MONDE

Libra, la cryptomonnaie de Facebook qui inquiète les Etats


Dans la même rubrique:
< >

Samedi 14 Septembre 2019 - 00:30 QUIZ sur le 11 Septembre (vidéo)

Jeudi 12 Septembre 2019 - 00:10 11-Septembre : 11 ans d’enquêtes par Panamza


Facebook va lancer en 2020 Libra, sa propre cryptomonnaie. Centralisée, elle sera gérée par un groupe de multinationales. Les pouvoirs publics s'inquiètent de la naissance d'une monnaie souveraine, qui vient directement concurrencer celle des Etats.


rt.com
Vendredi 21 Juin 2019

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg.
Le patron de Facebook Mark Zuckerberg.
Le système financier mondial est-il à l'aube d'un véritable séisme ? La question mérite d'être posée depuis l'annonce le 18 juin par Facebook du lancement de sa cryptomonnaie, le Libra, qui sera mise en circulation courant 2020.

Basé sur le système de la chaîne de bloc – cette sorte de registre public, infalsifiable, sur lequel sont inscrites toutes les transactions – le Libra est censé permettre d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané. L'idée est de pouvoir effectuer des paiements en ligne directement d'un tiers à un autre sans passer par une institution financière et en s'affranchissant de la barrière des différentes devises.

Selon Facebook, cette monnaie vise en priorité les 1,7 milliard d'exclus du système bancaire, qui ne disposent pas de comptes bancaires, notamment dans les pays émergents. Mais l'ambition du géant des réseaux sociaux est évidemment bien plus grande : la multinationale entend à terme faire du Libra une monnaie incontournable dans les échanges virtuels. Pour preuve, il ne sera pas limité aux «seuls» 2,4 milliards d'utilisateurs de Facebook mais sera accessible à quiconque ouvre un portefeuille numérique (Calibra) où stocker ses jetons.

Si par certains aspects le Libra s'inspire des cryptomonnaies traditionnelles, la ressemblance n'est pourtant qu'en trompe-l'œil. Quand le Bitcoin ou l'Ethereum doivent leur succès à leur décentralisation, chaque unité étant créée par les utilisateurs eux-mêmes, le Libra fonctionne à l'inverse de façon totalement centralisée.

La Libra Association, association à but non lucratif, fera en effet office de banque centrale. 28 entités ont été désignées pour tenir ce rôle ô combien stratégique. Parmi elles, on retrouve des poids lourds du paiement en ligne, comme Mastercard, PayPal et Visa. A leurs côtés, eBay, Spotify, Uber, Vodafone Group, la firme d’investissement Andreessen Horowitz ou encore Iliad, le groupe français de télécommunications fondé par le milliardaire Xavier Niel. A l'avenir, pour les entreprises désireuses de rentrer dans ce club très fermé, qui peut rêver disposer un jour d'un pouvoir équivalent à celui de la FED ou de la BCE, il faudra présenter une valorisation de plus d'un milliard de dollars.

Autre différence majeure : le Libra sera adossé à un panier de devises traditionnelles mais aussi à des obligations d'Etat, une manière selon Facebook de lui apporter la stabilité qui fait défaut aux cryptomonnaies traditionnelles.
Menace pour les monnaies traditionnelles ?

S'il dispose des apparats d'une cryptomonnaie, le Libra s'apparente finalement beaucoup plus à une monnaie classique. Au point de concurrencer à terme le dollar ou l'euro ? La crainte est en tout cas vivace dans l'esprit des régulateurs. Le gouverneur de la Banque centrale d'Angleterre Mark Carney a ainsi assuré suivre très attentivement la situation, jugeant que le projet Libra, s'il devait être un succès, «deviendra[it] instantanément systémique et devra[it] être soumis aux meilleures normes de régulation».

Une inquiétude partagée par le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, selon qui une société privée «ne peut pas et ne doit pas créer une monnaie souveraine qui pourrait être en concurrence avec les monnaies des Etats». «Que Facebook crée un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question», a-t-il martelé, disant vouloir fixer «une limite».

