ALTER INFO

Les multiples facettes de l'oppression et de la servitude


Dans la même rubrique:
< >

Lundi 22 Octobre 2018 - 01:36 Dites adieu aux révolutions populaires !


Les deux messages que je vous envoie aujourd'hui sortent de l'ordinaire messagerie de Djeha.

Je les ai préparés pour vous il y a 6-8 ans. Et je ne sais pourquoi je les ai (et je vous ai) oubliés.

Le premier n'a rien perdu de son actualité quand on pense à DSK, à Katsav, à Weinstein... ou encore à nos intellectuels maison qui phosphorent sous les feux de la rampe en se tirebouchonnant le schmilblick avec entrain.
On peut préférer ausculter Berlin et détourner les yeux de Ghazza.
Faire mine de croire que la commercialisation des tares de sa société est une vertu, par-delà les psychanalyses de boulevard, n'est rentable qu'à court terme. Rien à voir ici, cela tombe sous le sens, avec la stigmatisation d'une quelconque "haine de soi".
Comme l'écrivait Camus, toutes les sources se tarissent... de leur abus.

Depuis Zola, que de copies...! Aussi leste soit la plume.

Quand à la Palestine, que dire de plus... que ce qui suit.

Le second envoi vous parviendra juste après celui-ci.

Djeha,
Mercredi 10 octobre 2018

PS: Je me permets de vous recommander à nouveau le film "Mon fils" de Eran Riklis (2014) en plein dans le sujet.


Djeha
Jeudi 11 Octobre 2018

film "Mon fils" de Eran Riklis
film "Mon fils" de Eran Riklis
VITE FAIT-BIEN FAIT,

VITE FAIT-MAL FAIT…

Jérusalem: apprenant que son amant est arabe, elle le fait condamner pour viol

Delphine Matthieussent, Libération, S. 24/07/2010 à 00h00

Pour tirer un coup vite fait à Jérusalem, mieux vaut être juif qu’arabe. C’est ce qu’a appris à ses dépens un Palestinien de la ville, condamné cette semaine à dix-huit mois de prison ferme pour viol. Les faits remontent à septembre 2008 : une rencontre impromptue, en pleine journée, avec une passante juive dans le centre-ville. La conversation de quelques minutes mène à une relation sexuelle consentie dans la cage d’escaliers d’un immeuble voisin. Les problèmes ont commencé pour Sabbar Kashur, marié et père de deux enfants, lorsque sa conquête a découvert qu’il était arabe et a porté plainte. Après deux ans de résidence surveillée, il a été condamné pour viol, les juges se référant à une jurisprudence assimilant les «relations sexuelles par duperie» au viol.

Selon la plaignante, Sabbar Kashur se serait présenté comme un «juif célibataire intéressé par une relation sérieuse». Le tribunal a estimé dans son jugement que si elle «n’avait pas pensé que l’accusé était un célibataire juif à la recherche d’une relation de longue durée, elle n’aurait pas coopéré». Une affirmation en contradiction avec le côté expéditif de leur rencontre et la version de l’accusé. Il reconnaît avoir menti sur sa situation familiale, mais dit ne pas avoir explicitement caché qu’il était arabe. Il a en fait probablement joué sur l’ambiguïté du nom sous lequel il s’est présenté, «Dudu» : un surnom également utilisé en hébreu comme diminutif de David.

L’avocat de Sabbar Kashur a fait appel et espère que l’affaire se soldera par une peine de travaux d’intérêt général. Son client est en effet parvenu à un accord avec le tribunal : il a reconnu avoir menti à la jeune femme, en échange de l’abandon de l’accusation de viol. Sa condamnation a cependant provoqué un début de polémique. «Chaque fois qu’une personne ment sur des détails de son identité, cela doit-il se solder par une accusation de viol ?» s’interroge Elkana Laist, du bureau des avocats publics. Pour S. Kashur, le verdict est avant tout teinté de «racisme» : «Si j’étais juif, on ne m’aurait même pas interrogé. Ce n’est pas comme si je l’avais violée dans la forêt. Elle a accepté tout ce qui s’est passé», a-t-il expliqué au quotidien Haaretz. Une opinion partagée par Leah Samael, une avocate spécialiste des droits de l’homme : «Si un juif religieux avait caché qu’il était religieux pour séduire une femme, il n’aurait pas été poursuivi. Ce qui est flagrant, c’est la façon dont les Arabes israéliens [20% de la population d’Israël, ndlr] sont sans cesse contraints de dissimuler leur identité.»


Une « cage » d’escalier…

CINÉMA –
« Feriez-vous l’amour avec un Arabe ? »

07 septembre 2012

"Feriez-vous l’amour avec un Arabe?" C'est la question qu'a posée la cinéaste française Yolande Zauberman, aidée par son compagnon, l'écrivain libanais Sélim Nassib, dans les bars de Tel-Aviv et les rues de Jérusalem. Would You Have Sex with an Arab ?, c'est le titre du film tiré de ce travail au corps, de cette enquête intime sur le conflit israélo-palestinien (sortie en salles mercredi 12 septembre).

Un Israélien sur cinq est un Arabe. Aucun mur ne les sépare de leurs concitoyens juifs. Tous cohabitent, ou s'évitent, dans les nuits de Jérusalem, dansent, boivent et rient parfois ensemble. Mais "feriez-vous l'amour avec un Arabe ?" "Feriez-vous l'amour avec un juif ?" La question, posée aux uns et aux autres, prend tout le monde au dépourvu, permettant à la cinéaste d'accéder au refoulé d'un des conflits les plus inextricables de la planète. Beaucoup ne s'étaient jamais posé la question. Certains l'ont "déjà fait". Décontenancés, la plupart s'étonnent de leurs propres réactions. Les réponses évoluent parfois au sein d'une même séquence, la verbalisation libérant la pensée.

