Conspiration

Litvinenko - Par la tromperie - Partie 2



Joe Quinn
Vendredi 1 Décembre 2006

Litvinenko - Par la tromperie - Partie 2
Litvinenko - par la tromperie - partie 2

Litvinenko - Par la tromperie - Partie 2

Joe Quinn
Signs of the Times

Le 27 novembre 2006

L’une des nombreuses choses étranges entourant le meurtre d'Alexandre Litvinenko est le fait que tout en a été dit. Les détails exacts de la méthode utilisée pour l’assassiner, son hospitalisation de trois semaines, avec des images fournies par Lord Bell (ce sujet est traité ci-dessous), et au final la mort de Litvinenko, tout a été mis à disposition du public dans les grandes largeur. Il doit être dit que c’est assez surprenant étant donné que les affaires secrètes du renseignement (même celles impliquant des agences de renseignement d'autres nations) sont d’habitude gardées cachées.

Par comparaison, considérez la mort du Dr David Kelly. En dépit des preuves accablantes de l’assassinat de Kelly, les parties responsables (qui incluaient indubitablement le gouvernement Blair bien qu'il soit peu probable il ait été le seul) ont eu assez de contrôle pour museler la vérité, avec un dossier officiel présentant une " mort par suicide ", malgré le scepticisme général du public sur l'affaire. Le contrôle de la presse est la pierre angulaire de tout aspirant à l’autocratie secrète. Si vous contrôlez la presse vous contrôlez l’esprits de la masse et donc….hé bien, à peu près tout. De cela nous concluons que ceux qui tiennent le véritable pouvoir en UK (Royaume-Uni) ont voulu que la responsabilité de la mort de Litvinenko tombe sur Poutine, et ils ont à cette fin permis la liberté totale de la presse. De là il s’ensuit que ceux qui contrôlent la presse en UK sont ennemis du gouvernement actuel de Poutine et, il peut être argumenté de manière raisonnable, qu’ils sont impliqués dans le meurtre de Litvinenko.

Lord Bell de Belgravia

Parlons des médias. Le " juif oligarque russe " Boris Abramovich Berezovsky est un proche confident de Lord Timothy Bell, membre du personnel du parti " Conservateur ", et l’un des experts en relations publiques les plus couronnés de succès et les plus expérimentés de Grande-Bretagne. Dans une entrevue publiée dans The Observer le 27 avril 2003, Berezovsky s’est vanté du fait que sa " campagne pour résister à l’extradition et obtenir l'asile politique était dirigée par des politiciens conservateurs et, en particulier, par Lord Tim Bell le gourou en communications. Berezovsky dit : " J'ai beaucoup de relations ici, pas tant avec le New Labour qu’avec les conservateurs. Lord Bell par exemple. " Lord Bell de Belgravia [zone de Westminster à Londres, NDT] (car il aime être connu) est aussi un pourvoyeur de conseils en relations publiques aux sommités médiatiques telles que Rupert Murdoch [magnat de la presse, NDT] et il a aussi colporté ses conseils auprès du président ukrainien Viktor Yushchenko (une autre victime d'empoisonnement), et il est depuis longtemps confident de nul autre que la dame de fer elle-même, la Baronne Thatcher, qu'il a propulsée presque tout seul à Downing Street en 1979. (Le véritable pouvoir des " démocraties " occidentales n’a jamais appartenu aux figures publiques du gouvernement qui semblent le détenir. À moins que vous sachiez déjà cela ?)

Berzovsky est-il impliqué dans le meurtre de Litvinenko ?

Selon des amis de Litvinenko il est ridicule de suspecter que Berezovsky puisse nuire à l'homme qui l'a sauvé dans le passé d'une possible tentative d'assassinat. " Boris doit sa vie à Litvinenko et il ne ferait jamais rien pour lui nuire ", a dit Oleg Gordievsky, transfuge du KGB et ami de famille. En effet, la plupart des gens conviendraient que si quelqu'un avait sauvé la vie d’un autre, cet autre serait pour toujours endetté et reconnaissant. Et c’est probablement vrai pour 94% de la population. Cependant, comme la majeure partie de la population, les amis de Litvinenko et de la famille sont probablement ignorants de l'existence des psychopathes -- dont beaucoup sont à des postes de pouvoir et d’influence, exactement comme Berezovsky.

