Conflits et guerres actuelles

Les soldats américains et britanniques désertent l'Irak



En Irak, les désertions de soldats ne se comptent plus. Américains ou britanniques, les forces de la coalition fuient une guerre "inutile" et "destructrice", qui a perdu, à leurs yeux, toute légitimité. Dans un rapport, rendu, récemment, public, le Ministère britannique de la Défense évoque le chiffre de 2.770 effectifs de la "Royal Army" qui auraient choisi de mettre leurs galons au vestiaire et de bifurquer vers la vie civile.


IRIB
Jeudi 17 Août 2006

Les soldats américains et britanniques désertent l'Irak

Trois ans après l'invasion de l'Irak, il est loin le temps où les généraux anglo-saxons rameutaient leurs troupes, à grand renfort de rhéthorique enflammée, sur les vertus de leur mission démocratisante et civilisatrice. La confiance du "soldat civilisateur" dans sa hiérachie n'est plus! Sa désillusion est à la hauteur de sa crainte d'une résistance populaire larvée, qui a brouillé, dès le premier jour de l'occupation, toutes les cartes. Et comment peut-il suivre, en bonne conscience, les ordres de ses supérieurs, alors que ceux-ci ne cessent de lui mentir, non seulement, sur la nature d'une guerre, désormais, totalement perdue, mais encore, sur le bilan des pertes et dégâts subis?

A défaut d'une victoire militaire et politique, dans un Irak, où le projet d'américanisation va à vau-l'eau, le Pentagone a renoué avec le culte du secret. Alors que le Département de la Défense en est resté au chiffre officiel de près de 3.000 soldats tués, les sources indépendantes parlent, elles, de plus de 10.000 GI's morts aux combats, sans compter le nombre de blessés, qui, lui, dépasserait les 15.000. Selon ces mêmes sources, le Pentagone éviterait de compter au nombre de ses pertes les soldats qui succombent à leurs blessures, hors d'Irak, dans les bases américaines, en Europe. L'actualité pré-éloctorale obligeant, il ne faudrait surtout pas que l'élécteur americain sache à quel point "les illusions idéologiques" de son Président lui ont coûté cher. La "sempiternelle lutte contre le terrorisme", sur quoi s'est centré le dernier discours de Bush, constitue, à cette aune, une pitoyable tentative de diversion destinée à cacher l'ampleur d'un échec. Mais de cet échec là, l'électeur américain s'en souviendra, en novembre prochain, lorsqu'il glissera son bulletin de vote dans les urnes.



Jeudi 17 Août 2006


Tags : irak

Commentaires

1.Posté par amir le 18/08/2006 16:40 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

les terrorristes sont buch olmert blair, une jolie place vous attends en enfer

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires