Politique Nationale/Internationale

Les réactions aux propos anti-musulmans de Bush



Etablir un lien entre l’Islam et le phénomène néfaste du terrorisme est une des multiples stratégies de la politique étrangère de l’administration américaine, souvent, utilisée, par le Président George W. Bush, qui, au lendemain des événements du 11 septembre 2001, avait appelé à une nouvelle croisade.


IRIB
Dimanche 13 Août 2006

Les réactions aux propos anti-musulmans de Bush

Cette fois-ci, il a dépassé les bornes, en employant le mot « fascisme islamique », pour s’exprimer sur l’annonce d’un prétendu complot, à l’aéroport londonien de Heathrow. Il a, par ailleurs, tenté, lors de son discours hebdomadaire, de mettre dans le même sac, les présumés auteurs de l’opération avortée de Londres et le mouvement de la résistance libanaise du Hezbollah. Ces déclarations ont, de nouveau, suscité la colère des associations, des personnalités et des institutions musulmanes du monde entier.

Même si certains actes terroristes ont été attribués à des groupes soit disant islamiques, cependant, l’ensemble des oulémas, intellectuels et penseurs du monde musulman, toute tendance confondue, s’accorde à dire que ces groupes sont montés de toutes pièces, par les services de renseignements occidentaux, et qu’ils n’ont aucun lien ou relation, sous quelque forme que ce soit, avec le véritable Islam, qui est une religion de paix, d’égalité et de justice. Il ne reconnaît que la légitime défense contre les agresseurs. Par conséquent, si le Hezbollah libanais combat l’agresseur étranger et défend sa patrie, il ne saurait, en aucun cas, être conçu, voire même, perçu, comme un groupe terroriste. D’ailleurs, les Etats européens n’ont jamais eu une telle conception du Hezbollah libanais, d’autant plus que les Musulmans n’ont jamais mis les exactions des serbes, en Bosnie, le génocide palestinien, par les Sionistes, ou même celui perpétré, au Rwanda, sur le compte des religions, chrétienne et juive. C’est la raison pour laquelle des expressions, telles que le fascisme chrétien ou le fascisme juif n’ont jamais été employées dans le monde musulman. Pourtant, afin de justifier leurs projets militaristes bellicistes et expansionnistes, la Maison Blanche cherche à se créer un ennemi factice de surcroît dans le monde musulman.

Le réseau Al-Qaïda a été formé, en réalité, dans ce but précis, à l’instar des autres groupes extrémistes, d’ailleurs, et dont l’objectif est de satisfaire les voeux et les intérêts des Etats-Unis. Par ailleurs, tenter d’agrandir des événements, tels que celui de Heathrow, se font dans l’idée de détourner l’attention de l’opinion publique du massacre des peuples, palestinien et libanais, par les criminels sionistes. M. Bush emploie le terme « fascisme islamique », parce qu’il sait, pertinemment, qu’un véritable mouvement islamique, avec la présence du Hezbollah et du Hamas, est en train de prendre forme, au Moyen-Orient, pour faire face à l’hégémonie de l’Occident et aux exactions des Sionistes, ainsi que pour sauvegarder les valeurs musulmanes. C’est pourquoi, en dépit des bombardements intensifs du Liban et de la guerre médiatique de l’Occident contre le Hezbollah, ce mouvement est de plus en plus populaire, aussi bien, dans le monde musulman, qu’ailleurs, une popularité, que M. Bush et ses semblables ne pourront entamer en aucune manière avec leur langage et leurs expressions déplacés.


Dimanche 13 Août 2006

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