Sciences et croyances

Les recherches du CERN visent-elles la fabrication de bombes à antimatière?



Dimanche 28 Septembre 2008

Les recherches du CERN visent-elles la fabrication de bombes à antimatière?
par Hans Peter Anbauer

Nous avons demandé au professeur de physique viennois Hans Peter Anbauer quelle signification les expériences d’antimatière du CERN pouvaient avoir dans le développement de nouveaux systèmes d’armes.
1. Les bombes qui utilisent pour exploser l’énergie d’annihilation dégagée lors de la rencontre entre la matière et l’antimatière ont quelques «avantages»:
a) La quantité d’antimatière nécessaire au développement d’un explosif ne représente qu’une infime fraction de la quantité d’uranium des bombes nucléaires à fission (bombes à uranium) et de deutérium/tritium des bombes nucléaires à fusion (bombes à hydrogène). Théoriquement, les bombes pourraient donc être beaucoup plus petites que les bombes nucléaires classiques.
b) L’énergie d’annihilation est libérée dès que l’antimatière entre en contact avec la matière. Il n’est pas nécessaire de mettre de l’énergie dans la bombe pour déclencher l’explosion. Cela simplifie également la construction des bombes. Certes, la fabrication d’antimatière en dehors de la bombe nécessite beaucoup plus d’énergie, laquelle est libérée plus tard lors de sa réunion avec la matière.
c) Théoriquement, la contamination radioactive résultant de l’explosion de bombes à antimatière pourrait être moindre. Ce pourraient être des bombes à rayonnement qui ont une puissance de destruction mécanique inférieure et qui tuent uniquement grâce au rayonnement neutronique ou des bombes qui détruisent avant tout mécaniquement.
2. Dès que des quantités suffisantes d’antimatière (avant tout de l’antihydrogène constitué d’antiprotons et de positrons) sont disponibles, la construction de bombes à antimatière devient possible. Le CERN est leader mondial en ce qui concerne la production d’antimatière. Le stockage et le transport d’antimatière ne sont pas simples puisque cette dernière ne doit pas entrer en contact avec la matière (on la piège dans des champs électriques et magnétiques), mais ils sont réalisables. De l’antimatière produite en Suisse pourrait donc être utilisée par d’autres pays pour fabriquer des bombes. La fabrication d’antimatière au CERN ne serait pas «quelque chose de mal». Toutefois, dans leur article «Antimatter weapons (1946–1986): From Fermi and Teller’s speculations to the first open scientific publications» du 2 février, A. Gsponer et J.-P. Hurni comparent établissent une comparaison judicieuse avec l’invention du laser en 1960. On a trouvé alors la solution de problèmes qui n’existaient pas encore. Mais en fonction du système de valeurs dominant, on ne peut, avec l’antimatière, guère faire de choses «plus intelligentes» que de construire des bombes.
3. Avec les bombes à antimatière, on pourrait contourner le désarmement et la non-prolifération nucléaire parce que leur principe physique est un peu différent de celui des bombes classiques à fission et à fusion. •
(Traduction Horizons et débats)

Les recherches du CERN visent-elles la fabrication de bombes à antimatière?

La polémique plutôt que la prudence scientifique

Malgré les oppositions, le CERN a mis en activité son nouvel accélérateur de particules

par Karl Müller

Aucun projet scientifique des dernières années n’a suscité un tel écho médiatique que la mise en activité du Grand collisionneur de hadrons (LHC) le 10 septembre au CERN, centre européen de recherches nucléaires. Les expériences proprement dites doivent commencer fin octobre. L’opposition de scientifiques et les tentatives, dans certains pays, de faire stopper le projet par voie de justice n’ont rien empêché. Au lieu de cela, on a surtout polémiqué contre les critiques.

Mentionnons un exemple européen parmi beaucoup d’autres, celui de la station allemande semi-étatique Deutschlandfunk. Le 10 septembre, elle annonçait qu’il y avait certes «un risque résiduel minimal que l’accélérateur de particules se révèle un piège mortel». Elle ajoutait que «la recherche fondamentale implique justement que l’on ne sait pas à l’avance précisément ce que l’on va trouver». Ensuite, elle ironisait sur les critiques et poussait la polémique jusqu’à déclarer: «Si, contrairement à toute probabilité, la fin du monde nous menace, ce sera au moins une fin éclatante.»
C’est ainsi que l’on s’oppose à une réflexion sérieuse sur les dangers potentiels que recèlent les expériences effectuées au CERN. Pourtant cette réflexion serait nécessaire à bien des égards. Des scientifiques de renom ont prétendu qu’au cours des expériences du CERN – des protons (particules constituant le noyau atomique) entrent en collision à une vitesse et avec une charge énergétique encore jamais expérimentées – des trous noirs pourraient apparaître, structures possédant une force d’attraction si considérable que tout ce qui les entoure perd sa forme et sa consistance originelles et que même la lumière ne peut leur échapper. A un moment ou à un autre, à l’intérieur d’une période que l’on ne peut pas définir précisément (il existe également à ce sujet différentes théories scientifiques), la Terre tout entière pourrait être attirée dans un trou noir.
Les scientifiques qui critiquent les expériences du CERN n’ont pas prétendu que cela arriverait certainement, ils ont dit qu’on était théoriquement tout aussi fondé à supposer l’existence de ce danger qu’à la nier (cf. Horizons et débats no 31 du 4 août 2008).
Les tribunaux qui ont été amenés à se prononcer sur les plaintes déposées jusqu’ici contre la mise en route des expériences du CERN n’ont pas apporté de clarification scientifique de la question. L’arrêt le plus récent, celui du tribunal administratif de Cologne du 11 septembre (Az. 13L 1123/08), n’a fait que constater que le risque d’apparition de trous noirs dans le LHC et de l’anéantissement consécutif de toute vie terrestre était «contesté par la grande majorité des scientifiques».
La plainte déposée auprès de la Cour européenne des droits de l’homme contient un résumé détaillé des réserves formulées par des scientifiques à l’encontre des nouvelles expériences du CERN (cf. http://lhc-concern.info/). Quand il existe des craintes aussi importantes à propos d’une expérience scientifique – et il en existe d’ailleurs également chez les profanes qui ont suivi quelque peu le débat – pourquoi le désaccord évident parmi les scientifiques n’a-t-il pas été mis au clair avant de commencer l’expérience? Personne n’a pu jusqu’ici expliquer pourquoi les recherches expérimentales sur la naissance de l’univers et le big bang – c’est ce que le CERN a officiellement déclaré rechercher – ne souffraient aucun délai. Ou s’agit-il peut-être d’autres objectifs, de quelque chose de si important qu’on est prêt à négliger les «risques résiduels»?
Dans sa pièce La Vie de Galilée, Bertolt Brecht a représenté en Galilée le type de l’homme de science corrompu et hypocrite: «En tant que scientifique, j’avais des possibilités uniques. De mon temps, l’astronomie s’exposait sur les marchés. Dans ces circonstances tout à fait particulières, la fermeté d’un homme aurait pu provoquer de grands bouleversements. Si j’avais résisté, les scientifiques auraient pu mettre au point quelque chose comme le Serment d’Hippocrate des médecins, le serment d’utiliser leur savoir uniquement pour le bien de l’humanité. Les choses étant ce qu’elles sont, le mieux que l’on puisse espérer, c’est une race de nains ingénieux qu’on peut louer à n’importe quelles fins. […] et j’ai transmis mon savoir aux puissants afin qu’ils l’utilisent, ne l’utilisent pas, en abusent, tout cela à leur guise.»
Aux hommes de science qui lui posent des questions, Galilée répond: «Avec le temps, vous allez pouvoir découvrir tout ce qu’il y a à découvrir et vos progrès ne feront que nous éloigner de l’humanité. Le fossé entre vous et elle peut, un jour, devenir si large que vos cris de joie à propos d’une découverte quelconque pourraient susciter des cris d’horreur universels.»
Actuellement, personne ne sait exactement ce qui va sortir des expériences du CERN. Cependant une chose est certaine: l’intense polémique dirigée contre les adversaires des expériences montre de manière alarmante que l’on n’accorde plus qu’une valeur relative au fondement de toute vie en société, c’est-à-dire au fait que la protection de la vie doit avoir la priorité absolue. On a perdu le respect de la vie. Si l’on ne stoppe pas cette marche vers l’abîme, le pire est à craindre.    •