Akhmed Zakayev

Le problème est que Berezovsky n'a pas exactement l’image d’un garçon parfait pour ceux qui exaltent les vertus du don d'asile aux dissidents étrangers. D’une part, Berezovsky est arrivé à être bon ami avec Akhmed Zakayev, qui a été nommé ministre de la culture dans le nouveau cabinet du gouvernement tchétchène en l'exil d'Abdul-Khalim Sadulayev. Le second du gouvernement de Sadulayev est Shamil Basayev, le seigneur de guerre derrière le siège de l’écoles de Beslan en 2004, dans lequel des centaines d'écoliers ont été tuées. Douce compagnie pour sûr. Par ailleurs, je ne puis me souvenir d’un gouvernement UK n’ayant jamais eu de problème avec l’hébergement de terroristes ou l’utilisation du terrorisme comme politique d'état, alors nous ne devrions pas être étonnés.

Cependant, s’il n’y avait rien d’autre, Berezovsky est généreux de ses milliards, surtout avec ses " amis ". Dans une tranquille et opulente rue résidentielle du nord de Londres se dresse la maison familiale de 500.000 livres de Litvinenko. Presque en vis-à-vis se trouve la maison de 700.000 livres du susmentionné Akhmed Zakayev. Selon le Daily Mail, le cadastre UK montre que leurs deux maisons sont la propriété de compagnies sises aux Îles Vierges britanniques, et que l’on pense contrôlées par M. Berezovsky.

Pour que les choses soient claires, je n’ai aucun grief avec les revendications d'indépendance tchétchènes, mais avec des gens comme Berezovsky associés à une telle croisade (et probablement la finançant), on ne peut guère dire qu’elle " émane de la bases ". Le mouvement d'indépendance tchétchène approche ses 30 ans d’ancienneté, et alors que ses fondateurs avaient indéniablement une cause légitime, de tels motifs fondés sont en général rapidement réquisitionnés par les pouvoirs en place, parce que les combattants de la liberté sont toujours et partout une menace à l'enjeu du contrôle des pathocrates. La notion de liberté véritable est un virus qui doit être éradiqué et remplacé par des termes ambigus et non moralistes. La preuve que la véritable campagne pour la liberté de la Tchétchénie a été détournée avec succès se voit dans le fait que les musulmans combattants de la liberté tchétchène ont été maintenant assimilés en vrac au " terrorisme islamique " -- plus de grain à moudre pour le faux moulin israélo-US du terrorisme islamique. Ce n’est pas qu’être simplement étiqueté " terroriste " par un gouvernement occidental est preuve de quelque chose (loin de là), mais quand les soi-disant " combattants de la liberté tchétchènes " commencent à utiliser des méthodes d'attaque bizarres en tuant les civils innocents (souvent les leurs) pour tenter de servir leur cause (Beslan en 2004 par exemple) il y a gros à parier que la flamme originale des véritables combattants de la liberté a été bel et bien éclipsée.

Sur ce point : Je proposerai un petit indice à tous les chefs de groupes de combattants armés pour la liberté autour du monde : Si vous réveillant un matin vous constatez que tous les grands journaux comportent des article selon lesquels votre organisation a précisément tué sans distinction des membres de votre propre base de soutien civil, et constatez que vous vous gratter la tête en vous demandant qui a donné cet ordre particulier, c'est un signe certain que vous avez été infiltrés et/ou réquisitionnés par des agents de votre ennemi d'état désigné.

Litvinenkoa a affirmé que lui et sa famille ont été amis de Politkovskaya, la journaliste russe assassinée, pendant trois ans -- cependant d'autres disent qu'il ne l'a pas bien connue.

Peut-être une note insignifiante (ou pas), Politkovskaya était en réalité citoyenne américaine, après être née aux USA.

