Conspiration

Les néo-conservateurs doivent payer le prix de la politisation de la justice américaine


Bien que John F Kennedy ait nommé son frère et son conseiller, Robert Kennedy, comme le procureur général, le département de la justice américain, le département de la justice américain n’intervenait guère dans les affaires politiques.


Journal téhéranais 'IRAN'
Mardi 19 Juin 2007

  Les néo-conservateurs doivent payer le prix de la politisation de la justice américaine
Par le journal téhéranais "IRAN"



Le sort commun de Bush et de Nixon





Il s’avérait que le département de la justice avait été créé pour appliquer les règles des Etats-Unis non qu’il autorise le Président à tourner la loi américaine. Ledit département américain faisait suite toujours un slogan traditionnel: l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Bien que le président de l’époque américain, Richard Nixon, essayait de maîtriser le pouvoir judiciaire, il a cherché en 1973 une personne qui succède au procureur spécial du dossier de WaterGate, mais il a échoué dans ce domaine.

Il a été en fin de compte obligé d’accepter la démission du procureur général, Eliot Richardson et son adjoint.

Deux des anciens responsables de haut rang de l’appareil judiciaire américains, requérant leur anonymat, ont révélé dans l’hebdomadaire « News Week » ce qui s’est passé depuis mars 2004 dans le département de la justice américain.

A cette époque-là, le procureur général John Ashcroft était grièvement malade. Il devait prendre part à un point de presse à la Virginie, mais en raison de l’aggravation de sa maladie, il a été transféré à l’hôpital où il a été opéré.

Après son opération chirurgicale, il a rencontré deux personnes, Karl Rood, président du cabinet de la maison blanche et Alberto Gonzalez, conseiller du président Bush.

Conformément à un témoignage officiel, ils ont demandé à Ashcroft de signer un document, permettant au gouvernement de poursuivre son programme de l'écoute illégale des contacts téléphoniques des citizens américains. Mais, il s’est gardé d’accepter cette demande illégale. A ce moment-là, des aventures étranges se passaient dans le Pentagone. Tous les responsables du département de la justice, mis sous pression par les caciques de la maison blanche, ont menacé de démission. Figuraient parmi ces gens, le directeur de la FBI Robert Mouler, le Sous procureur général, Robert McCalon et président de la cour criminelle, Chris Wery. Certains responsables se sont réunis dans la chambre de la conférence de James Kami, adjoint-procureur général et il a expliqué la hardiesse d’Ashcroft à décevoir le clan Bush. Ceux qui étaient présents à cette réunion, s’étaient irrités.

« Une marche irréversible a été entamé et tout le monde est au courant de l’intensification de la situation en cours. », a déclaré un ancien responsable, présent à la réunion. « Environ 30 hauts responsables du département de la justice sont en butte de démission. Le lendemain, l’adjoint procureur général a été convoqué à la maison blanche pour rencontrer le Président Bush. Certes, les détails de cette rencontre ne sont pas encore révélés. Mais, deux semaines après cette aventure, on a décidé de ne pas démissionner collectivement à condition que le programme de Bush pour l’écoute téléphonique serait surveillé plus que jamais par la justice. Enfin, Gonzalez, juriste et proche du Président George Walker Bush succède à Ashcroft, le successeur qui est en butte à une vote de méfiance du Sénat et seuls les soutiens sans merci de Bush lui a permis de rester encore dans son poste. Gonzalez est accusé d’avoir politiser le département de la justice, d’autant plus qu’il a projeté l’affaire de l’expulsion des procureurs indépendants des Etats-Unis et leur remplacement par les Républicains sincères.

Certaines chaînes de télévision ont qualifié de stupide Gonzalez et les commissions d’enquêtes parlementaires et les journalistes cherchent d’autres secrets à ce propos. On attend le témoignage de Monica Goodling, chargé par l’administration Bush de la purification politique du département de la justice.

Le témoignage de la semaine dernière de Monica était plus similaire à un bavardage. « J’espère pouvoir transformer le monde en meilleur endroit et je demande à tout le monde de sourire. ». Ce sont les termes maladroits que peut on lire sur le web site de Monica. Traduisant, quand même, devant la justice, Monica égarée et un peu timide reconnaît finalement qu certaines considérations politiques lui avaient poussé à choisir les procureurs américains. « J’ai dépassé la ligne rouge. » a-t-il ajouté. Le plaidoyer de Monica, mis au point par un avocat habile laissait croire que concernant l’affaire de l’expulsion des procureurs de divers Etats américains, Gonzalez s’avérait dépasser d’autres lignes rouges. Il semblait que Gonzalez avait essayé en sous main de préparer l’affaire du témoignage de Monica. « Je crois que nous ne devons pas négocier à ce propos. », a-t-elle déclaré. Au cas où le témoignage de Goodling aboutirait à la destitution de Gonzalez, Bush serait plus que jamais mis en cause et que Goodling comme le secrétaire manqué de Nixon, Rose Mary Woods, serait mis en marge de l’histoire. Goodling a accepté que les aides financières et politiques des volontaires qui étaient recrutés pour les postes politiques, avait été examinées.