Demande de moratoire sur les expériences du CERN

1.    Savez-vous que le CERN lui-même considère comme tout à fait possible l’apparition de microtrous noirs stables ou semi-stables et qu’il existe au CERN un Institut des trous noirs?
2.    Savez-vous qu’aucune mesure de sécurité n’a été prise en cas d’apparition de ces objets potentiellement très dangereux et qu’il faudra au moins deux ans pour que les résultats attendus soient évalués?
3.    Savez-vous que la totalité des arguments du CERN selon lesquels les expériences ne présentent aucun danger reposent sur des hypothèses qui n’ont pas été prouvées, telle que le rayonnement de Hawking, phénomène paradoxal, souvent mentionné, qui doit garantir la désintégration des trous noirs?
4.    Savez-vous que l’apparition et la désintégration possibles de microtrous noirs dans l’atmosphère n’ont jamais été mesurées et que cela rend également l’argument du CERN à ce sujet purement hypothétique?
5.    Savez-vous qu’une telle expérience pourrait être observée dans l’atmosphère, d’autant plus que le CERN affirme qu’il ne se passe apparemment rien d’autre dans l’atmosphère que dans le LHC, mais que le phénomène y est seulement plus rare.
Le 10 septembre 2008, ce ne sera pas la fin du monde. En effet, le faisceau de protons doit être lancé dans le tube de l’accélérateur. Dans le réacteur expérimental LHC, les énergies doivent être augmentées petit à petit au cours de plusieurs semaines et, dans les mois suivants, dépasser plus de deux fois les énergies collisionnelles atteintes jusqu’ici par les autres accélérateurs. Les résultats ne pourront être évalués qu’au bout de deux ans. En outre, le système est conçu pour filtrer les résultats attendus.
Vu les nombreuses questions scientifiques encore ouvertes concernant les risques globaux potentiels, nous faisons appel aux responsables politiques des 20 Etats membres européens, à la Commission européenne et au Comité Nobel pour qu’ils déconseillent le démarrage des expériences jusqu’à nouvel avis, qu’ils les interdisent jusqu’à nouvel avis. Nous nous adressons en particulier au CERN pour qu’il institue un moratoire en attendant que ces questions aient fait l’objet d’une élucidation scientifique sérieuse. Les 20 Etats membres du CERN sont la Suisse, la France, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l’Allemagne, la Finlande, la Grèce, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie, l’Espagne, la Suède, la République tchèque et la Hongrie. La Suisse et la France ont une responsabilité particulière puisque les installations du CERN sont situées sur leurs deux territoires et qu’elles fournissent son énergie au LHC.
Envoyez un courriel à votre chef/cheffe de gouvernement et à d’autres autorités et priez-les de se prononcer en faveur d’un moratoire en attendant que les questions ouvertes concernant des risques potentiels globaux soient scientifiquement élucidées.

Source: http://lhc-concern.info (site web des opposants au LHC, réseau scientifique dont l’objectif est de susciter le débat sur les risques représentés par le LHC et d’autres accélérateurs de particules ainsi que d’élaborer et de déposer une plainte contre le CERN auprès de la Cour européenne des droits de l’homme)



Vendredi 3 Octobre 2008


Commentaires

1.Posté par half life versus reality le 28/09/2008 17:20 | Alerter
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Ca me rappelle un jeu vidéo lol ...... HALF LIFE ... le joueur incarne le docteur Gordon Freeman, un théoricien récemment diplômé qui, après des expériences qui ont mal tourné, doit se battre contre les créatures extraterrestres accidentellement apparues dans le complexe puis contre un commando de militaires envoyés par le gouvernement pour nettoyer la zone.

2.Posté par citoyen19 le 28/09/2008 19:29 | Alerter
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Cela ne m'étonnerait pas qu'il s'agisse de recherches de ce genre. Cependant, il me semblait que les américains disposaient déjà de cette technologie depuis quelques temps. Par contre dans le logo du CERN, sans vouloir être parano, y aurait pas comme un triple 6 quelque part là ...?

3.Posté par Blackhole le 28/09/2008 20:22 | Alerter
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Je n'ai jamais vu que l'on dépense de milliards de $ ou d'€ juste pour satisfaire la curiosité des physiciens (ou scientifiques).
Les principales avancées technologiques, scientifiques, chimiques, pharmaceutiques, etc... et les budgets alloués pour les recherches ont toujours eu pour but initial la suprématie militaire, le contrôle du monde de façon générale ou bien l'argent.

D'autre part, d'après mes recherches, les américains et les russes disposent de la technologie de l'antimatière depuis des dizaines d'années.

Donc il me semble qu'il se cache quelque chose de louche derrière le CERN et le LHC; mais quoi !!!

PS:
Le LHC est arrêté jusqu'au printemps 2009 (problèmes techniques, fuite d'helium,...)

4.Posté par Diogène le 28/09/2008 20:33 | Alerter
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Donc, l’énergie sert de prétexte à tout : à tuer et à voler les laissés pauvres de leurs revenus de biens sociaux.

Je ne veux pas d’un monde où Napoléon, bush, merkel, Chirac et Sarkmuchy ont raison, et pourtant, je suis obligé de payer la T.V.A aux armées et autres entreprises funestes …

Nous vivons dans un monde à l’envers !

http://fr.youtube.com/watch?v=W40uedMiA4A

5.Posté par wame le 28/09/2008 23:40 | Alerter
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faut arrêter la paranoïa!

ça en devient ridicule!

Ils y des milliers de Physiciens qui travaillent sur le projet du CERN... ne pensez vous pas que la presse aurait-été averti si de tel projet était en cours!

