Histoire et repères

Liban, Israël : les dessous hydropolitiques d’une tension


Dans les difficiles relations entre Israël et le Liban, le problème de l’eau rarement évoqué apparaît comme un enjeu de taille au centre de nombreux différends. L’analyse de cette rivalité permet de mettre en lumière la structure des conflits hydropolitiques: qu’importe la situation géographique (en amont ou en aval) du pays demandeur en eau, en l’absence de coopération, le pouvoir hydraulique participe avant tout d’un avantage militaire.


Pierre Blanc
Dimanche 19 Novembre 2017

Les relations israélo-libanaises sont tumultueuses. Palestiniens, milices de gauche et chiites ont chacun à leur tour fait du Sud-Liban leur base de lancement des attaques contre l’État hébreu. De son côté, celui-ci n’a eu de cesse d’intervenir dans le jeu politique interne au Liban, soutenant les uns et combattant les autres au gré de ses intérêts. Depuis juillet 2000, Israël a évacué le Sud-Liban. Pour autant, les relations ne se sont pas apaisées.

Il n’est qu’à rappeler la guerre de l’été 2006, où le pays des Cèdres a été taillé en pièces en un mois. Sur la liste des différends qui opposent Israël au Liban, le volet hydropolitique n’est pas le moindre, en dépit du fait qu’il est finalement peu évoqué. Pourtant, cet enjeu est bien réel. Il faut se souvenir des convoitises israéliennes sur le Litani qui n’ont eu de cesse d’en retarder son aménagement après l’indépendance du Liban. Cet enjeu se devine aussi aisément derrière la perpétuation de l’occupation des fermes de Chebaa par l’armée israélienne, malgré son départ
du Sud-Liban en 2000. De même, les tensions nées des aménagements hydrauliques envisagés par Beyrouth en 2002, sur un affluent du haut Jourdain, ont montré le potentiel belligène de l’eau dans les relations entre les deux pays.

Le château d’eau libanais

Dans une région du Proche-Orient où les domaines aride et semi-aride sont prédominants, le Liban fait bien figure de château d’eau. Le Mont-Liban et, dans une moindre mesure, le mont Hermon, que le pays des Cèdres partage avec la Syrie, sont des obstacles naturels aux flux humides venus de la Méditerranée. De là naît un système hydrographique étonnamment riche, dont la partie méridionale a été très tôt revendiquée par les sionistes. Entre un pays dont le nom est inspiré de la couleur blanche des neiges une caractéristique somme toute singulière en cette région et son voisin au sud en proie à l’aridité, le choc hydraulique ne pouvait que se produire. Le Sud-Liban
voit couler le fleuve Litani, dont les eaux débouchent sur la côte libanaise non sans être passées près d’Israël. C’est également dans cette région que s’écoulent les eaux très pures du Hasbani-Wazzani qui abondent le haut Jourdain, puis le lac de Tibériade, véritable réserve naturelle israélienne de stockage des eaux. En-fin, même si les autres affluents du haut Jourdain, le Baniyas et le Dan, passent à l’écart du Liban, les nappes de ce pays semblent en augmenter le débit. Pour reprendre l’expression ancienne d’un aménageur libanais des années 1950, Maurice Gemayel, le Sud-Liban est donc comme un « verre d’eau disposé à proximité d’un assoiffé » (1)

Dès le début du XXe siècle, alors que le Yichouv (implantations juives) était en pleine expansion, les sionistes n’ont pas masqué leur intention de disposer des eaux du Sud-Liban. Leurs revendications ont été clairement exprimées dès 1916, alors que Français et Anglais envisageaient l’avenir du Levant. Lord Balfour lui-même avait évoqué cette question hydraulique. Et en 1919, l’Organisation sioniste mondiale exprimait son sou-hait de contrôler les eaux du Litani et du Jourdain, sans oublier de revendiquer le mont Hermon, véritable château d’eau du haut Jourdain (2). Dans une lettre adressée au Premier ministre Lloyd George (1916-1922), le président de l’Organisation, Chaïm Weizman, écrivait ainsi ses intentions : « Tout l’avenir économique de la Palestine dépend de son approvisionnement en eau pour l’irrigation et pour la production de l’électricité, et l’alimentation en eau doit essentiellement provenir des pentes du Hermon, des sources du Jourdain et du fleuve Litani. » Et d’ajouter surtout : «Nous considérons qu’il est essentiel que la frontière nord de la Palestine englobe la vallée du Litani sur une distance de près de vingt-cinq miles [environ 40 km], ainsi que les flancs ouest et sud du mont Hermon. » Il n’obtint pas gain de cause dans le tracé des frontières, mais les convoitises allaient perdurer jusqu’à aujourd’hui. Par l’occupation ou par la dissuasion, Israël contrôle une partie de ces eaux. Et, de fait, cette hypothèque géopolitique pèse sur la politique hydraulique
libanaise. Si l’on y compare le développement de l’irrigation au reste de la région, à l’exception des Territoires palestiniens, eux aussi contrôlés par Israël, le Liban accuse un réel retard que d’autres facteurs expliquent, en particulier le peu d’attention portée aux secteurs productifs .(3)