La cinéaste a choisi de sonder les cœurs de la nuit, plus ouverts que le jour. "Je n'ai pas souhaité poser ma question à des gens susceptibles de se sentir agressés, comme les personnes mariées ou les religieux, explique Yolande Zauberman dans un entretien publié par Courrier international. Je voulais m'adresser à des gens qui sont à l’aise avec l’idée du désir, des gens qui sortent le soir, disponibles à l’autre. J'ai visé ces zones de marginalité afin de voir si les gens qui les fréquentent étaient prêts à accepter l'autre."

"Quand le film a été montré à la Mostra [de Venise], il y avait un Grec. Trois secondes après il y avait un Turc, il y avait un Pakistanais, puis il y avait un Indien... Et tout le monde le prenait pour lui, le film. Ce n'était pas dans un jugement de ce qui se passe en Israël. C'était, d'un seul coup : comment est-ce qu'on fait pour vivre avec son ennemi proche ? Et quelle est cette relation à l'ennemi ? Or moi, ça m'intéresse, la relation avec l'ennemi !", explique-t-elle dans l'émission "Hors Champs" sur France Culture.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/09/07/cinema-feriez-vous-lamour-avec-un-arabe/


JCALL cale…

Petit manifeste à destination des juifs français de bonne volonté

CAROLE TUCHSZIRER, Libération, J. 22/07/2010 à 00h00

Selon la définition que l’on trouve dans le dictionnaire, la schizophrénie se caractérise par un appauvrissement des relations socioprofessionnelles, une tendance à l’isolement et au repli autistique dans un monde intérieur.

Ce monde intérieur est celui dans lequel évolue aujourd’hui une fraction de la communauté juive de France, repliée sur elle-même, coincée dans l’attitude qu’elle doit adopter vis-à-vis d’Israël et du gouvernement Nétanyahou en particulier. En un mot, tout simplement, mal dans sa peau. Cette posture n’est pas nouvelle mais elle a été ravivée par les récents événements qui ont vu le gouvernement israélien s’attaquer violemment à une flottille dite humanitaire qui cherchait par ce biais à lever le blocus qui frappe aujourd’hui durement et injustement la population gazaouie.

Les mots les plus durs écrits sur ce naufrage politique nous sont venus de la presse israélienne unanime, de la gauche à la droite, pour souligner le fiasco d’une telle opération tant sur le plan moral que politique. Oui, «Gaza pourrait bien devenir notre Vietnam à nous», comme le soulignait le journal israélien de gauche Haaretz.

En France, contrairement aux Etats-Unis où des manifestations contre le gouvernement israélien ont eu lieu, la communauté juive semble moins décidée à reprendre à son compte une telle dénonciation, du moins en public, sur les plateaux de télévision ou à la radio. Une fois de plus, le devoir de réserve semble l’emporter sur le devoir de réaction alors même que dans nombre de foyers ou entre proches cette question du blocus de Gaza et l’attitude suicidaire du gouvernement Nétanyahou depuis son accession au pouvoir semblent marquer un tournant dans l’appréciation du conflit israélo-palestinien.

Mais une fois franchi le seuil de la maisonnée, lorsque nous ne sommes plus «entre nous», c’est le silence radio, quand ce n’est pas le soutien toujours implicite à la politique de l’actuel gouvernement israélien. Les raisons d’un tel dédoublement sont connues : la crainte de porter préjudice à l’Etat hébreu, la mauvaise conscience de ne pas avoir fait le choix de l’alya (départ en Israël) et pour beaucoup, surtout, le refus de faire le jeu d’une certaine gauche radicale qui ne rêve que de voir l’Etat d’Israël se fondre dans un Etat binational.

Un antisionisme aux relents, parfois, mais pas toujours, antisémites. Un antisionisme virulent, justifié au nom des droits de l’homme et donc d’autant plus dur à combattre. En usant de la distance critique vis-à-vis d’Israël et de son gouvernement, ne risquerions-nous pas de faire le jeu de nos nouveaux adversaires, de ceux pour qui la question de savoir ce que fait Israël est finalement secondaire par rapport à ce qu’il serait intrinsèquement et depuis toujours : une colonie d’occupation. Pas depuis 1967 (guerre des six jours) seulement, mais depuis 1948 et même avant, depuis que des Juifs ont eu l’audace de s’y établir pour réclamer leur liberté politique.

Nous ne ferons pas chorus avec ceux-là, et c’est sans eux ou malgré eux que nous exprimons publiquement ce que nous ressentons intérieurement : Israël fait fausse route, et parce qu’il nous est cher, parce que nous ne doutons pas un seul instant qu’il puisse revenir sur le droit chemin comme il l’a fait lorsqu’il s’est retiré du Liban, retiré du Sinaï, retiré de Gaza, nous l’enjoignons de continuer d’emprunter la voie qu’avaient tracée des gouvernements précédents. C’est parce que ses peines sont les nôtres que nous nous devons de signaler ses erreurs, d’autant qu’en Israël un grand nombre de citoyens ont les mêmes certitudes et les mêmes doutes et qu’ils attendent de nous leur soutien. Ce soutien peut depuis quelques mois s’exprimer publiquement grâce à l’initiative européenne du "J-Call" pour lequel l’avenir d’Israël passe nécessairement par l’établissement d’une paix durable avec le peuple palestinien selon le principe de «deux peuples, deux Etats».

Soyons nombreux, en France, à signer cet appel (www.jcall.eu).



Jeudi 11 Octobre 2018


Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS


Publicité

Brèves



Commentaires