Je commence sérieusement à me poser des questions sur le bien fonder de ce site!

De plus en article avec de fausses informations (propagande?!?) ou alors article truffé d'erreurs!

c'est dommage, je pensait tenir la un courant d'information alternatif et impartiale mais je m'apperçoit que le sensationalisme prend le dessus avec des papiers plus que douteux!

au revoir alterinfo!

6.Posté par gustav le 29/09/2008 11:00 | Alerter
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Bien .. au revoir wame ..

Jean-Marc

7.Posté par Blackhole le 29/09/2008 11:25 | Alerter
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@wame

Combien de physiciens ou d'ingénieurs ont une vue complète et globale du projet LHC (10 peut-être?)
Tout est tellement cloisonné, compartimenté.
Chaque employé travaille sur une micro pièce, un micro détail de l'ensemble. On est dans un monde d'hyper-spécialisation où "on connait tout sur rien".

Les ingénieurs et physiciens du projet Manhattan, eux non plus ne savaient pas vraiment sur quoi ils travaillaient. Même les généraux commanditaires du projet ne croyaient pas en la puissance potentielle de la bombe A.

Autre ex: le télescope spatial Hubble: il est présenté comme "l'oeil de l'univers" mais il a ses petits frères jumeaux KH-11 et KH-12 qui sont des satellites espions avec une résolution de l'ordre de 10cm à la surface terrestre (il ya entre 10 et 15 ans déjà)

Je ne dis pas que l'on construit une machine de la mort à Genève mais je ne crois pas à des milliards d'€ à de simples buts d'une meilleur connaissance de la matière, de l'univers et de nos origines.
Ces sujets me passionnent mais je ne suis pas naïf à ce point.


8.Posté par tqcmonamour le 07/10/2008 09:34 | Alerter
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Salut,

vous flippez vraiment pour rien et vou smontez bien la tete pour n'importe quoi. Depuis 1954 qu'est ce qui est sorti du CERN ? Dites moi que l'on rigole...
Je bosse la-bas et je peux vous dire ce qui en ressort : de la connaissance sur l'origine de la matiere et donc de l'Univers. Des gens de tous les pays qui bossent ensemble, des Juifs (non sionistes) avec des Iraniens, Europeens, Asiatiques etc... Des decouvertes fondamentales comme les bososn responsables de l'interaction faible c'est vrai responsable de la fission nucleaire mais ces bosons ont ete decouverts en 1983 alors que la bombe date de 1944 non ?
Il y a a peut pres 15 ans deux ingenieurs ont aussi invente ce qui vous sert a deblaterer sur n'importe quoi : internet.

Ce site est tres bon car bourre d'infos mais trop de derives dues a de la meconnaissance sur certains domaines : la physique des particules en particulier (!sic) faites gaffe car ca fait un an a peut pres que je lis votre site et diffuse vos infos mais en lisant de telles conneries j'ai bien envie de retourner au Monde ou pire a Libe....

9.Posté par redk le 07/10/2008 11:14 | Alerter
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Salut tqcmonamour , peux tu nous dire le lien qui unie le CERN et l'OTAN?

10.Posté par tqcmonamour le 07/10/2008 11:33 | Alerter
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aucun car les membres de l'otan et du cern sont differents

11.Posté par redk le 07/10/2008 11:42 | Alerter
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J'ai lue un article ou il est dit le contraire, j'aimerais avoir ton avis


CERN – la physique des particules piégée par l’OTAN

par Andre Gsponer et Jacques Grinevald

Mondialisation.ca, Le 13 aout 2008
Horizons et débats No 31


En publiant une adaptation de l’article de l’historien John Krige sur l’origine du CERN, La Recherche d’octobre 2004 (no 379; p. 64–69) a eu le grand mérite de dépasser les légendes qui circulent à ce propos, et ainsi d’ouvrir le débat sur les vraies fonctions du CERN, qui comme pour toute organisation internationale, sont avant tout politiques.

En tant que participant actif, ou (et) observateur attentif, du dévelopment du CERN et de la physique des hautes énergies durant ces trentes dernières années, nous voudrions faire quelques commentaires, notamment en nous référant à l’original: «I.I. Rabi et la naissance du CERN» (Physics Today, September 2004, p. 44–48)1.

D’abord le titre, devenu: «CERN l’atome piégé par le plan Marshall». En effet, si les idées à l’origine du CERN en 1954 remontent au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sa création proprement dite a beaucoup moins à voir avec le plan Marshall (1948–1952) qu’avec l’initiative «Atomes pour la Paix» de l’Administration Eisenhower en 1953. En effet, comme l’ont montré les politologues2, cette démarche américaine de déclassement d’une partie des secrets de la fission nucléaire était avant tout une intiative de politique étrangère, tout comme la création du CERN, ainsi que le démontre John Krige.

De fait, l’initiative «Atomes pour la Paix» a été suivie en 1957 par une initative soviétique dont on parle peu, une démarche similaire de déclassement d’une partie des secrets de la fusion thermonucléaire, initiative rapidement récupérée par les Américains en 19583. Il en a résulté que la Grande Bretagne, suivie par d’autres Etats, se sont rapidement engagés dans des programmes nationaux, ce qui explique en partie pourquoi aujourd’hui encore l’effort international pour la fusion thermonucléaire n’est pas comparable à celui de la recherche centralisée en physique des hautes énergies, dont le CERN est le prototype.

Ainsi, l’épisode relaté par John Krige démontre, documents officiels à l’appui, que la création du CERN s’inscrit dans une dynamique où les trois axes scientifico-technologiques du nucléaire (la fission, la fusion, et l’accélération des particles – voir La Recherche no 124, juillet/août 1981, p. 866–868) ont été autant que possible endigués, neutralisés, «piégés» voire même «pillés» par la politique étrangère américaine. En fait, ces conclusions étaient déjà les nôtres quand nous avons publié «La Quadrature du CERN» en 1984 (voir La Recherche no 165, avril 1985, p. 506)4. Mais nous ne savions pas alors que François de Rose, considéré comme l’un des fondateurs du CERN (dont il a présidé le Conseil de 1959 à 1962), avait écrit en tant qu’ancien Représentant permanent auprès du Conseil atlantique, dans la Revue de l’OTAN d’octobre 1978, pages 16–20 et 26–30, un article sur la politique scientifique de l’OTAN où le CERN était montré en exemple, et dont les conclusions vont largement dans le sens de celles de John Krige ou des nôtres. En particulier, dans une perpective de complémentarité atlantiste, où domine la vision d’une Amérique plus «apte» à «assimiler et utiliser les développements scientifiques et techniques», donc mieux «disposée» que l’Europe «à accueillir les innovations et les progrès», François de Rose rappelle qu’il aurait été «dommageable pour l’Amérique elle-même» de ne pas avoir un accès direct «aux découvertes de base, aux enseignements et aux travaux accomplis en Europe»5.

