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Les voeux de nouvel an du président du MLAN


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Dimanche 30 Décembre 2007

Mesdames, Messieurs,



Mes chers concitoyens africains,
Mes chers amis de l’Afrique,
Mes chers camarades militants et sympathisants du MLAN,

La cloche sonnant le Nouvel An va tinter. En ce moment merveilleux où les peuples du monde entier accueillent l'an avec joie et crainte, je me réjouis de formuler mes vœux, les meilleurs, de Paix, de Santé et de Prospérité au peuple africain, ce peuple béni de Dieu. Cette formule habituelle et même conventionnelle trouve dans le contexte actuel de notre sous-continent, une importance capitale. Nos économies ont un besoin urgent de croissance, de paix et de stabilité politique. L’année nouvelle peut et doit être l’année du renouveau pour notre continent noir.

Mes chers concitoyens africains,
Mes chers amis de l’Afrique,
Mes chers camarades militants et sympathisants du MLAN,

En ces moments historiques de l’année, je pense à tous ceux qui souffrent sur le continent africain. Je pense aux malades qui sont alités, aux déplacés de guerre, aux endeuillés et aux familles qui peinent à survivre. A vous tous qui traversez des moments difficiles, le MLAN, par ma voix, salue votre courage et dignité dans ces épreuves. Je voudrais aussi compatir à la douleur des parents des 103 enfants tchadiens qui ont failli voir leur vie basculer du jour au lendemain en se retrouvant déracinés, privés de leur cordon ombilical dans un pays inconnu. Cette affaire tristement célèbre, qui nous rappelle des souvenirs doit nous amener à réfléchir sur le défis qui est le nôtre : celui de donner à chaque africain le minimum. Bien-aimés, la fin de la Guerre froide avait nourri tous les espoirs d'un apaisement des différents foyers de tension en Afrique. Aux conflits inter-Etats d'hier ont succédé les guerres internes. L'Afrique des Grands Lacs, du Congo au Tchad nous offre le visage meurtri de cette espérance trahie, avec son cortège de drames humains dont les réfugiés sont le symbole palpable. Le conflit au Darfour laisse entrevoir des perspectives d’avenir maussade. Dans plusieurs pays d'Afrique centrale, orientale et occidentale, l'instabilité politique, les troubles civils et les conflits frontaliers ont nui au développement économique, qui a été privé des ressources, déjà restreintes, réaffectées aux forces armées. L’organisation humanitaire Oxfam, le Réseau d'action international sur les armes légères (RAIAL) et l'ONG Saferworld ont publié le jeudi 11 octobre 2007, un rapport alarmant évaluant le coût des guerres en Afrique entre 1990 et 2005 à 284 milliards de dollars (200 milliards d'euros). Cette somme correspond environ au montant de l'aide fournie au continent pendant cette période. Tous ces malheurs que nous connaissons n'ont qu'une seule et même origine : l'arrogance, l'hypocrisie et les intrusions post-coloniales de l'Occident dans nos affaires internes. Le moment est venu pour nous de prendre de bonnes résolutions afin de barrer la route aux diviseurs impénitents occidentaux, féodaux qui se font passer pour les bienheureux.
Mes chers concitoyens africains,
Mes chers amis de l’Afrique,
Mes chers camarades militants et sympathisants du MLAN,

L’instabilité politique et sociale ne permet pas à notre continent de décoller véritablement. Sur les 49 pays les moins avancés (PMA) ,34 pays se situent aujourd'hui sur le continent noir. La part de l’Afrique dans le commerce mondial est à peine de 2%. En réalité ce n’est pas la faute des produits exportables mais à cause de la nature des produits et services qui sont pour la plupart à faible valeur ajoutée. Dans un contexte marqué par la délicate négociation des Accords de partenariat économique (APE) entre l'Union européenne et ses partenaires ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), bien de verrous restent à faire sauter. Il y’ a entre autres le coût de la connectivité téléphonique qui est plus élevé que partout ailleurs. Les coûts du transport en pourcentage de la valeur totale des importations y atteignent 13 % contre 8,8 % pour les autres pays en développement et 5,2 % pour les pays industrialisés. Il est aujourd’hui indispensable d’encourager l’intégration régionale pour accroître les économies d’échelle. La coopération régionale peut aider les pays en développement à accélérer leur industrialisation et à élargir les bases de leurs économies pour que celles-ci soient plus stables et génératrices d’une croissance à long terme. Elle pourra aussi aider nos pays à réduire leur vulnérabilité face aux déséquilibres des comptes courants, ainsi que face aux variations de taux de change qu’engendrent les flux de capitaux spéculatifs.

