Politique Nationale/Internationale

Les propos démagogiques de la Secrétaire d’Etat américaine sur l’Iran


La Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a prétendu, lors d’un entretien radio-télévisé, qu’après 27 ans, Washington avait préparé le terrain à des pourparlers directs avec la RII, rejetés, par Téhéran. Elle a, également, indiqué que notre seule condition, pour engager de tels pourparlers, était la suspension d’enrichissement d’uranium, à laquelle l’Iran avait, volontairement, procédé, pendant 3 ans, sans en accepter la prolongation. Mme Rice a, de nouveau, menacé l’Iran de sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU.


irib
Lundi 6 Novembre 2006


Pour mieux comprendre les objectifs et les motivations des propos démagogiques et des allégations infondées de la Secrétaire d’Etat américaine, il faudrait porter une attention particulière au moment choisi pour les exprimer. Les Etats-Unis organisent, dans quelques jours, des législatives partielles, et la politique, prônée, par George W. Bush, notamment, en Irak, au Moyen-Orient, et vis-à-vis des activités nucléaires civiles iraniennes, a été un échec. L’échec de l’administration Bush et de ses conseillers néo-conservateurs a été, à maintes reprises, constaté et analysé, par les médias, pour qui les Républicains sont au bord du précipice. Mis à part le revers des Etats-Unis, en Irak, le dossier nucléaire civil iranien est un autre exemple flagrant de la défaite de l’administration Bush. Alors que ledit dossier suivait un processus normal, constructif et positif, la politique erronée de la Maison Blanche l’a conduit vers une mauvaise direction, torpillant les efforts menés pour son solutionnement, dont les derniers se sont traduits par les 4 rounds de négociations entre le Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, Ali Larijani, et le haut représentant de l’U.E pour la politique extérieure, Javier Solana; des pourparlers nucléaires, qui n’ont pas eu les résultats escomptés, à cause, encore une fois, des pressions, exercées, par les Etats-Unis, sur la partie européenne. Les positions illogiques, pour ne pas dire illégales, de Washington, à l’égard du dossier nucléaire civil iranien, ont fini par créer des dissensions entre les membres du Conseil de sécurité des Nations-unies et ont provoqué des tensions entre le Directeur général de l’AIEA et le gouvernement américain. Les nombreuses réunions du groupe 5+1 sur le dossier nucléaire iranien n’ont, non seulement, pas abouti au résultat, souhaité, par les Etats-Unis, mais encore, elles ont mis en exergue les divergences entre Washington et les autres membres permanents du Conseil de sécurité. La Secrétaire d’Etat américaine sait, pertinemment, que la répétition de telles allégations et accusations infondées ne changera en rien la politique de l’Iran, qui compte utiliser l’énergie nucléaire, pour un usage, exclusivement, pacifique et civil. Mme Rice pense qu’attribuer à l’Iran la responsabilité de l’impasse, dans laquelle se trouvent les pourparlers nucléaires, pourrait mettre un peu d’ordre, dans le camp républicain, à quelques jours des législatives. Cependant, en pensant à leurs intérêts, les Démocrates ont barré la route à cette option. Les Démocrates affirment, en effet, que la politique que prône George W. Bush, à l’égard de l’Iran, ne bénéficie pas du soutien de la Communauté internationale.


Lundi 6 Novembre 2006

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires