L'Iran est, de nouveau, dans le collimateur. Au lendemain de la réunion de samedi, à Genève, sur le nucléaire iranien, à laquelle participaient le négociateur iranien sur le nucléaire, Saïd Jalili, le diplomate en chef de l'Europe, Javier Solana, et les diplomates des 6 puissances du monde, dont les Etats-Unis, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, ont, une fois de plus, recouru au langage de la menace. Ils ont, en effet, de nouveau, parlé d'éventuelles sanctions contre la RII. Rice a renouvelé ses menaces précédentes contre l'Iran, alors qu'elle doit participer à une réunion ministérielle, à Abou Dhabi, capitale émiratie, en présence de ses homologues, membres du Conseil de coopération du golfe Persique, le CCGP, et des représentants de l'Egypte, de la Jordanie et de l'Irak, pour se pencher sur les développements de la région, notamment, la question du nucléaire iranien. Simultanément, le Premier ministre britannique, en visite, en Palestine occupée, a, également, profité de son discours devant la Knesset pour menacer l'Iran de nouvelles sanctions, s'il ne gelait pas son programme nucléaire. Dans la foulée des nouveaux complots anglo-saxons contre la RII, la Commission des affaires de défense du parlement britannique a utilisé, mardi, dans un rapport sur l'Irak, l'appellation fallacieuse de golfe Arabique, au lieu de golfe Persique. Et ce, alors qu'au début de ce mois de juillet, les archéologues de renom de divers pays, réunis, à Durham, en Grande-Bretagne, ont réaffirmé que golfe Persique était le nom historique et originel, choisi, depuis longtemps, en tant que voie maritime, au sud de l'Iran, et que personne n'avait le droit de changer ce nom pour des raisons politiques. Washington et Londres ont ourdi de nouveaux complots contre l'Iran avec pour objectif de fortifier la position fragile et chancelante du régime de Tel-Aviv, de créer une fissure profonde entre l'Iran et les pays arabes et de duper l'opinion publique sur les dangers des arsenaux nucléaires des Sionistes, en Palestine occupée. Le régime sioniste se trouve dans une situation fragile et instable. C'est pourquoi il s'est vu contraint d'accepter un cessez-le-feu de 6 mois à Gaza, de libérer les prisonniers libanais et de faire part de sa disponibilité à s'asseoir à la table de négociations avec la Syrie, d'autant plus que la crise intérieure, en Palestine occupée, engendrée par la corruption du Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a aggravé les problèmes du régime sioniste. C'est pour cette même raison que les décideurs de la Maison Blanche se sont mobilisés pour sauver le régime de Tel-Aviv du bourbier dans lequel il s'est enlisé. Le clan Bush a procédé, pour l'heure, à un vaste battage médiatique contre le programme nucléaire iranien, afin de créer une coalition anti-iranienne, dans la région, pour induire en erreur l'opinion publique de la région sur les échecs successifs du régime usurpateur de Qods, face à la résistance libanaise et palestinienne, tentatives qui ont, bien entendu, échoué. L'Amérique a lancé une campagne d'intoxication contre l'Iran, pour faire croire que l'Iran était une menace pour la région. Elle a tout fait pour persuader les pays arabes de prendre leurs distances vis-à-vis de l'Iran et de se rapprocher d'Israël; mais les tentatives de Washington, dans ce domaine, ont été, comme toujours, voués à l'échec, d'autant plus que les pays de la région sont, aujourd'hui, conscients de la nature pacifique du programme nucléaire iranien, mais, par contre, inquiets des activités nucléaires du régime sioniste, en Palestine occupée.