Mes chers concitoyens africains,
Mes chers amis de l’Afrique,
Mes chers camarades militants et sympathisants du MLAN,

L’An 2007 a été une année morose au niveau social. Les Objectifs de Développement du Millénaire (ODM) sont loin d’être atteints. Aujourd’hui environ la moitié de la population en Afrique vit en dessous du seuil de pauvreté et environ 70% dépendent de la biomasse représentant leur seule source de carburant. Le manque d’accès à des services énergétiques fiables, propres et abordables entrave sérieusement tous les efforts pour favoriser la croissance économique et faire reculer la pauvreté – cela doit changer. Mais la dette étrangle nos efforts vers le développement. Entre 1970 et 2002, l´Afrique a reçu 540 milliards de dollars environ en prêts; mais bien qu´elle ait remboursé près de 550 milliards de dollars en principal et intérêts, elle affichait encore un encours de dette de 295 milliards de dollars fin 2002. Les chiffres sont encore plus déconcertants pour l´Afrique subsaharienne, qui, ayant reçu 294 milliards de dollars en prêts et remboursé 268 milliards de dollars en service de la dette, reste cependant débitrice de quelque 210 milliards de dollars. Les paiements au titre du service de la dette après l´Initiative PPTE sont passés d´environ 2,4 milliards de dollars en 2003 à 2,6 milliards de dollars en 2005. Pour avancer nous devons répudier cette dette dont les origines remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui nous ont prêté de l'argent, ce sont ceux là qui nous ont colonisé, ce sont les mêmes qui géraient nos états et nos économies, ce sont les colonisateurs qui endettaient l'Afrique auprès des bailleurs de fonds, leurs frères et cousins. Nous devons compter sur nos forces et nos richesses, c’est pourquoi, je vous invite à ne point brader nos fabuleuses ressources naturelles. A propos, l’exploitation abusive des nos ressources naturelles nous expose aux méfaits du dérèglement climatique alors même que nous ne sommes pas les plus pollueurs. Le rapport régional du deuxième Groupe de travail d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prédit qu’une augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre provoquera des pénuries d’eau des plus sévères, menaçant entre 400 millions et 1,8 milliards de personnes en Afrique. L’étendue des terres arides et semi arides augmentera de plus de 8 pour cent, avec des conséquences sur les modes de vies. Les réserves pétrolières d'Afrique, limitées par rapport à celles du Proche-Orient, risquent de s'épuiser sans que les pays producteurs aient mis ces richesses au service de leur développement. Un pays comme l'Angola, deuxième exportateur de pétrole d'Afrique et dont la croissance dépasse aujourd'hui de loin celle de toutes les économies du continent, dispose par exemple de réserves avérées de moins de 20 ans de production au rythme actuel. Le pétrole gabonais finira d’ici 10 ans à ce rythme d’exploitation. Les secteurs de la santé et de l’éducation qui occupaient une place de choix dans les premiers investissements faits par les gouvernements post-coloniaux dans les secteurs sociaux, après les indépendances, sont devenus les parents pauvres du budget de l’Etat à cause des programmes d’ajustement structurel. En Afrique, « seulement 5 % à 10 % de la population active bénéficie d’une couverture sociale », selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), qui note une dégradation de la situation au cours des vingt dernières années.