" Après que son livre, La Russie de Poutine, ait été publié, elle a eu vraiment de nombreuses menaces qui se faisaient plus fréquentes, directement du Kremlin.
" Et lors d'une de nos dernières réunions elle m'a demandé directement : ‘ Peuvent-ils me tuer, pensez-vous qu’ils peuvent me tuer ? ‘ Et je lui ai dit très franchement : ‘ Oui ils le peuvent et je suggère vraiment que vous quittiez le pays (la Russie) ‘."
Quelques jours après cette réunion, le 28 octobre, Litvinenko a reçu un courriel de Mario Scaramella, un universitaire italien consultant en sécurité avec qui il avait précédemment échangé des informations sur les agents russes suspectés. Scaramella disait qu'il avait eu des informations importantes sur le meurtre d'Anna Politkovskaya -- une journaliste d’investigation russe qui a été tuée dans l'ascenseur de l’immeuble de son appartement à Moscou --, et qu’il voulait venir à Londres pour rencontrer Litvinenko. Ils se sont mis d'accord sur le 1er novembre pour le rendez-vous.
Ce qui est arrivé ensuite est sujet à controverse et à une enquête soutenue du commandement anti-terroriste de Scotland yard.
Pour quelques raisons Litvinenko est allé la première fois à l'hôtel Millennium de Piccadilly rencontrer Andrei Lugovoi, un ancien agent du KGB (l’ancêtre du FSB). Les rapports initiaux ont suggéré que Lugovoi et un autre russe mystérieux simplement nommés Vladimir aient pris le thé avec Litvinenko. Selon un ami : " Ce russe a versé la tasse de thé et Litvinenko l'a vidée. "
En fin de semaine dernière, cependant, Lugovoi, qui dirige maintenant une société de gardiennage à Moscou, a vigoureusement nié cela. Il a dit qu'il avait été à Londres pour regarder un match de football et les deux hommes se sont rencontrés à l'hôtel où il sont restés pour discuter d’une d’affaire de transactions.
" L’année dernière j'ai pris l’avion une douzaine de fois pour la Grande-Bretagne. Chaque fois j'avais plusieurs rendez-vous avec Litvinenko ", a-t-il dit. " J'étais en ville et j’ai parlé à Litvinenko et nous étions d’accords pour nous rencontrer ce jour. Je ne me souviens pas qu’il ait pris une boisson et nous n'avons pris aucune nourriture. "

Cependant, Litvinenko a rencontré Scaramelle dans un bar à sushi de Londres le 1er novembre :

Mario Scaramella

" Nous nous sommes rencontrés à Piccadilly Circus ", a dit Litvinenko. " Mario a dit qu’il voulait s'asseoir pour me parler, alors j'ai suggéré d’aller dans un restaurant japonais tout près.
" J'ai commandé le déjeuner mais il n'a rien mangé. Il semblait être très nerveux. Il m'a remis un document de quatre pages qu'il voulait que je lise tout de suite. Il contenait une liste de noms de gens, dont les dirigeants du FSB, prétendus liés au meurtre de la journaliste. "
" Le document était un courriel et non un document officiel. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi il avait fait tout ce chemin en venant à Londres pour me le donner. Il aurait pu me l’expédier par courriel. "
" Je l'ai mis dans mon sac, pensant le regarder à la maison. Mais il a dit qu’il voulait que je le regarde maintenant. Alors je l'ai sorti de mon sac. Il y avait là les gens concernés par le meurtre de Politkovskaya. "
Apparemment le document citait un groupe appelé Dignity and Honour (dignité et honneur), une organisation mercenaire constituée d'anciens espions du KGB. On la suspecte d'être utilisée par le FSB pour des opérations que l’on refuse d’admettre.
" Scaramella m'a demandé : ‘ Sont-ils des gens dangereux ? Est-ce que je suis en danger ? ‘, " a dit Litvinenko.
" J'ai regardé quelques noms. Et j'ai dit que je ne pouvais pas lui dire tout de suite qui étaient ces individus. Il y avait quelques noms dans le texte…. Quelque chose au sujet de Berezovsky, quelque chose à mon sujet. Je ne peux pas l'accuser de quelque chose mais la réunion entière était très étrange. "
Après que la réunion l'Italien a simplement " disparu ", bien que Litvinenko ait souligné qu'il n'était pas en mesure de l'accuser d’avoir participé à son empoisonnement. Ce qui est sûr c’est que cette nuit Litvinenko a soudainement commencé à sentir très malade.

Mario Scaramella est un " consultant en sécurité internationale " auto-proclamé, et un compagnon très intéressant. Selon le Daily Mail UK qui lui a parlé récemment :

Entre 2000 et 2002, le Pr Scaramella était sécrétaire général d'une organisation peu connue appelée Environmental Crime Prevention Program. L'ECPP se décrit comme une organisation " fournissant protection et sécurité environnementale par la technologie sur une base mondiale ".
Elle a des bureaux au Fucino Space Centre en Italie pour déployer la " surveillance aérienne afin de détecter les crimes environnementaux à l’est et au sud de l’Europe ".
Sur son site Internet, l'ECPP se décrit comme une " conférence intergouvernementale permanente " avec un secrétariat à Naples et des présidences tournantes détenues par des pays comme l'Angola ou le Samoa.
Aucun contact n'est listé en détail pour l'organisation sur son site Internet de travail. Quand le Pr Scaramella a été questionné sur le lieu du siège social du groupe, il a dit qu'il n'y en avait pas un -- vous devez contacter le secrétaire général, qui est actuellement le professeur Papadopoulos de l'université de San Jose en Californie.
Le Pr Perikles Papadopoulos -- enregistré comme secrétaire général auxiliaire de l'organisation -- ne pourrait pas être joint. Et la nuit dernière, ni le groupe de la campagne de Greenpeace, ni l'Agence d’investigation environnementale, qui font campagne contre la destruction de l’environnement, ne pourraient se souvenir d’un travail avec l'organisation.
En 2003 Scaramella a fait le saut d'expert en environnement à expert du KGB quand il a été nommé comme conseiller à la commission Mitrokhin. C'est ce travail qui l'a mis dans en contact avec Litvinenko et a mené au déjeuner de sushis, qu'il dit avoir arrangé et fixé avec Litvinenko pour discuter d’une " liste de décès ".
Vasili Mitrokhin était un ancien archiviste au service du renseignement étranger de Russie. Ses dossiers sur la période ont mené à enquêter à travers le globe, y compris en UK. L’une des conclusions de l'enquête italienne aboutit au fait que l'ancienne URSS était derrière la tentative d'assassinat du défunt Pape Jean Paul II en 1981.
Le Pr Scaramella a expliqué qu'il avait été approché par la commission parce que sa carrière lui avait donné une relation passagère avec la Russie. " Mon travail concernait beaucoup de problèmes soviétiques -- la décharge des déchets radioactifs, qui peuvent être détectés de l'espace, et la perte d’engins nucléaires ", a-t-il dit.
" Je leur ai dit, ‘ Je ne suis pas expert en services de sécurité, seulement en déchets nucléaire ‘. Mais la commission a déclaré qu’ils recherchaient des gens de l'extérieur pour enquêter. Ainsi en 2003 j'ai regardé les opérations du KGB et des pays du Bloc de l’Est sur le sol italien, y compris le financement des journalistes italiens par le KGB. "
Scaramella nous a également dit qu'il a aussi trouvé le temps en 1999 de devenir un scientifique invité à l'université de Stanford en Californie, et a été fait à directeur d'un programme universitaire de l'OTAN qui a entraîné une visite en Lithuanie.
En 2002, à l’époque même où, comme il dit, il remplissait ses fonctions pour l'ECPP, il a aussi lancé une école de sécurité nationale en Colombie pour former la police locale. La même année, il dit qu'il a été aussi basé pendant quatre mois à l'université de Greenwich à Londres, travaillant de nouveau sur le droit environnemental.
Il est difficile de corroborer les détails de la carrière de Scaramella.

