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Liban : l'imbroglio présidentiel


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Un gouvernement, deux gouvernements, un Président, deux Présidents, une chape militaire pour renvoyer tout ce monde dos à dos, les scénarios libanais prolifèrent comme des tumeurs malignes vers les catastrophes annoncées.


IRIB
Jeudi 13 Septembre 2007

 Liban : l'imbroglio présidentiel
Le pays du Cèdre vit des moments hautement cruciaux. A 12 jours de l'échéance présidentielle, le camp du 14 mars continue ses manoeuvres dilatoires, cultivant, tantôt l'incertitude, tantôt l'imprécis. Certes, pour le grand bonheur de milliers de Libanais, dans l'épuisante attente d'une sortie de la crise, le 14 mars vient de donner sa réponse à l'initiative Berri. Mais cette réponse en est-elle vraiment une ?
Lisons plutôt le communiqué du courant qui est tombé, mercredi, tard, dans la soirée, et qui se veut, à l'évidence, une balle lancée dans le camp de l'opposition: "Que l'on se rende au dialogue sans prétextes, sans intimidations, sans que le 14 Mars et le 8 Mars ne cherchent à brandir la majorité + 1 ou la paralysie de la présidentielle, sous le prétexte du quorum des deux tiers." Pour pleine d'amertume qu'elle soit, la phrase a, néanmoins, le mérite de résumer la démarche qui est celle de la majorité politique au Liban depuis des mois: elle consiste à torpiller la moindre avancée engagée à l'initiative de l'opposition et à déclencher, à chaque étape, un retour systématique à la case départ.

Pourtant, pour autant qu'on s'y attarde sans partialité, l'initiative Berri a tous les critères nécessaires à la tenue d'un scrutin réussi: elle recommande un dialogue franc entre les forces politiques concurrentes, sur des bases préétablies, celles là même qui constituent le cadre idéal à l'élection d'un Président de consensus. Vouloir faire table rase des progrès passés, progrès acquis au prix de maints sacrifices, équivaut à enfoncer davantage le Liban dans la crise, au risque de l'y enfermer à tout jamais. Mais il est grand temps que le 14 mars cesse ses tergiversations et qu'il agisse avec un réel sens des responsabilités.

Les enjeux de la présidentielle qui s'annonce vont au-delà d'un minable échange de tirs sur le terrain de la politique politicienne. Le 8 mars, toute tendance confondue, a prouvé, à moult reprise, qu'il était ouvert à toute solution réaliste qui mènerait à l'élection d'un Président consensuel. Nabih Berri a même promis de s'enfermer dans l'enceinte du parlement, si besoin était, jusqu'à ce qu'un homme, l'homme du compromis, pointe à l'horizon. Il serait suicidaire, et pour le Liban, et pour la région, de refuser cette énième main tendue, dans l'objectif, ô combien mesquin, de plaire aux amis occidentaux.


Jeudi 13 Septembre 2007

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