Mes chers concitoyens africains,
Mes chers amis de l’Afrique,
Mes chers camarades militants et sympathisants du MLAN,
Ce tableau sombre et ténébreux ne doit pas contrebalancer les avancées sur tous les plans en Afrique.
A nos jours, la situation internationale connaît toujours des changements profonds et complexes. La multipolarisation continue d'évoluer. L'économie mondiale maintient sa croissance et l'interdépendance et la coopération entre les divers pays ne cessent de s'approfondir. A ce grand rendez-vous du donner et du recevoir, l’Afrique a maintenu ses acquis de croissance. C’est à la fois dommage et inexact de penser que l’Afrique est synonyme de conflits et de pauvreté. L’Afrique a connu ces dernières années des évolutions économiques et politiques très positives. D’impressionnants taux de croissance, une inflation réduite, des élections démocratiques et moins de conflits sont le résultat d’un courant de réformes traversant de nombreux pays africains. Cette bonne performance s'est accompagnée dans l'ensemble d'une maîtrise de l'inflation, d'un renforcement de la monnaie, d'une bonne tenue des comptes extérieurs courants, et d'une consolidation des finances publiques. « L’Afrique est en mesure de maintenir son taux de croissance annuel à 6 % environ en 2007 (alors que l’économie mondiale devrait croître de 3,4%”), mais le rythme devrait ralentir légèrement en Amérique latine et dans l’Asie occidentale, pour se rapprocher de 5 % », selon le nouveau rapport 2007 sur le commerce et le développement de la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Depuis vingt ans, l’Afrique enregistre ses taux de croissance les plus élevés. Avec un PIB annuel moyen de 5 % au cours des six dernières années, passé à 5,5 % en 2006, il devrait atteindre en 2007 les 6 %, révèle le nouveau rapport conjoint de la Banque africaine de développement et du Centre de développement de l’OCDE. La croissance économique des pays d’Afrique de l’Ouest devrait s’accélérer et passer de 4,8 % en 2006 à 5,9 % en 2007. L’Afrique a appris à commercer de manière plus effective avec le reste du monde, à s’en remettre davantage à son secteur privé, et à éviter les très graves ruptures de croissance économique qui ont caractérisé les années 70 et 80, voire le début des années 90. Avec 6 % de croissance annuelle et des ressources en matières premières très convoitées (pétrole, uranium, métaux…), l’Afrique est redevenue un continent très attractif. Certes, le sida continue à faire des ravages, et les guerres, si elles sont en recul, continuent de la gangrener, mais l’Afrique est désormais une terre convoitée. C’est pourquoi, il est temps que les africains soient unis afin de parler d’une seule et unique voix. En la matière, Le 9 décembre, Européens et Africains ont adopté à Lisbonne les principes d'un partenariat «d'égal à égal», censé ouvrir une nouvelle page de leurs relations, au terme d'un sommet de deux jours où l'Afrique a fait entendre ses exigences, parfois avec véhémence, sur cet avenir commun. Le deuxième sommet UE-Afrique a véritablement tourné une page dans l'histoire, celle d’une Afrique qui s’insère sérieusement dans le concert des nations.
Mes chers concitoyens africains,
Mes chers amis de l’Afrique,
Mes chers camarades militants et sympathisants du MLAN,
L'Afrique compte aujourd'hui. De la désinflation diplomatique en matière géostratégique, la diplomatie africaine a connu une inflation. L’Afrique compte en termes de sources d'énergie. L'énergie en provenance de l'Afrique joue un rôle croissant dans la sécurité énergétique de tous les grands consommateurs mondiaux, tels les Etats-Unis, l'Europe et la Chine. Elle représente plus de 10 % des importations américaines de pétrole et plus de 25% des importations chinoises. C'est partiellement grâce à ces importations que le commerce sino-africain est passé de $10 milliards en 2000 à $ 28,5 milliards en 2004. C'est donc une autre carte géopolitique qui s'est dessinée aux cours des dernières années. Mieux, nous avons changé de visage aujourd'hui : l’Afrique dit OUI ou NON quand elle le veut. Il y a le nouvel élan donné par nos dirigeants africains qui ont développé à la fois une vision pour notre continent et l'ambition de nous prendre en charge. C'est l'Afrique elle-même qui est à l'origine des initiatives de promotion de la gouvernance panafricaine, de la création de l'Union Africaine et du NEPAD. Il y a l'ambition sincère de gérer nous-mêmes nos crises, comme au Darfour et en Côte d’Ivoire; de répondre au fléau du SIDA et d'autres maladies transmissibles; de mettre en œuvre un plan de développement économique tenant compte du potentiel régional et continental, par exemple, via le développement d'interconnexions en matière d'infrastructures, tel que développé par NEPAD. Je voudrais profiter de cette occasion pour réaffirmer que la politique étrangère africaine a pour vocation de sauvegarder la paix mondiale et de promouvoir le développement commun. Dans cette nouvelle donne géostratégique, je voudrais exhorter les dirigeants africains à accroître l’utilisation des revenus du pétrole et du gaz à des fins de développement. Il est urgent d’investir massivement dans les infrastructures énergétiques, c’est-à-dire, l’utilisation accrue des ressources en énergie renouvelable locale pour le développement de l’Afrique et l’amélioration de l’efficacité énergétique.
Tout en sachant que notre continent est le berceau de l’homme et de l’humanité, dépositaire de trésors de sagesse et de culture, trésors qui permettent en réalité un autre regard sur la modernité, je voudrais pour terminer, souhaiter à tous les africains, à tous les adhérents et sympathisants du MLAN, une année de paix, de bonheur, de longévité et de santé.
Dieu bénisse l’Afrique !
Vive l’Afrique libre et prospère !

