Palestine occupée

Les missiles palestiniens, un équilibre stratégique de forces


« Les missiles (de la résistance palestinienne) sont rudimentaires par rapport à l'arsenal militaire israélien. Cependant, ils ont fait un changement considérable dans l'équilibre stratégique du conflit israélo-palestinien. Le fait de continuer à exister changera les données de ce conflit. »


Mercredi 16 Avril 2008

Les missiles palestiniens, un équilibre stratégique de forces
Ces propos sont le résumé d'une étude américaine réalisée par Marguerite Wais, chercheuse à l'institut de Washington pour les politiques du Moyen-Orient, connu pour être proche des intérêts sionistes aux Etats-Unis. L'étude a pris le titre : « Les armes du terrorisme : le développement du missile Al-Qassam et ses effets ».

Ce résumé appuie l'avis d'experts et d’analystes militaires qui voient que l'Entité sioniste ne possède plus de force de dissuasion efficace face aux factions de la résistance palestinienne, surtout du fait qu'elles améliorent leurs missiles de façon remarquablement rapide.

L'ARTISANAL ET LA REGION

Elles sont vouées à l'échec, les négociations de Camp David de l'an 2000 entre le premier ministre israélien de l'époque Ehud Barak et le président palestinien défunt Yasser Arafat, sous la houlette du président américain Bill Clinton. Depuis cet échec, la question palestinienne est entrée dans une nouvelle phase traduite par le déclenchement de l'Intifada d'Al-Aqsa. C'est la visite provocatrice donnée par Sharon à la mosquée d’Al-Aqsa qui a mis le feu aux poudres.

Cette deuxième Intifada n'était pas comme la première, celle des pierres. Les factions de la résistance palestinienne étaient mieux armées et plus expérimentées. Elles commencent même à fabriquer certaines sortes d'armes, en particulier les missiles qui ont pris différentes nominations.

Le 26 octobre 2001 reste un jour historique pour la résistance palestinienne. C'est le jour où le premier missile de fabrication locale tombe à l'intérieur de la colonie sioniste de Sderot, 1,6 kilomètre au loin de la bande de Gaza. Ce sont les brigades d'Al-Qassam, branche militaire du mouvement du Hamas, qui avaient adopté le lancement de la première roquette nommée Qassam1.

Bien qu'ils soient élémentaires et de fabrication locale, ces missiles venaient de marquer un virage dans la littérature du conflit israélo-palestinien. Le célèbre magazine Time croit que « ce missile artisanal pourrait changer le Moyen-Orient ». Et la chaîne CNN l'a qualifié de « l'affreuse feuille du Moyen-Orient ».

Un rapport israélien publié par « le centre d'information sur les enseignements et le terrorisme », le 14 décembre 2007, dit que les effets négatifs ne se résument pas « uniquement par le nombre de tués et de blessés ou par les dommages matériels. Ils résident surtout dans le fait que le lancement perpétuel de ces missiles a des influences psychologiques négatives sur la population. Il touchera de manière dangereuse le sentiment de sécurité chez environ 190 mille citoyens vivant sous la menace de missiles et d'obus de mortier ».

Depuis la date fatidique d'octobre 2001, une quinzaine d'Israéliens ont perdu la vie. 500 autres ont été blessés. Des centaines ont été choqués. Toujours selon des statistiques israéliennes officielles.

Les missiles palestiniens sont désormais un moyen efficace pour pousser les occupants à partir.

UN EFFET CONSIDERABLE

Ces armes élémentaires fabriquées dans des ateliers, sous des escaliers, ont donné à la résistance palestinienne la force de frapper dans la profondeur israélienne. Elles augmentent les défis pour l'armée israélienne. Le rapport de Winograd confirme le recul des capacités de cette armée et sa faiblesse à faire face aux mouvements de résistance, surtout après son échec dans la guerre qu'elle avait menée contre le Liban en été 2006, et après son échec face au Hamas, dans la bande de Gaza.

Selon les statistiques du gouvernement israélien, le nombre de ces missiles s’est multiplié par deux entre 2002 et 2003. Par quatre entre 2005 et 2006. De nos jours, leur nombre dépasse les 3000.

Depuis le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza, les missiles envoyés par le Hamas sur les villes et les localités israéliennes ont augmenté en nombre. En moyenne, plus de 200 missiles sont lancés mensuellement, depuis le début de cette année 2008. Parfois, beaucoup plus. La première semaine du mois de mars dernier a vu tomber plus de 100 missiles, mentionne l'étude américaine ci-haut.

Pour protéger les colons, les autorités de l'occupation donnent l’alerte 15 à 20 secondes avant la tombée des missiles par la diffusion d'une couleur rouge. Non seulement ce système a montré ses limites, mais il sème de plus la panique et la terreur parmi les Sionistes.

POURQUOI CES MISSILES

Dans les territoires palestiniens, la résistance avait pu fabriquer et se procurer ces armes, en dépit de toutes les conditions difficiles. Elle n'écarte aucune option pour reprendre les droits palestiniens. Elle travaille, malgré que la Communauté Internationale suive le point de vue israélien. Celle-ci ne donne aucun intérêt aux droits palestiniens reconnus par des décisions internationales provenant d’établissements internationaux, qui n’obligent cependant pas l'Entité sioniste à exécuter ses obligations.

Certains disent que les missiles de la résistance palestinienne sont la cause des agressions israéliennes. Mais on oublie que les agressions ont toujours été là, avant l'arrivée des missiles. Elles existent partout en Palestine. En Cisjordanie, d'où les missiles ne partent pas.