C’est ainsi que, bien que ne faisant pas partie de l’Organisation, les Etats-Unis ont toujours eu un accès privilégié aux résultats scientifiques et technologiques du CERN. Ceci est illustré par le fait que des expériences cruciales pour le développement des armes à faisceaux de particules ont pu être faites sans difficultés au CERN au début des années 19806, et qu’en ce moment même des scientifiques américains travaillant sous contrat Défense participent à des expérience sur l’antimatière7, alors qu’il est explicitement reconnu que ce genre de collaboration permet aux USA de faire l’économie de la construction d’installations similaires sur leur propre territoire, voir La Recherche de novembre 1986 (no 182; p. 1440–1443)8.

Mais cela ne veut pas dire que les Européens n’ont pas pu profiter de la «tête de pont» CERN, notamment pour détourner à leur avantage certains aléas de la démocratie. C’est ainsi que lorsqu’en 1965 des complications politico-administratives ont freiné la livraison d’un super-ordinateur CDC 6600 dont la France avait besoin pour mettre au point sa bombe à hydrogène9, les scientifiques français ont pu utiliser une machine similaire que le CERN venait de recevoir10 pour apprendre à s’en servir et commencer à écrire leurs programmes. En fait, si dans ce cas un Etat européen dont la politique nucléaire indépendantiste inquiétait le Congrès américain a pu bénéficier du CERN, un événement assez semblable s’est produit en 2001 lorsque le CERN a signé un accord de coopération avec l’Iran11, au grand dam de la classe politique américaine.

Pourquoi? Comme nous le confirme John Krige dans son article original, avec référence à la CIA, le CERN avait aussi été créé à l’avantage de l’Occident pour que «les scientifiques américains puissent discrètement juger la compétence de leurs collègues soviétiques et d’ailleurs, […] en bref, pour que le CERN puisse constituer une base utile à l’espionnage scientifique informel»12. C’est ainsi que lorsque les scientifiques et ingénieurs irakiens ont assidûement fréquentés le CERN dans les années 1970, par le biais de collaborations avec des Universités anglaises, il ne fait aucun doute que Washington fut rapidement informé de ce que les Irakiens s’inspiraient de la technologie des accélérateurs pour enrichir de l’uranium à des fins militaires13. Si on les a laissé faire, pour ensuite prétendre en 1991 que l’on ne savait rien, c’est que la règle de ce jeu là consistait, et consiste toujours, à frapper fort au moment où l’autre commettrait une erreur.

C’est ainsi que le CERN, né avec la Guerre froide, continue à jouer, voir à étendre, son rôle politique de passage obligé pour tout pays voulant accéder à la technologie des accélérateurs de particules, que ce soit en raison de leurs applications scientiques, industri­elles, ou militaires. Il n’est donc pas étonnant de constater que depuis qu’ils ont fait des essais nucléaires, l’Inde et le Pakistan sont devenus des partenaires hautement considérés au CERN, comme le démontrent les nombreuses pages consacrées à ces deux pays dans le Courrier CERN depuis quelques années14.

Que dire alors du CERN à l’occasion de son 50e anniversaire? Principalement qu’il a largement concrétisé, voir dépassé, les rêves de ses promoteurs – les visionnaires atlantistes tels que Isidor I. Rabi (qui représenta les Etats-Unis auprès du Comité scientifique de l’OTAN), J. Robert Oppenheimer (président de 1946 à 1952 du «GAC», le très influent comité de huit personnes, dont Rabi, conseillers scientifiques et politiques de l’«AEC», la Commission américaine pour l’énergie atomique), François de Rose en France, Edoardo Amaldi en Italie, et beaucoup d’autres15. Il est donc navrant, pour nous qui sommes convaincus que l’Europe a un autre message à apporter au monde que celui de la puissance, de voir que le CERN piégé dans la dynamique atlantiste, a empêché plutôt que favorisé un véritable processus d’unification européenne centré sur des valeurs morales et scientifiques qui lui seraient propres.
Notes

1 J. Krige, http://www.physicstoday.org/vol-57/iss-9/p44.html: I.I. Rabi and the birth of CERN, ­Physics Today (September 2004) p. 44–48.
2 R. Kollert, Die Politik der latenten Proliferation. Militärische Nutzung ‹friedlicher› Kerntechnik in Westeuropa, Dissertation (Deutscher Universitätsverlag, Wiesbaden, 1994, ISBN-3-8244-4156-X) 551 pp.
R. Kollert, ‹Atoms-for-peace›: A foreign policy concept of the Cold War gets into a clue to latent proliferation, INESAP Information Bulletin, no 9 (May 1996) 22–24.
3 A. Gsponer et J. P Hurni, http://arXiv.org/pdf/physics/0401110
ITER The International Thermonuclear Experimental Reactor and the Nuclear Weapons Proliferation Implications of Thermonuclear-Fusion Energy Systems (PDF), report ISRI-04-01 (2 February 2004) 80pp. Voir plus particulièrement la section 2.9, pages 51 à 54.
4 J. Grinevald, A. Gsponer, L. Hanouz, and P. Lehmann, http://cui.unige.ch/isi/sscr/phys/Quadrature.html «La Quadrature du CERN», avec: http://cui.unige.ch/isi/ssc/phys/Jungk-preface.html
préface de Robert Jungk (Editions d’En bas, ­Lausanne, 1984) 186 pp.
5 François de Rose, Les progrès scientifiques et techniques: Les problèmes qu’ils posent à l’Ouest, Revue de l’OTAN, Vol.26 (Octobre 1978)16–20, 26–30. Pour le CERN, et la fusion thermonucléaire, voir plus particulièrement les pages 26 et 27.
6 Voir la postface, Le CERN, vingt ans après, http://cui.unige.ch/isi/ssc/phys/Jungk-postface.html que Robert Jungk a écrite en 1986 pour la réédition de son livre de 1966 sur le CERN. Voir aussi La Quadrature du CERN, pages 29 à 34. Pour les détails techniques, voir section 9.1. de A. Gsponer: http://arXiv.org/pdf/physics/0409157 Physics of high-intensity high-energy Particle Beam Propagation in open Air and outer-space Plasmas (PDF), Report ISRI-82-04 (September 2004) pages 63–71.
7 G. Gabrielse et al., First measurement of the velocity of slow antihydrogen atoms, Phys. Rev. Lett. Vol. 93 (13 August 2004) 073401-1. En page 073401-4 on lit que l’expérience est partiellement financée par l’Air Force Office of Scientific Research of the United States. Cette publication est annoncée dans: «CERN Courier» (October 2004): http://www.cerncourier.com/main/article/44/8/6 p. 8.
8 http://cui.unige.ch/isi/ssc/phys/LaRecherche.html
Version web avec quelques liens internet supplémentaires.
9 U.S. delays jumbo systems for France, Datamation, Vol. 11 (January 1965) 95.
10 C. Jones, Computing at CERN, «CERN Courier» (September 004): http://cerncourier.com/main/article/44/7/27 p. 32.
11 Un premier accord de coopération apportant 1.4 millions de francs suisses au CERN a été signé le S juillet 2001: «CERN Courier» (September 2001): http://cerncourier.com/main/article/41/7/18/4/cernpeo15_9-01 p. 38.
12 Référence no 8 de: http://www.physicstoday.org/vol57/iss-9/p44.html (erreur de lien?!…) version Physics Today de l’article de John Krige: Wilton Lexow, The Science Attaché Program (CIA, Studies in Intelligence, Spring 1966) p. 21: http://www.cia.gov/csi/studies/declass Instructions pour la commande.
13 Voir l’article de Suren Erkman: http://cui.unige.ch/isi/ssc/phys/Erkman.html Bombe atomique: L’Irak est passé par le CERN, dans le Journal de Genève du 22 avril 1995. Voir aussi «La Quadrature du CERN» pages 60, 70, 71, et 73. Pour plus de détails techniques et politiques, voir A. Gsponer: http://nuclearweaponarchive.org/Iraq/Calutron.html Iraq’s calutrons: 1991-2001.
14 Pour un numéro consacrant une page entière de nouvelles à l’Inde, et une autre au Pakistan, voir le «Courrier CERN» de décembre 2003, pages:
http://cerncourier.com/main/article/43/10/6 8-1 et http://cerncourier.com/main/article/43/10/7 8-2, et respectivement pages: http://cerncourier.com/main/article/43/10/10 10-1 et http://cerncourier.com/main/article/43/10/11 10-2 . Il va sans dire que la Chine, qui pour les USA a remplacé l’URSS en tant grand rival, jouit d’une considération similaire, voir par exemple «Courrier CERN» mars 2003: http://cerncourier.com/main/article/44/2/20 p. 31–32.
15 L’importance du rôle d’Oppenheimer est plus particulièrement soulignée par François de Rose, ce que rapporte notamment l’historien Robert Jungk, voir La Quadrature du CERN p. 51. Voir aussi: http://www.cerncourier.com/main/article/44/8/22
Origins: the early days of CERN, dans le numéro commémoratif du «Courrier CERN» (Octobre 2004) p. 74; ainsi que: http://cerncourier.com/main/article/42/6/20/3
CERN Pioneers, «CERN Courier» (July/August 2002) p. 35.
Source: La Gazette nucléaire, 217/218 auf http://resosol.org/Gazette/2004/217_218_p09.html
Andre Gsponer, ancien directeur de l’Independent Scientific Research Institute (ISRI) à Genève et Jacques Grinevald, professeur émérite à l’Institut Universitaire d’Etude du Développement (IUED), Université de Genève.