Le Litani, fin de partie ?

À la manière d’Hérodote qui parlait du Nil, l’hydraulicien libanais, Ibrahim Abd-El-Al (1908-1959), affirmait que le Liban est un don du Litani. Pourtant, cette assertion semble participer de l’incantation plus qu’elle n’émane d’une réalité constatée. Ce fleuve qui coule exclusivement en territoire libanais aurait effectivement pu constituer une épine dorsale du développement du pays. Mais il s’avère que la population n’en a pas vraiment profité jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle. Après l’indépendance du Liban, il a commencé à intéresser certains aménageurs libanais qui voulaient en faire le lieu de la production énergétique du pays et le cœur d’une révolution agricole fondée sur l’irrigation. Cependant, force est d’admettre que ces choix n’ont pas toujours été portés avec vigueur par les pouvoirs publics, à l’exception de la présidence de Fouad Chehab (1958-1964), qui voulait faire de l’agriculture le moteur d’un développement équilibré entre le Mont-Liban et la côte, d’une part, et son hinterland plus pauvre, d’autre part. Mais il est avéré aussi que l’aménagement du Litani, notamment pour en faire une ressource pour l’irrigation, a buté sur des réticences internationales. Le « Point IV » américain dans les années 1950 (l’équivalent au Proche-Orient du plan Marshall), puis la BIRD dans les années 1960 ont clairement privilégié les projets libanais d’hydroélectricité plutôt que l’irrigation davantage dispendieuse en eau. Or, à ce moment-là, Israël n’avait pas abandonné ses prétentions sur le Litani, dont le cours forme un coude à quelques encablures de son territoire avant qu’il ne rejoigne la côte libanaise (4). Le plan Cotton (1954), du nom d’un émissaire américain, avait même proposé que la moitié des eaux du Litani fût acheminée vers le Jourdain. Pourtant, après la construction du barrage de Qaraoun dans les années 1960, les aménagements hydro-agricoles sur ce fleuve semblaient devoir se développer avant que la guerre civile n’éclate en 1975. Les projets furent donc remisés, d’autant plus que l’opération « Litani » lancée par Tsahal en 1978 allait engendrer une ère d’occupation jusqu’en 2000, qui empêcha toute poursuite des
travaux. Plus que cela, Israël fut accusé d’avoir établi des ouvrages souterrains pour pomper l’eau du fleuve et ainsi la convoyer vers son territoire. Cependant, rien à ce jour ne permet d’accréditer ces accusations (5). En fait, il semble qu’une baisse de débit observée après le coude soit liée à des infiltrations des eaux dans le système de nappes souterraines dont une partie des eaux pourraient s’écouler naturellement vers Israël. L’abandon israélien du Sud-Liban en 2000 a sonné le glas des revendications de l’État hébreu sur le Litani. Pour autant, lors de la guerre de l’été
2006, la destruction du canal 900, chargé de convoyer les eaux du barrage de Qaraoun pour irriguer la Bekaa centrale, montre qu’Israël n’a pas fini de s’immiscer dans les aménagements du grand fleuve libanais. Lors de cette guerre, il fit de même au nord de la Bekaa, où le pilonnage du barrage en cours de construction sur l’Oronte a éloigné pour un temps les aménagements de la région défavorisée du Hermel, essentiellement chiite. Cette guerre a ainsi montré que le « mourir civil » dépasse souvent le « mourir militaire » (6), et que les infrastructures hydrauliques sont en première ligne des conflits.

