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Liban - Sayyed Nasrallah : Nous condamnons tout attaque contre l’armée


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Dimanche 27 Mai 2007

Liban - Sayyed Nasrallah : Nous condamnons tout attaque contre l’armée
« Que la paix soit sur vous, et meilleurs vœux à l’occasion du septième jour de la résistance et de la libération.

Alors que j’effectue mon discours télévisé à travers la chaîne de télévision Al-Manar, je remercie Allah le Tout Puissant pour Ses bénédictions. Loué soit Allah pour nous avoir rendus victorieux et pour nous avoir accordé le succès pour continuer sur cette voie.

Frères et sœurs, je me sens fier en ce jour de la résistance et de la libération, toutefois, nous ne sommes pas contents des récents événements au Liban.

En ce jour, je salue les martyrs, tout particulièrement le martyr Sayyed Abbas Moussawi et sa famille, le martyr Sheikh Ragheb Harb et tous les martyrs au Liban, en n’oubliant pas les martyrs de l’armée et des forces de la sécurité libanaises, les martyrs de la résistance en Palestine occupée, et les martyrs de l’armée arabe syrienne.

Je salue aussi les blessés et leurs familles et les détenus dans les prisons israéliennes ainsi que les combattants de la résistance et leurs familles. »

Avec ces mots, le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a donné son discours en direct sur la chaîne de télévision Al-Manar, jeudi soir. Son éminence a touché trois sujets : la réalité et les caractéristique de la résistance, le Hezbollah et la politique au Liban, et le récent incident au nord du Liban.

La réalité et les caractéristiques de la résistance

Dans le premier sujet, Sayyed Nasrallah a dit que la Résistance Islamique a dirigé le mouvement de résistance au Liban après la Résistance Nationale.

« Une des caractéristiques majeures de la résistance est son engagement islamique, éthique et national. Nos opérations militaires ont visé les forces d’occupation israéliennes, mais il ne s’était jamais produit qu’elle prenne en cible d’innocents civils. Lorsqu’une bombe était posée et que des civils se trouvaient dans la région prise en cible, l’opération était ajournée.

La résistance a aussi donné une grande attention aux vies des familles des collaborateurs et tout le monde sait que l’opération pour avoir le collaborateur Akel Hashem avait été ajournée pendant des mois, car sa famille était dans le cercle de danger. Lorsqu’il a été tué, seul lui a été tué », a dit Sayyed Nasrallah.

Cependant, a-t-il ajouté, ce n’est pas la conduite des Etats-Unis et d’Israël en Irak, en Afghanistan et en Palestine occupée.

« Nous n’avons pas pour passe-temps la diffusion du sang. Lorsque les collaborateurs se sont rassemblés à la Porte de Fatima le jour de la libération, ils étaient à la portée des tirs de la résistance, mais nous leur avons donné une chance de retourner, de méditer et de se repentir. Cette résistance civilisée et équilibrée ne peut être vaincue », a dit son éminence.

Le chef du Hezbollah a rappelé que durant le rassemblement de la victoire aà Bint Jbeil en l’an 2000, il a dédié la victoire au peuple palestinien qui quelques mois plus tard, s’est lancé dans la seconde Intifada.

« Je n’ai pas demandé une récompense, car ceci était notre devoir », a dit Sayyed Nasrallah.

Le Hezbollah et la politique

Le secrétaire général a expliqué que le Hezbollah surveillait ce qui se passait sur le front interne, cependant, il a ajouté que la principale concentration du parti était d’être préparée pour un jour qui finira par venir, « car nous savions que les sionistes n’allaient pas laisser leur défaite passer tranquillement ».

« Nous nous sommes engagés en politique le 14 février 2005, le jour qui a vu ce petit pays frappé par un grand tremblement de terre, qui est l’assassinat de l’ancien premier ministre le martyr Rafik Hariri. Ceci est lorsque nous avions senti que le Liban était entré dans un tunnel sombre et que c’était notre devoir de nous engager en politique.

Mais vite, nous avons découvert que combattre Israël est plus propre et plus honnête que de s’engager en politique au Liban.

Notre priorité était d’empêcher le Liban de glisser dans une rébellion et d’éviter un conflit inter-libanais, que ce soit un conflit musulman-chrétien, un conflit sectaire ou même libano-palestinien. Nous devions aussi éviter tout conflit libano-syrien. »

Sayyed Nasrallah a expliqué que si ce n’était pour le rassemblement du 8 mars, le Liban se serait sans aucun doute lancé dans une provocation avec la Syrie, que le prétendu groupe politique du 14 février insiste toujours pour dire qu’elle se trouve derrière l’assassinat de Hariri, sans aucune preuve en main.

Son éminence a dit que l’engagement du Hezbollah en politique était basé sur le dialogue et l’ouverture.

« Nous étions même prêts à nous asseoir autour d’une table ronde et de discuter des armes de la résistance, que nous considérons sacrées. Mais la cible a toujours été la résistance dans tout aspect, même son nom "résistance".

Aujourd’hui, c’est supposé être le jour de la résistance et de la libération, non pas selon nous, mais d’après une déclaration ministériel. Cependant, le mot "résistance" a été retiré.

Nous ne nous sommes pas engagés en politique pour qu’il nous soit donné tel ou tel ministère. Néanmoins, ce que nous avons découvert est que l’autre partie ne souhaite pas discuter sur le tribunal à caractère international. Au lieu de cela, ils le font passé au Conseil de Sécurité et ont malheureusement fait une terrible erreur lorsqu’ils ont demandé à ce que le tribunal soit ratifié sous le chapitre sept de la charte de l’ONU.

Nous avons aussi découvert que l’autre partie ne veut pas de nous en tant que partenaires dans ce pays et qu’ils ne veulent que nous soyons qu’un simple décor dans le gouvernement.

Le seul crime que nous avons commis après la guerre était de demander un gouvernement d’union national. Ils ont refusé un gouvernement d’union national et ils ont refusé de laisser le peuple décider et ils ont aussi refusé de tenir des élections parlementaires anticipées. C’est pourquoi nous avons décidé de quitter ce gouvernement avec nos frères dans le mouvement Amal.

Personne ne peut gouverner le Liban seul, personne ne peut imposer sa volonté au Liban et personne ne peut effacer l’autre de la carte politique de ce pays. Cependant, l’autre groupe persiste toujours dans son comportement et son agissement, nous menant aux incidents du nord du Liban.

Les récents incidents au nord du Liban

Sayyed Nasrallah a dit que ce qui se passe au nord du Liban n’est pas isolé de l’atmosphère générale et de la dispute politique, sans oublier les périls sécuritaires auxquels le Liban fait face à cette étape.

« La question de Nahr al-Bared en est une très délicate, compliquée et dangereuse. Elle est reliée aux questions du Liban, de la Palestine, de la région, des Américains, des camps, de l’installation des Palestiniens et de la guerre contre la terreur », a-t-il ajouté.

Son éminence a averti que le Liban est aujourd’hui devant un réel problème et que tout le monde cherche maintenant à sauver ce pays.

« L’armée libanaise est le gardien de la sécurité, de la stabilité et de l’union nationale dans ce pays. Nous devons tous regarder cette armée comme la seule institution laissée capable de préserver la sécurité et la stabilité dans ce pays, avec tout le respect dû aux autres services de sécurité.

Nous condamnons toute attaque contre l’armée libanaise ou les services de sécurité libanais, quels que soient les attaquants. C’est une ligne rouge qui doit être observée et la passer ne doit pas être toléré.

D’autre part, ceux qui ont attaqué l’armée doivent être amenés en justice et avoir un jugement correct.

Envahir le camp de Nahr al-Bared est une approche dangereuse. Cela rapporte certains souvenirs douloureux du passé (la guerre des camps de réfugiés). Un gouvernement doit agir comme un gouvernement, qui est d’arrêter les gens et de les amener en justice, mais non pas lancer une guerre contre la terreur du style de Bush et tuer les gens dans les rues. »

Sayyed Nasrallah a dit : « Nous devons être conscients de la main américain dans l’incident dans le nord du Liban.

Il doit y avoir une investigation sur la cause de l’incident, comment elle a commencé et qui est derrière la décision.

Les Américains ont construire un pont aérien pour envoyer des stocks militaires à l’armée libanaise sous la requête de Saniora. Ceci est dangereux. Ils disent qu’au cours de la guerre, le gouvernement avait demandé à Washington d’interférer pour stopper la guerre, cependant, les Etats-Unis ont refusé. Au lieu de cela, ils ont demandé aux Israéliens de poursuivre.

Où étaient les armes quand des soldats de l’armée libanaise ont été tués lorsqu’Israël bombardait leurs positions et leurs véhicules ?

Cette attention vigilante d’aujourd’hui pour l’armée libanaise doit être questionnée par les Libanais, les Palestiniens, les Arabes et tout le monde ».

Traduction : manar-fr.com


Dimanche 27 Mai 2007

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