Les démarches illogiques de Monica ont abouti à la faiblesse de l’appareil judiciaire autrement dit le département de la justice. Bien qu’on ne puisse pas prouver l’implication de Bush en personne dans la destruction du pouvoir judiciaire, on ne peut pas quand même négliger le rôle direct de son conseiller politique, Karl Rove, dans ce domaine. Plus des démocrates, les néo-conservateurs qui avaient occupé divers postes dans le département de la justice américains, ont porté atteint à l’appareil judiciaire. Certes, ces aventures prennent leurs assises dans les événements post-11 septembre lors desquels le clan Bush a prétendu réprimer les attentats terroristes suivants.

Il y un secteur inconnu dans le département de la justice américain : « bureau du conseil juridique » qui a recruté les juristes intelligents. Ce bureau se penche sur la légitimité des politiques de l’administration américaine.

John Jay était l’un des juristes qui après les événements du 11septembre s’est prononcé à ce propos de sorte que l’administration Bush a profité de ces propos pour commettre les actes illégaux sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Par ailleurs, elle a profité des points de vue de Jay pour justifier l’écoute des citoyens sans mandat de la justice, ainsi que les méthodes violentes de l’interrogatoire, dont, faire enfoncer la tête d’un suspect dans l’eau.

Bien que Jay eût l’air facile e sincère, il était au fond bureaucratique et têtu dont l’objectif n’était que faucher l’herbe sous le pied de ses Supérieurs.

John Jay estime que les hautes autorités judiciaires, d'ailleurs conservatrices des Républicains n'étaient que des hommes politiques ignorants. John Jay se montrait très doux et indifférent, lorsqu'il voulait se prononçai sur des sujets sensibles, révèle l'un des responsables du département à la justice. Celui-ci se rappelle que Jay avait envoyé une note à la Maison Blanche, qui lassait le champ libre à l'administration pour mettre en œuvre des projets suspects du point de vue de la Constitution. Jay se présentait chaque jour davantage comme quelqu'un d'intégriste, au sein du département à la justice. Les responsables avaient un regard douteux sur ses relations avec le conseiller du vice-Président américain. Et ce à tel point que l'un des adjoints de l'ancien Procureur général des Etats-Unis, le Général John Ashcroft avait présenté John Jay comme quelqu'un intenable. Ce alors que Jay disait que l'ancien procureur des Etats-Unis était au courant de tout ce qu'il faisait et qu'il confirmait ses points de vue. Il disait que ses détracteurs cherchaient à ternir son image. Ces évènements sont monté d'un écran en 2003, lorsqu'il a eu un débat sur la nécessité de désigner le directeur du bureau des affaires juridiques du département à la justice. Gonzalez a proposé John Jay pour ce poste et a mis, même au courant, George W Bush, de cela. Ashcroft y était opposé, et Bush était surpris d'une telle opposition. Ceci dit, cette affaire s'est terminée par la désignation d'un juriste conservateur du nom de Gold Smith, à la tête du Bureau du département à la justice, pour des affaires juridiques. Mais la bataille ne venait que de commencer. Constant les points de vue de Jay, Smith en arrivé à la conclusion que celui-là avait autorisé la pratique de torture, tout en lui donnant une couverture légale. Le département à la justice ne pouvait plus soutenir la pratique de torture contre les habitants des Etats-Unis d'Amérique. " c'était pas une bataille idéologique, mais le sujet de désaccord était de franchir la ligne rouge" disait l'un des anciens adjoints de John Ashcroft. Le rôle de Bush dans l'affaire de l"écoute des conversations téléphoniques des citoyens américains n'avait pas été encore révélé, mais, il y a eu des preuves et des documents qui indiquaient que Bush y était, fortement, impliqué.

La confrontation au sujet du programme d'écoute des conversations téléphoniques des citoyens a miné les relations entre la Maison Blanche et l'équipe d'Ashcroft, au sein du département à la justice et ce à tel point que plusieurs responsables du département à la justice se sont vus contraint de démissionner, quelques mois plus tard. Et en 2004, le Procureur général des Etats-Unis a présenté sa démission à George W Bush qui l'a, immédiatement, accepté et l'a remplacé par Alberto Gonzalez


Mardi 19 Juin 2007

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