Société

Lettre ouverte aux artistes citoyens: Le téléchargement libre et gratuit est une aubaine pour les artistes et une révolution pour la culture



sam.byhel@laposte.net
Mercredi 6 Janvier 2010

Lettre ouverte aux artistes citoyens: Le téléchargement libre et gratuit est une aubaine pour les artistes et une révolution pour la culture
Artistes réjouissez-vous car vous êtes téléchargés ! Cela signifie que vous êtes écoutés, que vous êtes vus, que votre art est apprécié. Quelle plus grande satisfaction pour un véritable amoureux de son art, pour un passionné dont le plus grand plaisir est d’abord de faire ce qu’il aime ? Même s’il ne peut en vivre.  
 
 Trouvères et troubadours, bateleurs et saltimbanques du XXIème siècle, grâce à Internet, même vos admirateurs les moins fortunés peuvent enfin connaître la joie de vous voir et de vous écouter. Votre art n’est plus réservé à ceux qui peuvent payer. Pour ces derniers, c’est la longue tradition populaire des concerts et des tournées que vous allez pouvoir perpétrer. Car en multipliant les concerts dans des salles à taille humaine, c’est en proximité avec votre public, qui vous aime tant et qui vous fait vivre, que vous allez gagner.  
 
 Gratuité d’une partie de vos œuvres ne signifie donc pas que vous êtes piratés. Personne ne vous vole votre talent ou ne s’attribue la paternité de vos créations. Et même téléchargé – d’ailleurs surtout téléchargé – vous gagnez en notoriété. Finalement pour l’internaute ce n’est jamais complètement gratuit, puisqu’en vous téléchargeant il reconnait votre talent. Ne mériterait-il pas un petit « merci » ?  
 
 Le prix d’un CD ou d’un DVD est aujourd’hui trop élevé pour qu’un érémiste ou un smicard ou un étudiant fauché puisse raisonnablement avoir accès à ses artistes préférés. Alors plutôt que de soutenir une loi liberticide qui s’en prend aux plus faibles, à ceux qui peuvent le moins payer, pourquoi, par exemple, ne pas militer pour une TVA réduite sur les CD et les DVD ? Ou faire pression sur des producteurs trop gourmands pour qu’ils réduisent leurs marges bénéficiaires ?  
 
 Il est étonnant de voir que certains des artistes qui s’engagent à récolter des fond pour les plus démunis, sont les même qui tirent à vu sur ces moins fortunés parce qu’ils ont eu accès à leurs œuvres gratuitement sur Internet. D’ailleurs, il suffit d’y regarder de plus près, et de voir les fastes de leurs tournées « caritatives », les palaces, la haute couture et la gastronomie, pour comprendre où se situe leur véritable intérêt.  
   
 Malheureusement, beaucoup des nababs du show-biz ne sont pas un exemple de dévouement à leur art, ni un exemple de proximité avec leur public.
D’ailleurs ce qu’ils aiment ce n’est pas le public, mais le public qui paye.  
 
 Pourtant est-ce si grave pour un artiste de devoir multiplier les dates de concert pour mieux gagner sa vie, plutôt que de s’assoir à vie sur les confortables revenus de leurs droits d’auteurs ? S’il peut vivre de son art, c’est un idéal. Sinon, pour faire de l’argent, comme la grande majorité des gens, il peut toujours trouver un travail qui lui laissera le temps de vivre sa passion. Car toutes les passions ne se monnayent pas, et les plus artistes les plus doués ne sont pas toujours les plus médiatisés.  
 
 Dans une « Lettre ouverte aux spectateurs citoyens », de nombreux artistes de renom se sont déjà engagés contre le projet de loi « Création et Internet » – comme si Internet pouvait limiter la créativité d’un artiste – et il est important de saluer ce message courageux de compréhension et d’ouverture vers l’avenir qu’ils viennent de signer.  
 
 Les supports CD et DVD sont déjà démodé. La façon de consommer du cinéma ou de la musique à changé. Aux artistes et à leurs producteurs de trouver des solutions pur s’adapter à la modernité plutôt que de se crisper autour de vieux acquis et d’intérêts déplacés. Tout comme les journaux gratuits n’ont pas tué la presse payante, l’accès gratuit aux œuvres d’auteurs ne tuera pas les œuvres payantes.  
   
 Pour tous ceux qui en ont assez d’essuyer la poussière de leurs boîtes à CD, il n’y a qu’un seul maître mot : s’adapter.  
 
