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Liban : Fouad Siniora officiellement reconduit au poste de Premier ministre


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Jeudi 29 Mai 2008

Fouad Siniora a été officiellement reconduit dans ses fonctions mercredi et chargé par le nouveau président Michel Sleimane de former le gouvernement d’union nationale.

La décision de M. Sleimane est sans surprise dans la mesure où les différents partis de la majorité parlementaire avaient annoncé, dans la nuit de mardi à mercredi, avoir choisi à l’unanimité" de charger M. Siniora de former le nouveau gouvernement.

Le président libanais ne pouvait qu’entériner ce choix.

"Sur la base des consultations parlementaires et de leurs résultats, le président a convoqué le Premier ministre Fouad Siniora et l’a chargé de former le nouveau gouvernement", a annoncé la présidence dans un communiqué.

Devant le Parlement, M. Siniora avait auparavant obtenu 68 voix sur 127.

A la sortie d’un entretien avec M. Sleimane, M. Siniora, dont la reconduction a été critiquée par l’opposition, a tendu la main à toutes les parties, s’engageant à former un gouvernement "de tous les Libanais".

"Au commencement de ma nouvelle mission, je m’adresse à mes frères de la patrie, de toutes tendances et de toutes les parties, avec de bons sentiments ouverts qui appellent à l’union des Libanais et rejettent leur division", a-t-il dit.

M. Siniora, 64 ans, en poste depuis avril 2005, entamera jeudi ses consultations avec les différents blocs parlementaires pour former un gouvernement de 30 membres. L’opposition y bénéficiera d’une minorité de blocage, en vertu de l’accord interlibanais signé le 21 mai à Doha et qui a permis de débloquer une crise vieille de 18 mois.

Cette crise avait empêché jusque-là l’élection d’un chef d’Etat, alors que l’ancien titulaire du poste, le président Emile Lahoud, avait quitté ses fonctions en novembre 2007.

A la suite de l’élection dimanche de Michel Sleimane, le gouvernement de M. Siniora, un musulman sunnite comme le veut la coutume, avait démissionné.

Fouad Siniora, dont le nom était le seul à circuler avec celui de Saad Hariri avait fait part de son peu d’empressement à conserver son poste.

Sa reconduction est considérée comme un défi à l’opposition qui ne pouvait la bloquer. Celle-ci a ainsi formulé des objections au choix de la majorité, tout en affirmant qu’elle participerait au gouvernement.

"Nous sommes déterminés à participer au gouvernement, sans soutenir le chef du cabinet. Nous y participerons en tant qu’opposition", a déclaré le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun.

"Pour diriger le gouvernement d’union nationale, le candidat doit respecter les engagements, ne pas être vindicatif, protéger les armes de la résistance et refuser les pressions étrangères", a estimé de son côté le député du Hezbollah Mohamed Raad, ajoutant : "c’est pourquoi nous n’avons nommé personne".

Selon lui, son mouvement arrêtera sa position après "la fin des consultations".

Même avis chez Amal, parti d’opposition dirigé par le président du Parlement, Nabih Berri. "Nous ne coopèrerons pas dans la nomination de M. Siniora mais coopèrerons dans la formation" d’un cabinet, a déclaré à l’AFP le député d’Amal, Ali Bazzi.

L’opposition réclamait le départ de M. Siniora depuis la démission en novembre 2006 de ses six ministres. Cette démission avait plongé le Liban dans une grave crise politique qui avait dégénéré début mai en violences intercommunautaires, les pires depuis la guerre civile (1975-1990), avec la mort de 65 personnes.

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Jeudi 29 Mai 2008

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