Sous les fermes, l’eau

Au Proche-Orient, le contraste est souvent saisissant entre l’exiguïté de certains territoires et leur forte propension à alimenter les rivalités. Le territoire desdites fermes de Chebaa est l’exemple par excellence d’un tel contraste. Ce territoire est en fait une étroite langue de terre (moins de 40 km2) sise aux confins d’Israël, de la Syrie et du Liban, sur les pentes sud-ouest du mont Hermon. Avant que leur destin ne bascule lors de la guerre des Six Jours, ces fermes étaient étroitement liées au village de Chebaa qui les intégrait dans ses limites foncières. Pour fuir les conditions de vie plus difficiles dans le village situé en altitude, les habitants rejoignaient au cours de l’hiver ces fermes organisées en véritables hameaux. Un flou a toujours existé quant à leur propriété, les Syriens les ayant revendiquées et tenté de les « syrianiser » à partir de 1948 (7). Utilisées semble-t-il par les fedayin palestiniens comme base de repli, les fermes ont été mises sous contrôle par Israël à la faveur de son blitzkrieg mené en juin 1967. Plus que contrôlé, cet espace est approprié par Israël, la toponymie mais surtout l’établissement de deux
colonies agricoles en témoignent. Les familles libanaises ainsi que les waqfs (8)de l’Église orthodoxe et du Dar al Fatwa (l’autorité sunnite) qui se partageaient l’espace foncier ont été de fait dé-possédés depuis qu’Israël leur a fermé ce petit territoire. Depuis, des colons éthiopiens et originaires de l’ex-URSS s’y adonnent pour partie à l’agriculture. Le territoire de Chebaa est également militarisé avec la présence d’une station d’observation à grande portée régionale, installée sur la partie la plus haute à près de 2700 mètres. En outre, Israël a établi sur ce territoire un espace skiable. Mais cet avantage doit quand même être relativisé au regard de l’objectif militaire et surtout hydraulique. Il est possible que Chebaa provienne d’une altération du mot « shaba » , synonyme de profusion et d’abondance. Le mot araméen « chebaa » signifie aussi foisonnement, écoulement d’eau (9). Il est un fait que ce territoire contrôle l’approvisionnement du réseau hydrographique du haut Jourdain. L’enneigement sur la partie haute du territoire permet d’abonder la riche nappe du Wadi Assal (10). Celle-ci libère une partie de ses eaux par une
rivière du même nom qui s’écoule vers le Dan notamment.
Or, ce dernier fleuve est considéré par l’État hébreu comme un fleuve endoréique israélien. Si le Liban est reconnu dans sa souveraineté sur la zone et donc sur le bassin versant du Dan, il pourrait alors revendiquer une quote-part sur ces eaux de surface, ou au moins pourrait-il exciper de cela dans le cadre d’un accord plus général sur les affluents du haut Jourdain, qui intégrerait le Hasbani-Wazzani. Le Liban pourrait également exiger sa quote-part des eaux du sous-sol qui proviennent du bassin versant du territoire de Chebaa. Cette dimension hydropolitique est donc une raison essentielle du maintien du statu quo israélien. Cependant, en poursuivant l’occupation de ce territoire, Israël donne un argument de taille au Hezbollah libanais. Depuis le retrait d’Israël du Liban du Sud en
2000, le parti chiite libanais en fait l’un des arguments du maintien de son armement en dehors de tout contrôle de
l’État libanais. De son côté, la Syrie, dont le rapport aux fermes de Chebaa est très flou, a laissé faire cette revendication, ne contestant plus de fait la libanité de cet espace (11)