Fait à Paris, le 29 décembre 2007
Le Président du Mouvement de Libération de l’Afrique Noire
Prao Yao séraphin

.



Dimanche 30 Décembre 2007


Commentaires

1.Posté par Sudani le 30/12/2007 19:59 | Alerter
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Monsieur Prao Yao Seraphin,

Vous n'êtes qu'un enfant du colonialisme. Nous les vrais africains nous n'avons rien à faire de vos voeux pour le nouvel an chrétien car nous sommes musulmans. Vous avec choisir d'adhérer à la religion des oppresseurs européens et bien restez chez eux à leur cirer les bottes. Vos pays ont des langues européennes comme langues officielles et vous osez vous réclamer de l'africanité? L'Afrique (Al ifriqiya) aux africains, nous n'avons pas besoin de traîtres et de collabos.

2.Posté par Estrangelo Odessa le 07/01/2008 11:39 | Alerter
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La personne qui a laissé le commentaire ci-dessus (Sudani le 30/12/2007 19:59) cherche sans doute à échauffer les esprits par une bête gué-guerre de religion et d'appartenance tribale ?
L'Afrique réunie ne se laisserait certainement pas submerger par de telles billevesées.
C'est très certainement quelqu'un qui veut se faire passer (à tort) pour un Africain ? Pour que les lecteurs de son post viennent à fomenter des idées malsaines sur tous les Africains ? Mouais. Ce "post" sentirait presque l'extrème droite à plein nez.
Un Africain, ou toute personne dotée de sentiments respectueux pour l'Afrique et les Africains ne se permettrait certainement pas de faire l'amalgame entre Afrique et appartenance musulmane.
C'est certainement le message d'une personne qui veut décridibiliser l'Afrique ?

Bonne et belle année à tous et à toutes,
Qu'elle soit propice à l'éclosion et à la propagation de la démocratie, de la paix, de la joie, sur toute la surface du Globe.

Amitiés ensoleillées.


3.Posté par J.Michel le 07/01/2008 12:53 | Alerter
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Sudani,

Je suis bienheureux de rencontrer un vrai Africain et si je comprends bien vos propos, ne sont de véritables Africains que les seuls Musulmans?
Ainsi par déduction, avant le 7 eme siecle, il n'existait pas d'Africains en Afrique;
Qui étaient alors ces populations qui ont laissées des vestiges d'empires sur le continent ?
Peut'être des Esquimauds en vacances?
J'ai bien l'impression que votre passion confine au fanatisme.
Je vous rappel par ailleurs que Saint Augustin, dit l'Africain, vivait en Afrique au 4eme siècle, par conséquent veuillez reconsidérer vos théories des Chrétiens colonisateurs.
J.Michel

4.Posté par al akl le 07/01/2008 14:52 | Alerter
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Il ne fait aucun doute qu’une vision déformée du christianisme a servit à coloniser l’Afrique. Sous couvert d’apporter une âme à ceux qui en étaient soit disant dépourvus, on a dévalisé les richesses dont ils étaient abondement pourvus.

Que la sincérité des saints ne puisse être mise en doute, n’empêche qu’ils aient servit de sombres desseins. Inconsciemment ou pas.

L’exemple sud américain est plus net, quoiqu’identique.

Que Sudani doute de la sincérité des prosélytes chrétiens, s’explique voir se justifie.

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