Palestine occupée

Liban, depuis le meurtre de Hariri



Dimanche 17 Février 2008

Liban, depuis le meurtre de Hariri
Le 14 février 2005, l'ex Premier ministre libanais, Rafic Hariri, a été tué et cela a porté un coup dur à la stabilité et l'unité du pays. Entre temps, les Etats occidentaux et certains courants libanais ont tenté d'exploiter d'une telle situation pour y brouiller de plus en plus les cartes, de sorte que l'avenir du pays du Cèdre est pour l'heure flou. ********************** L'attentat contre Hariri était à l'origine des évolutions fondamentales au Liban, en faveur des opposants à la Syrie, évolutions qui suite à l'arrivée au pouvoir du fils du feu Premier ministre libanais, ont été entrées dans une nouvelle phase. D'aucuns croient que Hariri millionnaire était celui qui après 15 ans de la guerre sanglante civile, a reconstruit et restauré le Liban. Rafic Hariri est né en 1944 à Sida, dans une famille pauvre. Il a obtenu en Arabie Saoudite une fortune considérable, à tel point qu'il comptait parmi cents hommes riches du monde. Il avait un bon prestige entre les hommes politiques du monde, de sorte qu'après son retrait du pouvoir, il recevait toujours les personnalités de poids du monde. Cela étant, ses démarches ont poussé le Liban vers une ralentissement économique et après lui, ce pays héritait de lourdes dettes. Bien qu'après 3 ans du meurtre de l'ex Premier ministre libanais, les auteurs de cet attentat n'ont pas été encore identifiés, un doigt accusateur est encore pointé contre les responsables de haut rang syriens. Entre temps, l'occident et certains groupes libanais ont profité de l'occasion afin d'abuser de cette situation et cela a glissé le Liban dans une crise réelle. Dans une telle conjoncture, l'opposition au parti au pouvoir ont fait un sit-in et une grève, souhaitant la formation du gouvernement d'union nationale. L'ancien Chef de la commission de suivi de l'ONU sur l'attentat contre Hariri n'a pas exclu un lien entre le meurtre de l'ancien Premier ministe libanais et 14 attent ats terroristes contre les politiciens de renom libanais. Depuis 3 ans, le pays du Cèdre a connu de divers événements, dont le retrait des 14.000 mille effectifs de l'armée syrienne, la tenue des législatives lors desquelles les partis anti-syriens et contre le Hezbollah ont décroché la majorité faible des sièges parlementaires, la formation par les Nations-Unies de la commission de suivi sur l'attentat à la vie de Rafic Hariri, l'assassinat de deux journalistes libanais, Samir Qeyssar, George Hawi qui comptaient parmi les critiques farouches de la présence de l'armée syrienne sur le sol de leur pays, la mort d'Elias al-Mourr, ministre de la défense de Pierre Gemayel, ministre de l'industrie, de Walid Eidou, député du courant du futur au parlement, Antoine Qanem, l'un des députés du parti Kataëb et François Al-Hadj, directeur de l'opération de l'armée libanaise. Pour le moment, le Liban se confronte de nombreux problèmes, dont les divergences interlibanaises sur l'élection du Président. En dehors de la comission de suivi de l'ONU sur le meurtre de Hariri, le Conseil de Sécurité et le gouvernement de Fouad Siniora ont adopté le 21 novembre 2006 le projet de la formation d'un tribunal international, chargé de juger les auteurs de l'attentat contre l'ex Premier ministre. Mais le retrait des 6 ministres du cabinet, le gouvernement Siniora est maintenant privé de la légitimité nécessaire de ratifier un tel projet. Ainsi, l'ancien Président libanais, Emile Lahoud a évité de signer ledit texte et le parlement n'a pas tenu à l'examiner. Le courant du 14 mars a ces trois dernières années, tenté d'abuser de l'assassiant de Hariri en vue d'avancer ses objectifs, de sorte que le fils de George Hawi, membre du 14 mars, a fait part dans une interview de son retrait du parti au pouvoir, haussant le ton contre les démarches du juge « Detlo Mehlis », ancien Président de la commission d'enquête sur le meurtre de Rafic Hariri. Par ailleurs, il a souhaité la mise sur pied d'un comité judiciaire surveillé par la Ligue arabe que préside l'Arabie Saoudite. Selon lui, l'administration américaine a transformé le Liban en nouveau laboratoire dans le sens de ses nouvelles stratégies et en vue d'irakiser le pays du Cèdre. Il est vrai que personne ne s'oppose pas à la question de la tenue d'un tribunal international sur le meurtre de Hariri, mais encore, les partis libanais se demandent si conforémement à la Constitution libanaise et compte tenu de la démission de 6 ministres, le gouvernement de Siniora est autorisé à adopter un projet ou non. Aujourd'hui, le Liban est sur le point d'un tournant important, tournant avant lequel un événement est survenu dans ce pays dont les partis libanais ne font fi des répercussions. Le 12 janvier 2006, Israël a attaqué le Liban sous prétexte de libérer ses deux soldats, tandis qu'il cherchait en vérité de anéantir le Hezbollah libanais. Cependant, l'armée sioniste y a échoué. Depuis, Israël, son allié, les Etats-Unis et la France font tout pour concrétiser avec recours aux rusées politiques ce que le régime sioniste n'a pas fait, lors de son invasion militaire contre le Liban. Dans ce droit fil, ces derniers ont évoqué le débat sur le désarmement du Hezbollah, ce qui n'a jamais été appliqué. Si le gouvernement de Siniora veut s'appuyer toujours sur l'occident, notamment l'Amérique, le fossé est de plus en plus creusé entre les groupes libanais et les expériences amères de la guerre civile y seront répétées.

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Dimanche 17 Février 2008

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