Politique Nationale/Internationale

Liban: le sit-in se poursuit


Une volonté d'acier qui ne se dément pas! Au "33"ème jour de leur sit-in, au centre-ville de Beyrouth, "résistant" est toujours l'attribut qui sied le mieux à ces centaines de milliers de Libanais, partisans d'Amal ou du Hezbollah, à qui l'on continue, en toute illégitimité, de refuser le droit d'audibilité politique.


IRIB
Mercredi 3 Janvier 2007

Liban: le sit-in se poursuit
Pour ces gens, qui envahissent les rues du Liban, bravant, courageusement, le froid de l'hiver, le chiffre "33" est beaucoup plus qu'une simple entité mathématique. Il est le symbole d'un archi- événement qui a marqué de son sceau indélébile, non seulement, le cours de l'histoire moderne du pays du Cèdre, mais encore, celui du monde arabo-musulman. La victoire de l'été 2006 sur Israël a mis fin à un défaitisme arabe quasi-séculaire, qui surestimait, à tort, la force d'une armée, sans doute, bien équipée, mais qui perd tous ses atouts, une fois passée à l'acte, en raison de sa logique criminaliste. Préserver les acquis d'une si grande victoire aux portées, à la fois, régionales et internationales, vaut bien quelques semaines de grève de plus, surtout, lorsque cette grève est l'occasion, pour les uns et pour les autres, de vider leur sac et de revendiquer les alliances qu'ils n'auraient jamais le courage de revendiquer, en temps normal.

Tout au long de ces 33 jours de protestation pacifique de l'opposition, le groupe du 14 mars, dont l'actuel Premier ministre est le porte-voix, s'est distingué, en effet, par ses prises de position pro-occidentales, fussent-elles aux dépens des intérêts libanais. Dans le bureau de Siniora à qui la Constitution décline le droit de rester aux commandes, se succèdent les émissaires américains et européens qui n'hésitent pas à lui offrir un appui financier, voire, logistique. Il y a là une volonté malsaine de fissurer l'unité nationale et d'engager une dynamique fratricide qui, si elle entrait jamais en action, remettrait en cause la survie du Liban, en qualité d'Etat souverain. Dans les prochains jours, l'opposition tiendra une réunion décisive, des résultats de laquelle dépendra la suite du mouvement. En tout état de cause, si ces résultats restent, en grande partie, inconnus, une chose est néanmoins sûre: l'opposition libanaise ne cherche pas l'affrontement, mais si on l'y force, elle saura, elle aussi, jouer le jeu. Tout peut commencer, par exemple, par la dissolution du parlement, en prélude à la tenue d'élections anticipées.


Mercredi 3 Janvier 2007

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