Palestine occupée

Liban : L’armée, unique institution, garante de l’unité nationale ?



Vendredi 23 Novembre 2007

Liban : L’armée, unique institution, garante de l’unité nationale ?
En l’absence d’accord sur le nom d’un candidat à la présidence, l’opposition libanaise va boycotter le vote prévu vendredi au parlement pour désigner un successeur au président Emile Lahoud, a-t-on appris jeudi soir de source haut placée dans l’opposition.

La coalition au pouvoir, qui dispose d’une légère majorité au parlement, avait un peu plus tôt annoncé que ses députés seraient présents pour le vote. Mais le boycottage de l’opposition signifie que le parlement ne réunira pas le quorum des deux tiers de députés présents - nécessaire - pour pouvoir élire un successeur à Lahoud.

Or le mandat du président expire vendredi à minuit.

L’élection du nouveau chef de l’Etat, prévue à l’origine le 25 septembre, a déjà été repoussée quatre fois. Si le vote était une nouvelle fois reporté, un abîme constitutionnel s’ouvrirait alors devant le Liban, plongé dans sa plus grave crise politique depuis la guerre civile qui a ravagé le pays de 1975 à 1990.

Une médiation européenne menée à l’initiative de la France n’est pas parvenue à mettre d’accord les différents responsables politiques libanais sur le nom d’un candidat de consensus.

Le dirigeant de l’opposition et candidat à la présidentielle Michel Aoun avait proposé de désigner lui-même un président intérimaire afin de sortir de l’impasse sur la désignation du nouveau chef de l’Etat.

Mais la coalition au pouvoir a jugé cette initiative contraire à la constitution. La présidence est réservée à un maronite en vertu du système de partage du pouvoir libanais.

Si aucun président n’est élu, le président Lahoud s’est engagé à prendre des mesures - sans préciser lesquelles - pour garantir l’unité du pays. Il pourrait confier le pouvoir à l’armée plutôt qu’au gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora.

"Je continue à dire que ce gouvernement n’est pas légitime et qu’il n’est pas constitutionnel. S’il pense continuer en se passant de l’élection, grâce à ses appuis à l’étranger, on va vers une catastrophe pour le pays, tôt ou tard", a-t-il déclaré jeudi. "En conséquence, même si je reste seul, il y a des devoirs que je dois remplir. Ma conscience est nette et j’espère servir les intérêts du Liban", a-t-il ajouté.

Le président Lahoud et l’opposition estiment que le gouvernement Siniora a perdu sa légitimité après la démission, l’an dernier, des six ministres de l’opposition.

Dans les rues de Beyrouth, la présence de la police et de l’armée a été renforcée en prévision de la réunion du parlement. Aucun défilé militaire n’avait été organisé jeudi pour marquer le 64e anniversaire de l’indépendance.

http://www.aloufok.net


Vendredi 23 Novembre 2007

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