Articles de Andre Gsponer publiés par Mondialisation.ca

12.Posté par redk le 07/10/2008 13:47 | Alerter
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tqcmonamour, pas d'avis à donné?, "ont flippe vraiment pour rien?"

13.Posté par redk le 07/10/2008 16:24 | Alerter
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Ton silence est bien dommage, j'aurais apprécier avoir l'avis de quelqu'un qui y travaille, ainsi que d'autres internautes sûrement.

14.Posté par fab le 12/10/2008 15:43 | Alerter
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vous avez remarqué le logo du CERN? on peut voir trois chiffres "6" soit le signe de la bête 666! Et le CERN est une organisation pour la recherche sur le nucléaire, on peut pas dire qu'ils cherchent le bonheur pour la planète ^^.

Au revoir "WAME" tu nous manqueras pas, retourne dans tes sites S.... ^^

15.Posté par fab le 12/10/2008 15:46 | Alerter
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Moi aussi je peux dire que je travailles au CERN

16.Posté par Deean Winchester le 16/10/2008 19:07 | Alerter
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C'est édifiant! Je suis Musulman, et je ne remets pas en cause les Prophéties de l'Apocalypse de Jean, mais là le logo du CERN montre tout de même un 666, faut être aveugle et stupide pour le nier. En sachant que Jean parle de Feu aussi...

17.Posté par amikl le 17/10/2008 15:26 | Alerter
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La puissance des ténèbres est effrayante car, en six mille ans seulement, les harmonieuses tribus de l’Eden en sont arrivées à l’horreur des grandes nations d’aujourd’hui. Cela fut ainsi, parce qu’après avoir rejeté Dieu et sa loi, les hommes se mirent à la recherche d’un modèle de société auquel se référer. Et vous êtes toujours à la recherche de ce modèle ; parce que vous voyez que, quoi que vous fassiez, cela débouche toujours sur l’injustice, la destruction, la guerre et le malheur. En ayant un veau d’or pour Dieu et de méchants fanfarons pour directeurs, il ne peut en être autrement toutefois. Car c’est toujours le règne des malfaiteurs et des calamités qu’ils apportent, en condamnant ainsi les générations futures.

Admettez ce que je vous dis. Car, depuis que Caïn tua Abel, son frère, il n’y a jamais eu d’autres façons de vivre que celle imposée par les incirconcis et le veau d’or qu’ils servent. Et vous êtes depuis toujours conditionnés à vivre ainsi, sans pouvoir envisager un instant de vivre autrement. Convenez-vous cependant que si une manière d’être et de se comporter conduit le monde au désastre, c’est qu’il existe obligatoirement son contraire ? Je dis : puisque les sociétés de ce monde sont des associations de gens sectaires, vaniteux et bornés, qui conduisent inéluctablement le monde à sa fin, c’est qu’il existe une autre façon de vivre qui laisse intacte la Terre et ses habitants. Et c’est vers cette autre façon de vivre que je vous emmène !

Les ténèbres sont aussi source d’angoisse, de crainte, d’inquiétude, car depuis toujours les hommes eurent peur de ceux qui se plaçaient à leur tête par la force, ou qu’ils désignaient eux-mêmes pour régner sur eux. Ils voyaient en effet que les voies dans lesquelles ils les conduisaient aboutissaient toujours à l’injustice, à la misère et à la guerre. C’est pour cela qu’à la suite des premières nations, il n’y eut que guerre sur guerre et temps de préparation de nouvelles guerres, jusqu’à ce jour où des bruits semblables de guerre s’entendent toujours. Et ce sont ces innombrables guerres de conquêtes, de religions et de suprématie qui sont à l’origine des villes fortifiées et du développement des armes.

L’origine de la grande ville et des nations armées, c’est la peur sous toutes ses formes. Et seule la connaissance fera disparaître à jamais cette peur qui a pris plusieurs visages dans les siècles, mais qui n’en reste pas moins la cause de l’entassement croissant des hommes dans les villes où ils dégénèrent rapidement. Cette dégénérescence est indéniable dans toutes les nations ; parce que dans ces derniers instants du monde, partout où l’on porte les yeux, on voit Sodome et Gomorrhe ! La perversion est en effet extrême, aussi bien chez l’homme que chez la femme, et touche la plupart des enfants. Ce malheur ne pouvait être évité toutefois car, abandonner Dieu et sa loi pour servir aveuglément des boucs et leurs lois, c’est évoluer dans le mauvais sens et perdre forcément toute moralité. On devient alors comme des bêtes.

Puisque toutes les sociétés sont bâties à l’image des romains, on sait alors qu’avec leurs préceptes de traditions et leurs lois, elles ne peuvent plus s’opposer à la croissance monstrueuse des villes. Elles ne peuvent au contraire que l’encourager. Aussi, en poussant l’extension des villes à l’extrême, il apparaît qu’elles finiraient par se rejoindre toutes, en n’en formant plus qu’une seule qui recouvrirait tout le territoire... Déjà, en divers pays, plusieurs grandes villes ont opéré leur jonction, en accroissant encore plus leur monstruosité.

Les champs disparaissant un peu plus chaque jour, en arriverait-on alors à élever les vaches, les brebis, les chevaux et tout le bétail sur des barques attachées le long des côtes ? Leur donnerait-on à manger l’écume des vagues ? Produirait-on du grain, des légumes, des plantes potagères et des fruits sur les cimes des montagnes ? Jusqu’où ce développement forcené des villes et de l’habitat irait-il si rien ne l’interrompait ? L’urbanisme poussé à l’extrême, ainsi que l’intense mécanisation et le profit, pourraient-ils l’empêcher ?

Pour vos dirigeants, la ville qui se développe comme une tumeur n’est pas une monstruosité. Elle est au contraire l’avenir heureux de l’humanité... On voit alors les plaines et les vallées, ainsi que les plus beaux champs que l’on cultive, se couvrir rapidement de ciment, de bitume, de bâtiments, de fer et de machines de fer ! Soyez rassurés cependant, car ni vous ni vos enfants ne verrez d’élevages le long des rivages ni de cultures de blé sur les sommets. Cela n’arrivera pas. Parce que déjà la pollution qui souille tout et détériore le climat, ainsi que l’intense déboisement, la disparition des espèces, l’appauvrissement des ressources minérales, l’épuisante course à l’argent, l’escalade dans l’armement suscitée par la défense des intérêts, et auxquelles choses s’ajoutent la guerre, la misère, la dénaturation, la prolifération des pauvres et la multiplication des maladies foudroyantes et incurables que ces choses amènent, en appellent déjà à l’étang de feu, qui est la seule puissance pouvant mettre un terme à toutes ces calamités.

Parce que l’humanité voulut évoluer seule, sans Dieu, le monde est déjà au bord de cet holocauste annoncé depuis toujours. Et il aura lieu. Vous pouvez alors abandonner vos idéaux et vos projets politiques quels qu’ils soient, parce qu’ils sont en dehors de toute réalité. N’est-il pas en effet utopique de croire que ce monde citadin éloigné de la nature, qui s’enfonce toujours plus vite dans le néant et l’horreur, est un monde qui durera toujours ? Ceux qui vous gouvernent, en aggravant toujours plus les calamités, vous en persuadent cependant. Ils vous entraînent aisément dans leurs voies, parce que l’utopie dans laquelle ils se baignent pour s’en parfumer, est un moyen efficace pour cacher leur odeur et vous faire marcher à leurs côtés. Aussi plus personne ne s’aperçoit que les sombres nuages annonciateurs de cette terrible épreuve sont les conséquences de la transgression de la loi de Dieu, apportée par Moïse.

Ésaïe vous recommande cependant de vous méfier de ceux qui vous gouvernent et vous entraînent dans leurs propres voies. Il dit :

Cessez de vous confier en l’homme,
Dans les narines duquel il n’y a qu’un souffle :
Car de quelle valeur est-il ?


Pour mesurer leur valeur, examinez un à un ceux qui règnent dans les villes et les nations du soir du monde ; vous ne trouverez en eux que des ossements secs, dépourvus de chair, parce qu’ils sont morts. Placez donc votre salut dans le Fils de l’homme dont la parole est parole de l’Éternel, vous n’en avez point d’autre. Car votre raison de vivre se trouve dans la ville sainte du royaume vers laquelle il vous conduit avec la connaissance, et dans votre âme qui vivra tout au long du chemin de la vie. Veillez alors à écouter celui qui donne ses jours pour montrer la voie du salut, en pensant que si un seul chef de peuple peut aujourd’hui anéantir le monde entier avec les armes dont il dispose, c’est aussi qu’un seul, le Fils de l’homme, le sauvera avec d’autres armes. C’est ici la justice de Dieu.
LDV

18.Posté par Al_Ankabout le 18/10/2008 20:58 | Alerter
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Where is "tqcmonamour"?
Ca devenait sympa l'échange lool!
Comme si c'était un argument valable de dire "je bosse là bas"!
Et ca me fais doucement rigoler de lire "Des gens de tous les pays qui bossent ensemble, des Juifs (non sionistes) avec des Iraniens, Europeens, Asiatiques etc..."
Et après? C'est pas parce que dans vos murs c'est United Color of Benetton qu'on enlèvera notre "paranoia"!
Est ce que vos découvertes ont sortis les millions de gens qui crèvent la dalle?

Reviens vite, j'ai hâte d'avoir ta réponse à l'enchainement de "redk" et l'article sur les liens "CERN" et "OTAN"

Le logo du Cern est effectivement un peu beaucoup super suspect... (pour ma part, je vois bien les "fameux" chiffres"


19.Posté par TiMiX le 21/04/2009 15:42 | Alerter
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La mission

Recherche, technologie, collaboration, éducation
La Convention instituant le CERN en 1954 définit clairement les missions principales de l’Organisation.

En tout premier lieu :
« L'Organisation assure la collaboration entre États européens pour les recherches nucléaires de caractère purement scientifique et fondamental (…) L’Organisation s’abstient de toute activité à fins militaires et les résultats de ses travaux expérimentaux et théoriques sont publiés ou de toute autre façon rendus généralement accessibles ».

De nos jours, c’est le contenu du noyau – donc les constituants fondamentaux de l’Univers – qui fait l’objet des recherches, mais la mission essentielle du CERN n’a pas changé.

Toujours d’après la Convention, le CERN organise et encourage la coopération internationale dans la recherche, encourage les contacts entre chercheurs et les échanges avec d'autres laboratoires et instituts. Il doit également diffuser les informations et dispenser une formation spécialisée aux chercheurs, ce qui se traduit par les programmes de transfert de technologie et de formation à tous les niveaux.

Recherche : Chercher des réponses aux questions concernant l’Univers
Technologie : Faire reculer les limites de la technologie
Collaboration : Rassembler les nations au travers de la science
Education : Former les scientifiques de demain


Le nom

Le CERN est aujourd’hui l’Organisation européenne pour la Recherche nucléaire. » À l’origine, l’acronyme correspondait à « Conseil européen pour la Recherche nucléaire », un organe provisoire institué en 1952, qui avait pour mandat de créer en Europe une organisation de rang mondial pour la recherche en physique fondamentale. » Á l’époque, la recherche en physique fondamentale avait pour principal objectif la compréhension de l’intérieur de l’atome, c’est-à-dire du noyau, d’où l’emploi du qualificatif « nucléaire ».

