Palestine occupée

Liban : Verra-t-il le jour le gouvernement d'union nationale ?


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Lundi 30 Juin 2008

Liban : Verra-t-il le jour le gouvernement d'union nationale ?
Est-ce du laxisme ? Ou ce qu'on appelle dans le jargon politicien, de politique des petits pas...Le blocage s'est d'ores et déjà installé dans le paysage politique du pays du Cèdre, le Premier ministre Siniora verrouillant la route à la grande Sérail. C'est à la lumière de ce constat qu'il faudrait interpréter les tribulations du processus gouvernemental. Et dans une telle perspective que les figures saillantes de l'échiquier politique libanais ont appelé le président Sleiman à intervenir pour déverrouiller la situation. Les réunions à Doha avaient ravivé les espoirs, d'aucuns croyant voir enfin le bout du tunnel dans la crise libanaise et, maintenant, Fouad Siniora a eu l'art de muter les espoirs en désespoir. Des ministères sans ministres, une économie malade, des services publics en panne, avec en surcroît de longues et interminables heures de coupures d'électricité disent longue sur la situation du Liban, un Liban qui est mené, à petit pas, par Fouad Siniora, qui n'a aucune raison de presser et qui n'a d'autre chose à faire que tuer le temps, vers les abysses de la crise. De quoi même à susciter la vive protestation du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa mettant en garde le Premier ministre : le Liban frôle les lignes rouges, un Liban qui oscille entre les deux états d'explosion et d'ouverture. Adel Aoun, un député du Amal a lancé un sévère ultimatum aux ténors du 14 mars : si le gouvernement n'était pas mis en place dans les prochaines jours, le président du Parlement, Nabih Berry, lui-même du parti Amal, agirait sans ambages et demanderait aux députés de se prononcer au sujet de la nouvelle loi électorale. Même son de cloches, chez les autres leaders du 8 mars, qui en ont assez de la politique de Siniora qui tue à petit feu le temps, la répartition des maroquins étant les enjeux majeures de la mise en place du gouvernement d'union nationale. Le 14 mars veut monopoliser les portefeuilles clés dont les ministères de la Défense et de l'Intérieur tandis que le 8 mars n'en demande qu'une répartition équitable entre musulmans et chrétiens. L'horizon s'assombrit au Liban et les Libanais ont raison de s'inquiéter du sort de leur pays. Il leur revient donc de rester lucides, et loin des antipathies personnelles ou des sentiments revanchards de savoir faire, dans ce contexte, preuve de discernement.

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Lundi 30 Juin 2008

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