Sensationnel. Expert environnemental, expert en déchets nucléaire, expert en espionnage de guerre froide, entraîneur des forces de sécurité colombiennes, pour n’en citer que quelques uns. Un bon résumé. Bien que Scaramella était très timide dans son entrevue avec le Daily Mail, niant avoir jamais été impliqué avec une quelconque agence de renseignement, selon le Scottish Daily The Scotsman, des rapports italiens suggèrent que Scaramella a été membre du SISMI, les services secrets italiens, et qu'il a " travaillé " pour la CIA et le renseignement colombien (ces deux derniers étant une seule et même chose de nos jours). Intéressant, en 2005, le SISMI a été impliqué dans la fourniture des documents sur " l’oxyde d'uranium du Niger ", truqués sur ordre de Dick Cheney et de ses amis néoconservateurs israéliens, qui ont ensuite tenté de les faire passer dans le monde comme la " preuve " que Saddam était en possession d’armes de destruction de masse. En été de 2006, plusieurs directeurs du SISMI et des chefs de postes ont été arrêtés pour leur rôle dans la " singulière interprétation " de la CIA (enlèvement et torture) du religieux égyptien Hassan Mustafa Osama Nasr. Comme élément de cette enquête, le SISMI a dirigé l'opération secrète visant le premier ministre italien actuel, Romano Prodi, et un vaste programme de surveillance intérieure a aussi été découvert.

Comme mentionné par Scaramella ci-dessus, les archives de Mitrokhin ont donné lieu à des enquêtes parlementaires en UK, en l'Inde et en Italie. En Italie, l'enquête (appelée la Commission [ou comité] Guzzanti comme son président, le sénateur Paolo Guzzanti), a prétendu que Romano Prodi était un agent du KGB. En avril 2006, un député européen du parti Independence en UK a fait un discours au Parlement européen où il déclarait :

L’un de mes électeurs, Alexandre Litvinenko, était autrefois lieutenant colonel du FSB -- successeur du KGB -- de la fédération russe. Le dévoilement par M. Litvinenko des activités illicites du FSB l'a forcé à rechercher un asile politique à l'étranger.
Avant de décider d'un lieu de refuge il a consulté son ami, le Général Anatoly Trofimov, ancien chef adjoint du FSB. Le Général Trofimov aurait dit à M. Litvinenko, " N’allez pas en Italie, il y a de nombreux agents du KGB parmi les politiciens : Romano Prodi est notre homme là-bas. "
En février 2006 M. Litvinenko a rapporté cette information à Mario Scaramella de la Commission Guzzanti, qui enquêtait sur la pénétration du KGB dans la politique italienne.

Le Président de l'enquête italienne est le sénateur Paolo Guzzanti, qui est aussi membre du parti italien Forza Italia de Berlusconi, le premier ministre récemment déposé. L'allégation contre Prodi est arrivée juste avant les élections générales italiennes de cette année où Berlusconi a été évincé. Ainsi nous pourrions l’attribuer à l’un des sales tours pré-électoraux de Berlusconi, qui ont fait sa célébrité. Scaramella prétend que son travail impliquait de nombreuses questions soviétiques -- décharge de déchets radioactifs, et que c'est pour cette raison qu'il a été invité à soumettre son témoignage pour l'enquête.

