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Les tribulations de Macron en Chine


Je me lavais les dents après un bon repas et j’écoutais discrètement France-Info, vous savez cette radio d’information continue qui fait pendant aux chaînes de TV BFMTV, CNews...

Le sujet était : le voyage prévu cette semaine du président français en Chine.

L’animateur du débat qu’organise entre soi ce tambour qui sonne creux à chaque fois qu’on tape dessus, posait deux questions à ses confrères dont les opinions sont aussi opposées que la différence entre deux variétés de pastèques de même couleur :

- « Macron qui se pose en patron de l’Union, va-t-il y représenter l’Europe ? »
- « Macron va-t-il tancer le chef d’Etat chinois pour sa politique à l’égard des manifestants de Hong Kong ? »

J’attendais, j’attendais, j’attendais... que ses confrères se roulent par terre de rire devant des questions aussi idiotes.

Personne ne semble s’apercevoir du poids actuel de ce minuscule pays, habité jadis par un grand général.

Le président français se préparer (accompagné par le représentant en chef de la profession) de vendre ses cochons aux Chinois. Le nec plus ultra de la technologie française.

Et ces schtroumpfs imaginent qu’il va donner une fessée à la Chine ?

Ci-dessous, je vous joins un papier sur le voyage récent de A. Merkel en Inde. A vous de comparer.

Je reviens d’un voyage relativement lointain où il faut un microscope électronique à effet tunnel pour distinguer un gaulois qui ne râle pas contre l’absence de Camembert.

Ce genre de débat montre à quel point nos amis Français ne semblent pas comprendre que l’Empire c’est fini depuis longtemps et que désormais il serait temps de réinitialiser leurs optiques s’ils veulent encore conserver leur place de première destination touristique mondiale (mais il faut déduire le nombre de touristes de passage venus d’Europe du nord obligés de transiter par l’Hexagone pour joindre l’Espagne, le Portugal ou l’Italie).

Pour le classement technologique, on sait que même les places d’honneurs sont déjà occupées...

Djeha,
D. 03 novembre 2019

Narendra Modi veut « construire une nouvelle Inde » et c’est sur l’Allemagne qu’il compte pour l’y aider. Imagine-t-on ce que représentera bientôt le développement de 1.5 milliards d’êtres humains ?

C’est infiniment plus vaste que de tenter de vendre de la viande de cochon aux chinois ou de leur fourguer des Rafales en soudoyant des intermédiaires, comme l’a fait F. Hollande pour le plus grand profit de Dassault qui l’en a d’ailleurs remercié.


Djeha
Mardi 5 Novembre 2019

Les tribulations de Macron en Chine
Angela Merkel en Inde pour resserrer les liens

Julien Pavy, Euronews, V. 01/11/2019

Angela Merkel et Narendra Modi, tout sourire... Symbole d'une coopération au beau fixe entre l'Allemagne et l'Inde.
Signature d'une vingtaine d'accords

Les deux pays ont signé ce vendredi une vingtaine d'accords. La chancelière a fait le déplacement à New Delhi avec plusieurs membres de son gouvernement ainsi que des chefs d'entreprise. Objectif : renforcer les relations économiques et commerciales et intensifier les échanges technologiques.

"Les domaines dans lesquels nous souhaitons travailler ensemble sont l'intelligence artificielle et la transformation numérique. Il y a ici en Inde énormément de potentiel", a déclaré la chancelière Merkel.

Cette coopération renforcée concerne d'autres domaines : science, gestion de l'eau, agriculture, traitement des déchets, système de santé.
Narendra Modi veut "construire une nouvelle Inde"

Le Premier ministre indien Narendra Modi veut profiter de l'expertise allemande pour faire avancer son pays :

« En 2022, l'Inde fêtera le 75ème anniversaire de son indépendance. Nous nous sommes fixé l'objectif de construire une nouvelle Inde d'ici là. Pour mener à bien cette tâche multidimensionnelle, l'expertise d'une puissance technologique et économique comme l'Allemagne sera très utile pour les priorités et les besoins de l'Inde. »

Visite d’Emmanuel Macron en Chine : « La France est vue comme un petit Etat européen, loin derrière l’Allemagne »

Propos recueillis par Nicolas Raffin, 20Minutes le D. 03/11/19 à 15h12

INTERVIEW Pour Jean-Vincent Brisset, directeur de recherches à l’Iris, la France surestime son importance aux yeux de la Chine
Pour la deuxième fois depuis son élection, Emmanuel Macron va effectuer à partir de ce lundi une visite d’État en Chine. Lors de son premier périple, il s’était rendu à Xian, dans le nord du pays. Cette fois-ci, le chef de l’État va découvrir Shanghaï, la grande métropole économique de l’est. Au programme : visite de la Foire des importations, puis inauguration d’une antenne du Centre Pompidou.

Voilà pour la partie la plus agréable. Car Emmanuel Macron doit aussi rencontrer Xi Jinping, le président chinois, pour évoquer les dossiers sensibles du moment : crise iranienne, guerre commerciale avec les Etats-Unis, voire la situation à Hong-Kong. Pour Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’IRIS et spécialiste de la Chine, le chef de l’État ne doit pas s’attendre à un traitement de faveur.

Comment la France est-elle aujourd’hui perçue par la Chine ?

La France a toujours exagéré la position qu’elle pense avoir en Chine. Beaucoup de gens s’imaginent qu’au motif que la France est un des premiers pays à avoir reconnu Pékin, elle aurait droit à des égards. Ce n’est absolument pas vrai, aux yeux des Chinois la France est un pays comme les autres. Pour les Chinois, hors du « romantisme », et de quelques aspects industriels comme les Airbus, la France est placée très loin sur la carte. Elle est vue comme un petit Etat européen, loin derrière l’Allemagne et l’Angleterre.

A l’inverse, Emmanuel Macron a besoin de se présenter comme un grand président. Il se met en avant, il se met en scène. Toute la communication présidentielle lors de la visite va être axée sur le fait qu’il parle d’égal à égal aux plus grands dirigeants mondiaux.
Économiquement, que pèse la France face à la Chine ?

Aujourd’hui, la Chine représente le principal déficit commercial de la France – près de 30 milliards d’euros. C’est un fournisseur de matériaux à très bas prix, ce qui permet de contenir l’inflation dans les pays européens. Mettre des barrières économiques, comme les Etats-Unis l’ont fait avec les droits de douane, signifierait une hausse des prix et donc une hausse du coût de la vie. La Chine dispose donc d’une vraie arme de ce point de vue.

Du côté des importations, elle importe surtout des Airbus, et pas à n’importe quelles conditions. D’ailleurs, c’est assez drôle de voir la France et l’Allemagne revendiquer les ventes d’Airbus pour leur propre compte chaque fois que l’un d’eux vient en Chine. Il s’agit pourtant des mêmes avions !



Lundi 4 Novembre 2019


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