Un vœux pieux ? Aux Etats-Unis, la présidente démocrate de la commission des Services financiers de la Chambre des représentants, Maxine Waters, a demandé un «moratoire» sur ce projet, le temps que le Congrès et les régulateurs se penchent dessus, «compte tenu du passé troublé de l'entreprise». Sa demande a reçu une fin de non-recevoir diplomatique mais ferme de la part de Facebook. «Nous sommes impatients de répondre aux questions des décideurs politiques à mesure que ce processus avance», lui a ainsi répondu un porte-parole de l'entreprise.

Le sujet devrait en tout état de cause être évoqué au G7 finances qui se tiendra à Chantilly mi-juillet, Bruno Le Maire ayant demandé aux gouverneurs des banques centrales de préparer un rapport «sur les garanties qui doivent être apportées sur cette monnaie numérique pour qu'elle soit envisageable». Mais il semblerait que la multinationale ait pris tout le monde de court.


Quelques commentaires et citations:

- Gérée par un groupe de multinationales? Donc en fait exactement comme les pays et leur monnaie qui sont gérés par un groupe d'oligarques composé de financiers et de patrons de transnationales. La prétendue inquiétude des "Etats" est une pure comédie.

- le jour où on ne dira pas ce qu'il veut, il bloquera le compte... c'est dangereux surtout qu'il s'en bat les cacahouètes des gens... il vire qui il veut et vend les données perso à big data

- Dangereux, c'est tout ce que j'y vois. Qui contrôle la monnaie, contrôle tout, c'est la base.

- ça ne marchera pas son truc. On sait trop pour qui il roule.

- Créer de l'argent ex nihilo, c'est ce que font les banques tous les jours. C'est quoi déjà le nom de famille du patron de Facebook ?

- Derrière tout cela il y a le dollar. Les USA ont trouvé la parade au yuan, à l'euro et au rouble.

- Les monnaies ne sont plus des états depuis bien longtemps mais de banques privées! Banques de France, BCE, Fed, informez vous.

- La monnaie est un bien commun comme l'air ou l'eau. Elle n'aurait jamais dû se trouver dans des mains privée. Elle donne trop de pouvoir à celui qui l'émet.

- « Donnez moi le contrôle sur la monnaie d'une nation,et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » – Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)

- Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d'argent pour la racheter. Ôtez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits.
Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941, réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque.

- Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.
Maurice Allais, prix Nobel d’économie

- Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et l'industrie privée me semble l'entité adéquate pour le faire .
David Rockefeller

- Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise au non. La seule question est de savoir s’ill sera créé par conquête ou par consentement.
Paul Warburg, banquier, le 17 février 1950 devant le Sénat américain

- Je suis un homme des plus malheureux. J'ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé, un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l'opinion et la force d'un petit groupe d'hommes dominants.
Woodrow Wilson, président des États-Unis 1913-1921

-
Nous sommes reconnaissants envers le Washington Post, le New York Times, Time Magazine et d’autres grands journaux, leurs directeurs ayant participé à nos rencontres et ayant respecté la promesse de discrétion pendant près de 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre Plan pour le Monde toutes ces années durant si les projecteurs avaient été braqués sur nos activités. Le Monde est maintenant plus sophistiqué et plus préparé à accepter un Gouvernement Mondial. La Souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable au principe d’autodétermination nationale des peuples, pratiquée tout au long de ces derniers siècles .
David Rockefeller (discours à la Commission Trilatérale en 1991)




Vendredi 21 Juin 2019


Commentaires

1.Posté par Christian SÉBENNE le 23/06/2019 18:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Si la cryptomonnaie de Facebook est supposée inquiéter les Etats, le particulier est plus que fondé à s’insurger contre la dérive mafieuse des Banksters qui depuis 1973 nous ruine. La monnaie est un droit régalien de notre État dont le privilège fut accordé aux banques privées en violation totale du Droit et de notre droit à rester « maître chez soi ».

http://www.armee-media.com/2018/10/27/philippe-le-bel-sen-reviendrait-il-par-christian-sebene/

Le sieur Zuckerberg a un “passé très décomposé“, se souvenir entre autres de Cambridge Analytica qui parle pour son présent, quand à lui donner un blanc seing pour une pseudo cryptomonnaie se serait oublier un peu vite les relents de ce segment très “maussade“ et “Kol-Nidré“ : « par le mensonge la guerre mènera… ».