Lorsque le Laboratoire vit officiellement le jour, en 1954, le Conseil provisoire fut dissous et la nouvelle organisation fut baptisée Organisation européenne pour la Recherche nucléaire. L’acronyme CERN fut toutefois conservé.

Aujourd’hui, notre compréhension de la matière va au-delà du noyau, et le principal domaine de recherche du CERN est la physique des particules, à savoir l'étude des composants fondamentaux de la matière ainsi que des forces auxquelles ils sont soumis. C’est pourquoi le CERN est souvent appelé « Laboratoire européen pour la physique des particules ».

Le CERN se consacre à la recherche scientifique fondamentale. C’est d’ailleurs ce qui ressort de sa Convention constitutive :

"L’Organisation assure la collaboration entre États européens pour les recherches nucléaires de caractère purement scientifique et fondamental, ainsi que pour d'autres recherches en rapport essentiel avec celles-ci. L’Organisation s’abstient de toute activité à fins militaires et les résultats de ses travaux expérimentaux et théoriques sont publiés ou de toute autre façon rendus généralement accessibles."


Une aventure mondiale

Le CERN compte vingt États membres européens, mais de nombreux pays non européens participent également à ses activités, sous des formes diverses.

Actuellement, les États membres sont : l’Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République slovaque, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.

Les États membres ont des devoirs et des privilèges. Ils contribuent au budget et aux frais de fonctionnement des programmes du CERN ; ils sont représentés au Conseil, chargé des décisions importantes sur l'Organisation et ses activités.

Certains États (ou organisations internationales) qui, de façon permanente ou temporaire, ne peuvent pas devenir membres du CERN, ont le statut d’observateur. Ce statut permet aux États non‑membres d'assister aux réunions du Conseil et de recevoir les documents du Conseil, sans prendre part aux décisions de l'Organisation.

Des scientifiques de quelques 580 instituts et universités du monde entier utilisent les installations du CERN.

Les physiciens et leurs organismes de financement, qu’ils soient d'États membres ou non, sont responsables du financement, de la réalisation et de l'exploitation des expériences auxquelles ils collaborent. Le CERN investit une part importante de son budget dans la construction de nouveaux accélérateurs, tels que le Grand collisionneur de hadrons LHC, et il ne peut contribuer que partiellement au coût des expériences.

Les États et les organisations ayant le statut d’observateur sont la Commission européenne, l'Inde, Israël, le Japon, la Fédération de Russie, la Turquie, l'UNESCO et les États‑Unis d’Amérique.

Les États non-membres participant actuellement aux programmes du CERN sont l'Afrique du Sud, »l'Algérie, l'Argentine, l'Arménie, l'Australie, l'Azerbaïdjan, le Bélarus, le Brésil, le Canada, la Chine, Chypre, la Croatie, l'Estonie, la Géorgie, l'Inde, l'Iran, l'Irlande, l'Islande, le Maroc, le Mexique, le Pakistan, le Pérou, la Roumanie, la Serbie, la Slovénie, la Corée du Sud, Taiwan et l'Ukraine.
La moitié des physiciens du globe
Le CERN emploie 2500 personnes environ. Le personnel scientifique et technique du Laboratoire conçoit et construit les accélérateurs de particules et assure leur bon fonctionnement. Il contribue également à la préparation et à la mise en œuvre des expériences scientifiques complexes, ainsi qu'à l'analyse et à l'interprétation des résultats.

Environ 8000 scientifiques visiteurs, soit la moitié des physiciens des particules du monde, viennent au CERN pour mener des recherches. 580 universités et 85 nationalités sont représentées


L'utilité de la science fondamentale

Certains domaines de la recherche scientifique, tels que la physique des particules et la cosmologie, semblent très loin de la vie de tous les jours et peu susceptibles d’applications pratiques dans l’immédiat. Méritent-ils qu’on leur consacre ces ressources humaines et matérielles ?

La recherche fondamentale semble nous emmener très loin de notre vie quotidienne, mais, parce qu’elle repousse sans cesse les limites de la connaissance et de la technologie, elle sert de tremplin à de nombreuses innovations.

C’est grâce à la recherche fondamentale que prennent naissance de nouvelles idées et de nouvelles méthodes, qui, par la suite, se répandront: c’est le cas de la lumière électrique, née au XIXe siècle de la curiosité entourant les phénomènes électriques, ou du World Wide Web, inventé au CERN pour permettre à des équipes internationales de physiciens de communiquer plus facilement. Ce n’est pas en faisant de la recherche appliquée sur les bougies qu’on aurait inventé la lampe à incandescence ; et ce n'est pas la R&D sur le téléphone qui aurait pu amener à la création du Web. La science doit disposer d’espace laissé à la curiosité et à l’imagination.

On nous le dit constamment, nous vivons dans un monde de concurrence et dans lequel l’innovation est la principale force motrice sur la voie de la croissance et de la prospérité. Dans un tel monde, quelle est la place de la science fondamentale, dont la contribution à court terme à la société est un savoir sans aucune application immédiate ? Est-ce un luxe inutile ? Le monde devrait-il consacrer en priorité ses ressources à la satisfaction de besoins plus pressants (la santé publique, des énergies propres, une eau sûre) ? Sans aucun doute, et je suis convaincu qu’investir dans la science fondamentale va dans ce sens. Il s’agit d’un investissement à long terme pour poser les fondations de l’innovation et de la prospérité futures.

L’histoire nous enseigne que les grandes innovations de l’homme sont souvent le résultat de sa simple curiosité. Dans bien des cas l’innovation est essentielle pour faire face aux enjeux actuels en matière de développement. Or la source première de l’innovation est la recherche fondamentale, sans laquelle il n’y aurait pas de science à appliquer. C’est en effet la curiosité qui a amené Michael Faraday à réaliser ses expériences sur l’électricité, lesquelles nous ont ensuite apporté la lumière électrique. Aucun travail de recherche et de développement sur la bougie n’aurait pu aboutir à un tel résultat. La lumière électrique est une innovation qui découle de la science fondamentale.

Le rôle à long terme de la science fondamentale est bien compris par la Banque européenne d’investissement, organe financier de l’Union européenne. En 2003, la BEI a prêté 300 millions d’euros au CERN pour l’aider à financer la construction du Grand collisionneur de hadrons (LHC), montrant ainsi l’importance qu’elle attache à la science fondamentale. Pour quelle raison la BIE considère-t-elle le plus grand projet de physique fondamentale du monde comme un investissement digne d’intérêt ? Pour moi c’est parce que la science fondamentale ouvre la voie aux innovations futures.

La recherche fondamentale fait rêver et attire vers la science les innovateurs de demain. Sans l’enthousiasme suscité par ce type de recherches et l’exploration de territoires nouveaux de la connaissance, il y aurait très certainement moins de scientifiques.