Wazzani : retour sur une guerre picrocholine

À quelques kilomètres des fermes de Chebaa coule le Hasbani, dont le cours démarre dans le village libanais de Hasbaya. Après avoir reçu les eaux de la source de Wazzani, sise à proximité du village de Ghajar, le Hasbani se dirige vers Israël où il rejoint le lac de Tibériade. Eu égard à son débit permanent et élevé, la source de Wazzani permet au Hasbani de couler durablement en dépit du fait que son segment en amont se tarit durant l’été et l’automne. En plus, les eaux du Wazzani sorties des couches souterraines du crétacé sont très pures et pauvres en sel. À la suite du retrait israélien en2000, le Conseil du Sud-Liban, une institution chargée du développement de la région méridionale et tenue par le parti Amal du président chiite du Parlement, Nabih Berri, avait décidé, sur fond de rivalité avec son rival intracommunautaire, le Hezbollah, d’utiliser les eaux du Wazzani pour alimenter onze villages en eau potable, ainsi que les villes de Marjayoun et Khiam. Il s’agissait par ailleurs de développer l’hydraulique agricole pour valoriser notamment la plaine de Marjayoun, aux sols riches et profonds, mais peu utilisés pendant l’occupation (12). Au total, ce projet, que toutes les factions libanaises avaient adopté, envisageait de prélever 5 millions de mètres cubes d’eau supplémentaires dans le Hasbani-Wazzani, où le Liban en prélevait déjà une quantité équivalente. Ainsi, même en cas d’un nouveau prélèvement, le volume total extrait paraissait très éloigné des propositions du plan Johnston de partage des eaux. Ce projet, qui n’avait jamais été entériné à la suite de sa présentation en 1955, proposait en effet que le Liban en utilise 35 millions de mètres cubes sur les 138 millions en une année moyenne. L’annonce de cette perspective à la fin du mois d’août 2002 attira les foudres d’Israël, qui voyait dans cet acte une atteinte à sa sécurité hydraulique. Ariel Sharon, alors Premier ministre israélien (2001-2006), déclara que cette décision représentait un casus belli. Le risque d’embrasement donna lieu à un déploiement diplomatique impressionnant, la Russie, les États-Unis, la France et l’Union européenne intervinrent, en décalage avec la modestie de l’ouvrage hydraulique. Les émissaires israéliens avançaient que le Liban pouvait se contenter du Litani que, du reste, il n’exploitait pas de façon optimale. De leur côté, les Libanais avançaient l’argument de leur souveraineté sur le fleuve. Finalement, cet épisode aboutit à un accord à l’avantage d’Israël, prouvant ainsi que, en l’absence d’un réel droit international de l’eau, le droit du plus fort détermine en-core l’avantage hydraulique. Certes, « la convention de 1997 sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau à des fins autres que la navigation » constitue un cadre pour l’exercice du droit à l’eau. Mais cette convention n’est pas ratifiée, en particulier par Israël. Quand bien même elle aurait force de loi internationale, il est permis de douter qu’elle puisse être spontanément appliquée dans cette zone, en tout cas dans un contexte où les relations ne sont pas apaisées. Car au-delà du volume qu’elles représentent à savoir quelque 9 % de l’eau potable consommée en Israël , les eaux peu salées du Hasbani-Wazzani sont un facteur de qualité pour le lac de Tibériade qui est soumis à une forte évaporation, sans compter qu’il reçoit par ailleurs des eaux souterraines plus concentrées en sel. Rappelons-le, le lac de Tibériade est la réserve qui alimente le grand aqueduc national, véritable veine jugulaire de l’espace israélien permettant de convoyer les eaux vers la côte et le Sud israéliens.
Ainsi, par la dissuasion militaire, Israël avait réussi à faire reculer Beyrouth sur son choix de profiter du Wazzani pour irriguer les terres agricoles. Seul le volet eau potable, de loin moins exigeant en eau, a pu être exécuté par le Conseil du Sud-Liban. Tout cela dans un concert d’autolouanges des formations politiques du Liban (13) qui soulignent en fait très mal son échec hydropolitique, puisque seulement 1 million de mètres cubes supplémentaires peuvent être prélevés. De son côté, Israël a maintenu un statu quo qu’il estime plus que jamais nécessaire. Dans ce pays, les consommations (environ 2milliards de mètres cubes) dépassent les ressources d’eau « naturelles » dans lesquelles sont incluses les ponctions dans les Territoires palestiniens notamment. Le complément assuré par les ressources non conventionnelles (dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées) offre certes un complément élevé (en 2009, ces prélèvements représentaient 330 millions de mètres cubes pour le dessalement et 550 millions de mètres cubes pour la réutilisation des eaux usées). De même, la possibilité d’acheter de l’eau à la Turquie peut s’offrir comme une voie réalisable (14). Mais si Israël veut vivre dans un environnement régional pacifié, il ne pourra le faire qu’à la condition qu’il continue à faire émerger une économie moins aquavore, où l’irrigation représente encore quelque 65 % des prélèvements en eau, tandis que l’agriculture ne représente que 2,5 % du PIB du pays. Mais cette conversion économiquement et techniquement réalisable est entravée par le rapport qu’entretient Israël avec le « pionniérisme agricole » des origines (15). Et le lobby agricole est là pour le rappeler.






Notes:

(1) Maurice Gemayel, La Planification intégrale des eaux libanaises, Université de Lyon, Institut de géographie, Beyrouth, 1951.

(2) Henry Laurens, La Question de Palestine, Fayard, Paris, tome 1 (1799-1922), 1999.

(3) Pierre Blanc, « Développement régional et cohésion nationale au Liban », in Confluences Méditerranée, n° 56, hiver 2005-2006.