   
 Sam Byhel


Mercredi 6 Janvier 2010


Commentaires

1.Posté par Chôme Force le 06/01/2010 14:06 | Alerter
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Tiens, je vais télécharger cette article de Sam Byhel et le placer sur le réseau Kad (e-mule, shareaza, etc...) dans la catégorie:

Téléchargement direct: PDF: Lettre ouverte aux artistes citoyens (Sam Byhel)

En effet, pour lutter pour la liberté de la culture une initiative citoyenne a déjà commencé par les réseaux de bourses d' échanges culturels et se poursuit par la proposition d' un standard de nom de fichier à télécharger (vérifier en cherchant sur e-mule Téléchargement directe).

VIVE LA CULTURE LIBRE!

2.Posté par Depthcall le 06/01/2010 21:25 | Alerter
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Totalement d'accord, cependant pas au nom des mêmes principes dont je reconnais toute la justesse.

Les droits d'auteur ne concernent pas une oeuvre, mais sa duplication.
Ainsi des livres, dont un seul valait le prix d'un immeuble avant Gutemberg, et ne valent presque plus rien maintenant chez Virgin.
Ainsi la peinture plus protégée dés qu'elle est vendue (souvent fort peu chére, créant de véritables réseaux d'affairistes, appelés amateurs d'art). L'artiste et ses héritiers perdent tout droit.
Ainsi la sculpture unique ne fait elle pas plus vivre ses auteurs. Alors que la duplication des bronzes a été réglementée à un maximum de 8, la statuaire a trouvé un nouveau soufle à une époque d'embellie économique en permettant de dupliquer à l'infinie les figurines en résine.
Ainsi la musique ne devait pas être protégée tant que le disque n'existait pas. Le progrés technique a permis sa duplication à l'infini, créant un marché, et par là même l'intéret des droits d'auteurs.
Des fortunes insolentes se sont construites, entrainant trés souvent des drames humains effroyables, non sur le talent, mais sur la capacité à le dupliquer.
Mais un nouveau progrés technique permet une duplication plus facile, et plus rapide. Intervenant sans controle des marchands, elle dessert le marché, créant une réaction, et partant un véritable mouvement réactionnaire des personnes de l'establishment menacées.
La création trouvera toujours à s'exprimer, les droits d'auteur de la Sacem (4 SMIG pour C. DINGLER pour une seule chanson) existeront toujours. Les concerts restent toujours possibles. Le théatre egalement, si il parait que les soit disant artistes ne peuvent plus prétendre à des cachets démentiels, comme ceux de Jhonny DEEP.
L'amélioration de la duplication ne peut pas être combattue systématiquement. Elle fait évoluer le paysage. Aux artistes, et surtout aux marchands de s'y adapter, comme ils ont si bien su le faire, à l'invention de livre, du disque et du cinéma.

3.Posté par Chôme Force le 07/01/2010 13:31 | Alerter
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@ depthcall,

à part enfoncer des portes ouvertes pour nous dire ce que tout le monde sait déjà et pratiquer l' exercice de la langue de bois:

- Totalement d'accord, cependant pas au nom des mêmes principes dont je reconnais toute la justesse.
(traduction: ni pour ni contre, bien au contraire!)

c' est tout ce que tu as à nous apprendre, c' est tout ce que tu sais faire: nous faire perdre notre temps ?

Les droits d'auteur ne concernent pas une oeuvre, mais sa duplication. (...donc de l' oeuvre)

How deep ?

4.Posté par Depthcall le 08/01/2010 20:55 | Alerter
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A Chome force,

Je n'ai rien à t'apprendre, mais juste te faire remarquer :

que tu perds ton temps, en répondant!
que si la porte est deja ouverte, tu n'as pas à t'en soucier en la franchissant!
que "How deep" n'est pas une formule correcte!
que tu es libre de ta traduction, mais qu'elle éclaire plus ton esprit caricatural que mes propos. Tout le monde a compris, à part toi visiblement qui te complais dans les formules creuses et toute faites, que je suis d'accord avec l'auteur et que je me permets de compléter son propos.
qu'il est temps que tu t'intéresses à la différence entre l'essence et l'existence, car l'oeuvre et sa duplication n'ont pas grand chose en commun!
Trop profond pour toi? Remontes!

5.Posté par Chôme Force le 09/01/2010 13:55 | Alerter
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@ Depthcall,

désolé.

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