Géopolitique et stratégie

Les spéculations sur les résultats des études du groupe Baker



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Vendredi 1 Décembre 2006



Après la tenue de la denière réunion du groupe d’études sur l’Irakm présidé par James Baker, ancien Secrétaire d’Etat américain et Lee Hamilton, ancien représentant démocrate au Congrès, les journaux américains ont procédé à des spéculations sur les résultats de 9 mois d'études, effectuées par ce groupe dont le rapport doit être remis, le 6 décembre, au Président américain. La commission Baker a été formée, en mars, pour trouver une porte de sortie du bourbier irakien. Mais c’est en effet après la victoire des Démocrates aux élections de mi-mandat, que l’attention des milieux politiques et médiatiques s'est convergé vers les résultats de ces études et les propositions de ce groupe, victoire qui signifiait le grand NON des Américains aux politiques unilatérales et bellicistes de l'administration Bush en Irak. Une fois que les démocrates ont pris en main le contrôle du Congrès, la révision dans les politiques bellicistes de la Maison Blanche en Irak, s’est transformée en axe de débats politiques au sein des Etats-Unis. Le Secrétaire à la Défense américaine, Donald Rumsfeld a démissionné tandis que Georges W. Bush a reçu à la Maison Blanche, James Baker et Lee Hamilton, présidents du groupe d’études sur l’Irak, composé de 10 personnes des deux partis républicain et démocrate. Divers projets et plans ont été avancés sur la révision de la politique américaines en Irak, de l’augementation des forces au retrait de l’Irak. Et notons que de telles propositions témoignent, d’une part, du désarroi et de l’incapacité du gouvernement Bush dans la gestion des violences en Irak et de l’autre, des efforts pour sauver le prestige politique des républicains. La victoire des démocrates aux élections de mi-mandat a été un nouveau challenge pour les républicains toujours au pouvoir à la Maison Blanche. La plupart des démocrates soutiennent le plan du retrait progressif des soldats US d’Irak. La commission Baker-Hamilton attire les attentions notamment parce qu’elle peut déterminer, le cadre de coopération, pour les deux années à venir, entre le congrès, sous contrôle démocrate, et la Maison Blanche, entre les mains des républicains. D’après les dires, le groupe Baker a proposé à l’establishment américain, le retrait des soldats US d’Irak, sans en fixer aucune date. L’autre point intéressant dans ce rapport, s’avère la proposition de négociations avec les pays influents du Moyen-Orient dont la RII et la Syrie. Compte tenu des propos de Bush, lors de sa rencontre avec le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, sur la poursuite de la présence militaire américaine en Irak et du rapport ambigü de la commission Baker, sur la situation des militaires américains, on ne peut pas s’attendre à un changement sérieux dans la politique irakienne de la Maison Blanche.


Vendredi 1 Décembre 2006

Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

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