Si la sphère bancaire s’est rendue et se rend coupable des pires arnaques, il ne faut pas oublier que tout ce système de prévarications de l'usure bancaire est le fruit de l’écurie Rothschild, et que Zuckerberg n’est qu’un clone de la 14ème tribu dans cette logistique.

Alors, si on nous présente « La Libra Association » comme une association à but non lucratif, celle-ci ferait office de banque centrale, que penser, lorsque l’on croit que l’Or est supposé se trouver dans les Banques Centrales et qu’il a été et est d’une “volatilité“ sidérante, dont Sarkôzy avait fait disparaître 652 tonnes d’Or pour un plat de lentilles, que même dame Sylvie Goulard, une expert en art de prestidigitation a fait disparaître les stocks d’Or de la Banque de France entre les mains de la JP Morgan…

https://www.loretlargent.info/reserve-dor/reserves-or-banques-centrales/19055/

Donc, en l’état, je cite l’article : « 28 entités ont été désignées pour tenir ce rôle ô combien stratégique. Parmi elles, on retrouve des poids lourds du paiement en ligne, comme Mastercard, PayPal et Visa. A leurs côtés, eBay, Spotify, Uber, Vodafone Group, la firme d’investissement Andreessen Horowitz ou encore Iliad, le groupe français de télécommunications fondé par le milliardaire Xavier Niel ».

En fait, sans vouloir jeter l’opprobre sur ces 28 entités, on peut décemment s’interroger sur leur éthique, lorsque l’on connaît les pratiques déloyales de certaines de ces officines dont les escroqueries alimentent copieusement les forum forts de ces milliers de clients qui ont été grugés par de faux ennemis que sont entre autres Paypal et ebay, faisant la pluie et le beau temps au gré de leurs affinités, variant leurs règles déontologiques selon les courants d’air des intérêts de leurs “jockey“, qui, seuls à détenir les codes d’accès vont jusqu’à manipuler des ordinateurs de la clientèle, d’autant que le glauque entretenu autour des conditions de vente leur permettent de s’octroyer pas pire qu’une banque, des frais ubuesques et des saisies confiscatoires des comptes de certains, auxquels cas, une fin de non recevoir est opposée aux clients fondé à demander des justificatifs par suppression de toute ligne de communication avec ces officines.

Dans un tel climat conceptuel aux dés pipés dont des noms comme Xavier Niel interpelle au plus haut point sur la dangerosité de cette “association“, font qu’au regard des révélations que fit l’avocat Juan Branco sur les pratiques de ces personnages, dont là aussi, leur passé éclaire le présent et le futur dantesque que serait la cryptomonnaie aux mains de ces réseaux en bande organisé.

https://www.livres-gratuit.com/crepuscule

Pour mémoire, je rappellerais à ceux qui idéalisent que, « Tout ce qui brille n’est pas d’Or », à fortiori lorsque l’on sait que l’Or fut et est “renforcé“ au Tungsten… la FED ayant mis 16.000 tonnes de cet ersatz sur le marché… les renards se précipitent dans le poulailler : « Durant l’administration Clinton, entre 1,3 et 1,5 million de barres de tungstène de 400 onces ont été fabriqués aux USA, soit 16.000 tonnes. Plus de 640.000 de ces barres ont été « plaquées or » et envoyées à Fort Knox où elles se trouvent encore, considérées comme des vrais lingots d’or. » “In Gold We Trust“ qu’ils disaient… bullshit !

http://www.fdesouche.com/6330-16-000-tonnes-de-faux-lingots-dor-au-tungstene#

En conclusion, le mouvement des Gilets Jaunes est symptomatique de la prise de conscience des prétentions de cette bande d’escrocs du milieu bancaire, que ceci est terminé et qu’il est grand temps de faire le ménage, de se sortir de l’Europe et que l’État reprenne son Droit régalien à battre sa monnaie.

Christian Sébenne
Ancien propriétaire du magazine Africa International

Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS


Publicité

Brèves



Commentaires