Les chercheurs qui travaillent au CERN sont motivés par leur soif d’en savoir plus sur l’Univers, mais cela ne les a pas empêchés, par exemple, de mettre au point des techniques d’accélération et de détection des particules qui ont trouvé des applications en médecine. Ce sont les scientifiques du CERN qui ont inventé le World Wide Web, qui a révolutionné notre manière de communiquer et de faire du commerce. Aujourd’hui les scientifiques du LHC travaillent sur les grilles de calcul, qui se situent aux avant-postes de la technologie de l’information et qui ont déjà des applications dans des domaines tels que l’observation de la Terre, les prévisions climatiques, l’exploration pétrolière et la recherche pharmaceutique.

Les expériences du LHC enregistreront 600 millions de collisions de particules par seconde. Le volume de données correspondant sera de l’ordre d’un pétaoctet, soit environ 150 000 films DVD par seconde. À l’évidence, stocker de telles quantités de données serait impossible. Aussi devons-nous mettre au point des dispositifs électroniques très ingénieux pour filtrer celles qui sont intéressantes. Cependant, même après une réduction drastique des données, il nous faudra encore en stocker 15 pétaoctets par an. C’est pour permettre à des milliers de physiciens à travers le monde d’accéder à ces données que la physique des particules a voulu être à la pointe des grilles de calcul : ainsi accéder aux ressources informatiques sera aussi simple que de se raccorder au réseau électrique en branchant une lampe.

La science fondamentale a un rôle vital à jouer dans notre monde de concurrence, car c’est elle qui établit des fondations durables pour l’innovation et la prospérité. Comme l’a dit le Prix Nobel de physique Abdus Salam, qui était pakistanais : « En dernière analyse, la création, la maîtrise et l’utilisation de la science et de la technologie modernes [constituent] fondamentalement ce qui distingue le Sud du Nord. C’est de la science et de la technologie que dépend le niveau de vie d’une nation.» C'est le défi que doit relever la science fondamentale aujourd'hui. Plus que jamais la science fondamentale est essentielle au processus de l’innovation.


Le berceau du Web

Tim Berners-Lee, un informaticien du CERN inventa le World Wide Web en 1990. A l'origine, la Toile (ou le Web, comme on le surnomme) fut conçue et développée pour répondre au besoin de partage d'informations entre scientifiques travaillant dans différentes universités et instituts aux quatre coins du monde.

Le CERN n'est en effet pas un laboratoire isolé, mais plutôt le foyer d'une communauté d'environ 8000 scientifiques de 85 nationalités. Bien que ces scientifiques passent une part de leur temps au CERN, ils travaillent généralement dans des universités et laboratoires de leur pays d'origine. Le maintien d'une bonne communication entre ces scientifiques est essentiel.

L'idée de base du WWW était de combiner les technologies des ordinateurs personnels, des réseaux informatiques et de l'hypertexte en un système d'information mondial, puissant et facile à utiliser.

La première proposition de WWW a été soumise au CERN par Tim Berners-Lee en 1989, puis affinée par lui-même et Robert Cailliau en 1990.

Fin 1990, une démonstration d'un logiciel pour un système de base eut lieu. Les premiers serveurs Web étaient tous implantés dans des laboratoires de physique européens, et seuls quelques utilisateurs avaient accès à la platforme NeXT sur laquelle le premier navigateur s'exécutait. Peu après, le CERN fournit un navigateur beaucoup plus simple, exécutable sur n'importe quel système.

En 1991, un premier système www fut mis à la disposition de la communauté des physiciens des hautes énergies via la bibliothèque de logiciels du CERN. Ce système comprenait un navigateur simple, un logiciel de serveur Web et une bibliothèque exécutant les fonctions essentielles pour permettre aux développeurs de bâtir leur propre logiciel. Plusieurs universités et laboratoires de recherche commencèrent à l'utiliser. Un peu plus tard, il fut mis en libre accès sur l'Internet, plus particulièrement à l'usage de la communauté des professionnels de l'hypertexte.

Le premier serveur web aux Etats-Unis fut mis en ligne en décembre 1991, là aussi dans un institut de recherche pure : le Centre de l'accélérateur linéaire de Stanford (SLAC), en Californie.

Il n'y avait alors pour ainsi dire que deux sortes de navigateur. L'un était la version ayant servi au développement d'origine, très complexe mais disponible uniquement sur des machines NeXT. L'autre était le navigateur en mode ligne, très simple à installer et à exécuter sur n'importe quelle plateforme, mais limité en puissance et peu convivial. La petite équipe à l'origine du développement au CERN ne pouvait à elle seule effectuer le travail nécessaire pour faire avancer le système. Aussi Tim Berners-Lee lança-t-il un appel via l'Internet pour que d'autres développeurs viennent apporter leurs connaissances.

Plusieurs personnes ont alors créé des navigateurs, la plupart exécutables dans l'environnement X-Window. Début 1993, le Centre national de superinformatique (NCSA) de l'université de l'Illinois, mit en service une première version de son navigateur MOSAIC. Ce logiciel était exécutable dans l'environnement X-Window, très populaire dans la communauté de la recherche, et offrait ainsi la possibilité d'interactions conviviales grâce à un système utilisant des fenêtres. Peu de temps après, le NCSA mit également en circulation des versions pour les environnements PC et MacIntosh. La disponibilité de navigateurs conviviaux et fiables sur ces ordinateurs très populaires eut un impact immédiat sur la diffusion du WWW. La Communauté européenne approuva son premier projet Web (WISE) à la fin de cette même année, le CERN étant l'un des partenaires. Fin 1993 il y avait plus de 500 serveurs Web connus, et le WWW représentait 1% du trafic Internet, ce qui semblait beaucoup à cette époque!

1994 fut vraiment l' « Année du Web ». La première conférence internationale sur le World Wide Web se déroula au CERN en mai. Quatre cents utilisateurs et développeurs y participèrent et cet événement fut salué comme le « Woodstock du Web ».

Fin 1994, le Web comptait 10 000 serveurs, dont 2000 à usage commercial, et 10 millions d'utilisateurs. Le trafic était alors équivalent au transfert de la collection complète des oeuvres de Shakespeare à chaque seconde. La technologie continua de progresser pour satisfaire de nouveaux besoins, dont la sécurité et le commerce en ligne.

Pour que le Web reste un standard ouvert utilisable par tous, dont personne ne puisse devenir propriétaire, le CERN soumit un projet à la Commission de l'Union européenne. L'aboutissement du projet fut un Consortium International, en collaboration avec l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT), que Tim Berners-Lee contribua à mettre en place. Le Web constituant une activité hors de la mission première du Laboratoire, un nouveau siège était nécessaire pour le développer.

La Commission Européenne se tourna alors vers l'Institut national de la Recherche en informatique et en automatique (INRIA) francais, pour prendre le relais. En janvier 1995, le Consortium international World-Wide Web (W3C) fut fondé « pour amener le World Wide Web au maximum de son potentiel en développant des protocoles communs qui encouragent son évolution et assurent son utilisation génerale. » Tim Berners-Lee en est toujours le directeur.

Pour celles et ceux qui en veulent plus, http://public.web.cern.ch/PUBLIC/fr/About/About-fr.html, tout est là...

Et surtout au CERN, rien est secret...






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