Uranium à bombe atomique vendu à quatre italiens
BBC International Monitoring/Corriere della Sera
11-12 juin 2005
Rome : " Au mois de septembre 2004, j'ai été approché par un ressortissant ukrainien, que je connais sous le nom de Sasha, qui a voulu me vendre une serviette contenant du matériel radioactif, et, plus précisément, de l'uranium à usage militaires. " Il y a assez de témoignage de Giovanni Guidi, un homme d'affaires de Rimini, et d'autres accusés -- Giorgio Gregoretti, Elmo Olivieri et Giuseppe Genghini -- pour alimenter une histoire d'espionnage digne d'un roman de Le Carre. L’affaire concerne une serviette contenant cinq kilos d'uranium hautement enrichi, la moitié suffisant à construire un engin atomique, qui est restée pendant des mois dans un garage de Rimini. Une serviette qui pourtant a échappé aux enquêteurs, et qui s’est débrouillée pour retourner dans les mains du ressortissant ukrainien, qui est peut-être toujours en Italie. Ensemble avec une autre serviette ayant un contenu semblable, et une troisième qui cacherait un système de poursuite. Le kit entier s’adaptait pour assembler une petite bombe atomique tactique.
Une histoire mystérieuse alimentée par l'information fournie au département de la police de Rimini par un conseiller du comité Mitrokhin, Mario Scaramella, qui, agissant au nom de l'agence présidée par Paolo Guzzanti, tentait de traquer les fonds illégaux de l'ancienne URSS qui avaient transité par la République de Saint-Marin. Les deux avocats de la défense des accusés ont avertit que cela " pourrait être le procès du siècle, mais aussi le plus grand canular du siècle ". Toutefois, le mystère continue à émerger du témoignage des accusés, qui ont été interrogés la nuit de mercredi (le 8 juin) et toute la journée de jeudi, et ensuite libérés avec l’accusation de possession d’armes de guerre.
L'uranium était soi-disant dans une serviette hermétiquement scellée, noire, en cuir, avec une photo illustrant son contenu. Cinq barres d’uranium pesant un kilo pièce. Sasha a livré la serviette à Guidi. " Ma situation économique précaire m'a incité à accepter, " explique l'homme d'affaires de Rimini de 46 ans, qui est marié à une femme russe, et qui dirige une société d'import-export ayant des relations d'affaires avec la Russie et l'Ukraine. Guidi a informé à son tour Giorgio Gregoretti, qui " l’a placée (la serviette) dans une boîte de carton, qu'il a entreposée plus tard dans son garage. " Elle est restée là jusqu'à ce qu'elle soit placée dans le coffre de la voiture de Gregoretti, où elle a été vue par Elmo Olivieri, un conseiller financier. Le temps passant " sans que personne ne s’intéresse au matériel malgré leur recherche ", dit Guidi, et l'ukrainien " a demandé le retour de la serviette ".

La chose la plus intéressante au sujet de ce qui précède n'est pas le fait que Scaramella prétendait que quelqu'un avait suffisamment de composants de contrebande pour fabriquer un petit engin nucléaire sortis de (ou peut-être venu à travers) la Russie et de l'Ukraine, mais plutôt que l'homme vendant le matériel était connu seulement en tant que " Sasha ". À la troisième page, près du bas de l’article du Sunday Times d'hier sur la mort d'Alexandre Litvinenko, la phrase suivante apparaît :

" Le matin après que Litvinenko se soit éteint, son père à rendu hommage à son fils, qu'il a appelé Sasha. "

Le titre de l’article du Times est " Les bâtards m'ont eu " parce que c’est ce qu’on prétend que Litvinenko aurait chuchoté (fin d’enregistrement) à un ami à l’instant de sa mort. Il a aussi ajouté " mais ils n'auront pas tout le monde ". Les " bâtards m'ont eu " étaient un truc étrange à dire si Litvinenko avait, comme on le prétend, rendu Poutine responsable, et cela contraste aussi avec son présumé message à Poutine, qui semble s'adresser uniquement au dirigeant russe.

Mais comme je suis allongé ici je peux entendre distinctement les battements des ailes de l'ange de la mort.
Je dois être capable de lui fausser compagnie mais je dois dire que mes jambes ne fonctionnent pas aussi vite que j’aimerais.
Je pense, donc, que c’est peut être le moment de dire une ou deux choses à la personne responsable de mon état actuel.
Vous pouvez réussir à me réduire au silence mais ce silence venu aura un prix. Vous vous êtes montré aussi barbare et impitoyable que vos critiques les plus hostiles l’ont affirmé.
Vous avez montrés n'avoir aucun respect pour la vie, la liberté ou toute valeur civilisée.
Vous vous êtes montrés indigne de votre fonction, indigne de la confiance des hommes et des femmes civilisés.
Vous pouvez réussir à réduire au silence un homme mais les hurlements de protestation de partout dans le monde retentissent dans vos oreilles, M. Poutine, pour le reste de votre vie.
Puisse Dieu vous pardonnent pour ce que vous avez fait, non seulement à moi mais à la Russie bien-aimée et à son peuple.

Le fait est, Litvinenko pouvait parler seulement quelques mots d'anglais comme le démontre une conférence de presse qu’il a donnée peu avant son empoisonnement, où, après un bref salut en anglais fortement accentué, il a demandé que ses commentaires soient traduits. Nous nous sommes dits que la dénonciation ci-dessus de Poutine avait été dictée à l'avocat de Berezovsky, Alexandre Goldfarb, et qu’elle devait donc avoir été traduite en anglais par lui. S’il l'a traduite, l’a-t-il transcrite fidèlement ?

Litvinenko a été empoisonné par du polonium 210, qui est un métalloïde radioactif rare qui se rencontre dans les minerais d’uranium. Il a été découvert par Marie Curie et son mari Pierre Curie en 1897 et a été baptisé plus tard du nom de la Pologne (Polonia en latin), la patrie de Marie. La Pologne était alors sous domination russe, prussienne et autrichienne, et non reconnu en tant que pays indépendant. L'espoir de Marie était que baptiser l'élément du nom de sa patrie ajouterait de la notoriété à sa condition critique. Assez de polonium 210 pour produire une dose mortelle de rayonnement de 10 sieverts [équivalant à 100 rems, NDT] si elle est ingérée, pèse juste 0,12 millionième de gramme. Le polonium 210 a tôt servi (ensemble avec le béryllium) de déclencheur des bombes nucléaires. Il pourrait aussi servir aujourd'hui à fabriquer une petite bombe atomique tactique.

Le polonium a servi à tuer Litvinenko. Est-ce que la méthode de son meurtre est censée être un avertissement subtil d'un genre particulier ? Si oui et si une chose " inattendue " arrive, nous saurons où regarder.

Litvinenko a affirmé que l’attentat à la bombe des appartements à Moscou en 1999, dans lequel presque 300 personnes ont été tuées, et dont on a rendu responsables les rebelles tchétchènes, était en fait le travail de l'agence de renseignement intérieure russe, le FSB. L’attentat était une opération classique " sous fausse bannière " conçue pour diaboliser les rebelles tchétchènes. Litvinenko a été impliqué en tentant d'exposer cela et il avait fouillé dans la guerre entre le Kremlin et les séparatistes tchétchènes. Mais comme c’est souvent le cas avec les ex-espions honnêtes (John O Neill par exemple) Litvinenko a-t-il fait l'erreur de creuser trop profondément ?

Lors d’une interview en juillet 2005 avec le journal polonais Rzeczpospolita, Litvinenko a prétendu que Ayman Al-Zawahiri, avec d'autres chefs d'Al-Qaeda, ont été formés en 1998 par le FSB au Daguestan (une république voisine de la Tchéchénie).

Étant donné ce que nous suspectons déjà à propos de qui contrôle réellement les " combattants de la liberté " tchétchènes et ce que nous savons de la réalité " Al-Qaeda ", Litvinenko, dans ses investigations, est-il arrivé trop près de la vérité ? Si un événement tel que décrit par le comité Mitrokhin italien s’est réellement produit l'année dernière, était-ce Litvinenko le mystérieux " Sasha " ? Pensait-il être sur une mission pour piéger les " terroristes islamiques " ou tchétchènes et démasquer le FSB de manière à attaquer Poutine ? Au cours d'autres investigations journalistiques secrètes semblables, a-t-il découvert quelque chose au sujet des origines du " terrorisme islamique " ou les détails d'un complot pour faire détoner un petit engin nucléaire et en rendre responsables les " terroristes " ?