(4) Pierre Blanc, « Le Liban, don du Litani. Géopolitique du grand fleuve libanais », in Maghreb-Machrek, n° 196, Choiseul, été 2008.

(5) Pierre Berthelot, L’Eau comme enjeu des relations israélo-arabes au niveau du bassin du Jourdain
: dimensions symbolico-historiques et juridiques, thèse de doctorat, Bordeaux IV, 2008.

(6) Yves Jeanclos, Vers l’hydrostratégie. Essai de théorisation stratégique, CIRPES, Paris, 2002.

(7) Matthieu Cimino, « La “paix verte” au Proche-Orient est-elle cultivée dans les fermes de Cheba’a ? », in Confluences
Méditerranée, n° 70, été 2009.

(8) Le waqf est un acte juridique par lequel un propriétaire immobilise une partie ou la totalité de ses biens fonciers
ou immobiliers, en les plaçant traditionnellement sous la protection d’une institution religieuse. Ce système permettait d’éviter le démantèlement des biens, la loi islamique les garantissant de toute saisie par les autorités.

(9) Issam Khalifé, « La force du droit face au droit de la force : les fermes de Chebaa, le village de Nkheilé et les collines de Kfar Chouba », in Revue d’études palestiniennes, n° 103, 2007.

(10) Fadi Georges Comair, Gestion et hydrodiplomatie de l’eau au Proche-Orient, Éditions l’Orient le Jour, Beyrouth, 2008.

(11) Dès son arrivée au pouvoir et comme pour mieux confirmer la légitimité du combat du Hezbollah, Bachar al-Assad déclara le 1er octobre 2000 la libanité des fermes de Chebaa.

(12) À peine 5 % des terres irrigables du bassin versant du Hasbani sont irriguées à ce jour.

(13) Le président libanais, Émile Lahoud, alla même jusqu’à déclarer en référence au sang versé par la résistance
libanaise : « Si quelqu’un avait dit que le sang se changerait en eau. » Cette déclaration était écrite sur de grandes
affiches et tapissait nombre de grands panneaux au moment de cette crise. Le jour de l’inauguration, le 17 octobre 2002, tous les partis étaient présents à la source Wazzani.

(14) La Turquie a ainsi répondu en 2009 à un appel d’offres israélien pour fournir une partie de ses eaux qui s’écoulent vers la Méditerranée.

(15) Georges Bensoussan, Une histoire intellectuelle et politique du sionisme (1860-1940), Fayard, Paris, 2002.



Dimanche 19 Novembre 2017


Commentaires

1.Posté par YYY le 20/11/2017 11:14 | Alerter
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Après la Palestine c'est au tour du Liban, celles ci sont les terres de Cannaan, les terres de Cannaan sont une partie héritée des terres de Cham.

Les terres dites de Cannaan, dites de Madian, dites Hammite, dites de Ham/Cham/kham "les trois appellations" du fils de Noe/Nouh(as).
Cannaan et Misraim sont les 2 fils de Ham/Cham qui lui même est un fils de Noe/Nouh (as).

Les Terres de Cham.
Les Terres de Misraim/Misr/Egypte sont Hamites Terres de Cham
Les Terres de Cannaan/ Palestine et Liban sont Hamites Terres de Cham

Voilà ce qui est Bilad Cham.
Ce ne sont pas des terres Sémites. La langue parlé par les autochtones étant connue, soit le Cannanéen.
Moise (as) épousa une fille de Madian, une Hamite, les Hamites parlant le Cannanéen, cela prouve le mensonge éhonté colporté par les IsraEL.
Il apparaît que si les Hamites avaient été maudits, alors pourquoi Moise (as) épousa une Hamite de Madian, c'est à dire, une Cananéenne des Terres de Cham/Ham.

Les Terres de Cham = biled Cham sont nommés a tort Ereztz IsraEL.

Généalogie:
Noe (as) père de Cham/Ham qui a 2 fils -Cannaan et -Misraim.

Bilad Cham n'est pas la Syrie ni l'Irak. La Syrie et l'Irak sont les terres de Sem donc sémites.

2.Posté par Bina le 20/11/2017 14:50 | Alerter
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Le problème de l'eau est réel. Il suffit de chercher à partir de quelle source s'abreuve le lac de Tibériade.....pour comprendre les réelles intentions cachées derrière ce comportement belliqueux......

La propagande sur les Saoud, le Liban, etc, etc...est un écran de fumée pour laisser.....

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