentaires

1.Posté par mehmet le 30/03/2007 06:50 | Alerter
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ce n'est pas un premier pas pour attirer l'Iran vers la guerre ?

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