Je demanderais seulement au lecteur de penser qui, en dernière analyse, a le plus à gagner de la promotion de la " réalité " du " terrorisme islamique " mondial, de la Grande-Bretagne jusqu’à la Tchétchénie, au Moyen-Orient, en Indonésie et ailleurs. Est-ce Poutine ? Si oui, quelle serait sa raison de défendre l'Iran et la Syrie et de faire obstruction aux USA et aux israéliens qui tentent de rallier l'opinion publique mondiale derrière une attaque contre ces nations prétendues " sponsoriser le terrorisme " ? Dans le nouveau siècle US-israélien, tous les conflits majeurs, en particulier ceux qui impliquent le " terrorisme islamique " doivent être vus dans le contexte actuel de contrefaçon et de promotion de l’intégrale et perpétuelle " guerre contre le terrorisme islamique " US-Israélienne.

L'ère des simples " agents doubles " est morte depuis longtemps semble-t-il. Dans le monde d'aujourd'hui nous devons essayer de nous enfoncer dans la tête que ce ne sont plus des " doubles " mais au moins des " agents quadruples ", des individus utilisés, abusés et souvent sacrifiés par leurs maîtres oligarques russes, israéliens, britanniques ou américains, dans l'espoir qu'ils pourront tisser une toile si complexe que personne ne verra les hommes derrière le rideau. Qui sont-ils ? Ce sont les psychopathes au pouvoir -- les pathocrates --, ces hommes et femmes qui, en fonction de leur incapacité à éprouver de l'empathie pour un autre être humain, se sont élevés très au-dessus du jeu ici sur la planète Terre. Ils contrôlent des banques, des gouvernements et les médias dominants et, par conséquent, une grande partie du reste de la société humaine. Ce sont les architectes de l’actuelle fin de partie [au sens de fin de jeu, NDT] de notre civilisation, aussi connue sous le nom de " guerre globale contre le terrorisme ", et ils jouent des deux côtés -- islamique et judéo-chrétien -- les uns contre les autres. À quelle fin ? Lire les nouvelles. La réponse devrait être plus qu’évidente.

Mise à jour : Le 28 novembre 2006, 02:00

Polonium trouvé en UK dans le bureau d’un magnat ex-russe
Financial Times (FT)
Le 27 novembre 2006
Des traces de la substance radioactive censée avoir causé à la mort d'un ancien espion russe à Londres la semaine dernière ont été trouvées dans un bureau d'un ancien oligarque russe, Boris Berezovsky, a rapporté lundi le FT sur son site Internet.
Selon le rapport du FT, la police enquêtant sur la mort d'Alexandre Litvinenko " a laissé entendre " que la substance a été détectée dans le bureau de Berezovsky à Down Street dans Mayfair [quartier de l’ouest de Londres, NDT], ainsi que dans plusieurs autres endroits.
Un porte-parole de Berezovsky a dit que Litvinenko avait visité le bureau du multimillionnaire exilé justes quelques heures après avoir déjeuné le 1er novembre, quand il est censé avoir ingéré une dose mortelle de polonium 210, a rapporté le FT. Berezovsky était un proche associé de l'ancien espion, et il lui a rendu visite plusieurs fois sur son lit de mort. Les deux hommes étaient aussi des critiques à tout crin du président russe Vladimir Poutine.
Royaume-Uni. John Reid, le ministre de l’intérieur, a dit lundi au Parlement que des traces de polonium 210 avaient été trouvées dans plusieurs endroits de Londres, y compris dans la maison de Litvinenko et dans un bar à sushi et dans l’hôtel qu'il a visité le 1er novembre.

Original
Traduction de Pétrus Lombard



Vendredi 1 Décembre 2006


Commentaires

1.Posté par hartemisse le 01/12/2006 21:10 | Alerter
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Il semblerait que Mario Scaramella soit lui aussi à son tour ''empoisonné''..., cette affaire va peut être mettre au grand jour les pratiques de certaines officines américano-israéliennes et dévoiler la face cachée de l'empire et jsusqu'où celui-ci peut aller pour atteindre ses objectifs ?

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