Par ailleurs, une résistance ne voit le jour que lorsqu'il y a une occupation. Elle est là pour refuser cette occupation, pour reprendre les droits nationaux bafoués. Ce qui reste bizarre, c'est d'être aux côtés de l'occupant et d’accuser les résistants de faire mal à l'occupant !

A remarquer enfin que les missiles de la résistance palestinienne ont pu baisser le nombre d'opérations martyres. Pourquoi envoyer des hommes ou des femmes, à partir de moment où on peut envoyer des engins ?

Les missiles palestiniens, un équilibre stratégique de forces

Hamas : La proposition d'une trêve par l'occupation n'est qu'une propagande médiatique

Le mouvement du Hamas a affirmé son refus de la proposition de l'occupation d'une trêve avec la bande de Gaza seulement, en soulignant que cela vient dans le cadre d'une propagande sioniste médiatique pour obtenir une trêve gratuite.

Le leader du mouvement du Hamas Aymen Taha a dit que la trêve proposée par l'occupation à Gaza n'est qu'un mensonge médiatique qui affirme que les Sionistes ne veulent rien présenter au peuple palestinien en échange de cette trêve.

Le journal Al-Hayat a rapporté de sources palestiniennes que les autorités de l'occupation israéliennes ont transmis une proposition de trêve de six mois ou d'une année à travers des responsables égyptiens aux mouvements du Hamas et du Djihad islamique pour arrêter le lancement des missiles vers les colonies sionistes, en échange d'une promesse de réduction de leurs positions sur les passages fermés.

Taha a souligné que la trêve doit être réciproque, simultanée et générale pour mettre fin au blocus et arrêter les agressions sionistes, tout en déclarant que le Hamas refuse toute trêve gratuite sous l'ombre du blocus.

Il a déclaré que l'occupation veut effectuer une trêve dans la bande de Gaza seulement et que cette position sioniste les oblige à s'attacher à leur position pour une trêve générale et réciproque, tout en appelant les pays arabes et islamiques à intervenir officiellement pour mettre la pression sur l'occupation et mettre fin au blocus imposé contre le peuple palestinien.

Les missiles palestiniens, un équilibre stratégique de forces

L'occupation néglige la visite de Carter et refuse de lui présenter des aides sécuritaires

Des sources américaines ont dit que les services sécuritaires sionistes ont refusé d'aider les officiers américains qui protègent l'ancien président américain Jimmy Carter, qui va visiter l'entité sioniste.

Les autorités de l'occupation sioniste ont critiqué le président Carter à cause sa volonté de rencontrer le chef du bureau politique du mouvement du Hamas Khaled Mechaal, en Syrie, et à cause d'avoir publié un livre en 2006 qualifiant la politique sioniste dans les territoires palestiniens de système d'apartheid.

Des sources américaines ont dit à "Reuters" que les services de sécurité intérieure de l'entité sioniste (Shabak), qui aident à la protection des hauts responsables et personnalités qui visitent l'entité sioniste sous le contrôle direct du bureau du premier ministre sioniste, ont refusé de rencontrer le chef de l'équipe des gardes de Carter ou de présenter des aides pour protéger le président.

Une autre source a dit que cette négligence représente une violation du Shabak et des services de renseignements américains (CIA) qui protègent tous les présidents américains et leurs homologues sionistes qui visitent les Etats-Unis.

Avant sa visite dans l'entité sioniste, Carter a dit lors d'une déclaration de presse avec la chaîne américaine ABC qu'il croit que si l'occupation veut réaliser la paix dans la région, elle doit donc contacter les parties proches et voisins ; en conséquence, elle doit faire participer le mouvement du Hamas aux processus de paix.

Le mouvement du Hamas avait affirmé que Khaled Mechaal va rencontrer le président Carter lors de sa visite prévue à Damas dans le cadre d'une tournée dans la région.


Les missiles palestiniens, un équilibre stratégique de forces

Abbas prouve qu'il n'est pas digne d'être le président du peuple palestinien en couvrant les crimes

Le mouvement du Hamas a fortement critiqué les déclarations du président Mahmoud Abbas, qui a dit de nouveau que les missiles de la résistancede fabrication locale sont inutiles, et a considéré qu'il justifie les crimes des forces occupantes contre le peuple palestinien et le blocus sioniste contre la bande de Gaza.

Le porte-parole du mouvement du Hamas Dr. Sami Abou Zouhri a dit dans un communiqué de presse, dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que les déclarations du président Abbas, qui a dit que les missiles de la résistance palestinienne sont inutiles et qu'ils menacent la sécurité de la Palestine, donnent une justification à l'occupation pour renforcer le blocus et pour commettre d'autres crimes contre les Palestiniens.

Au sujet des allégations d'Abbas disant que le mouvement du Hamas menace la sécurité de l'Égypte, Abou Zouhri a dit que ces déclarations représentent une exploitation basse, car les factions de la résistance palestinienne ne menacent pas la sécurité de l'Égypte et Abou Mazen doit se rappeler qu'il est le président du peuple palestinien et non pas de l'Égypte, et qu'il devrait parler du blocus injuste contre ses citoyens. Il doit aussi appeler toutes les parties arabes à briser le blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza, au lieu d'attaquer les factions de la résistance palestinienne à travers ces déclarations et allégations irresponsables.
Le porte-parole du mouvement du Hamas a insisté sur le fait que les déclarations d'Abbas sont une tentative pour provoquer toutes les forces régionales et internationales contre la bande de Gaza et le mouvement du Hamas, en créant et propageant des mensonges.

Abou Zouhri a ajouté que son mouvement poursuit tous les évènements et ne va pas rester sans action envers la continuation du blocus, mais qu'il va prendre une décision efficace, au moment opportun, pour mettre fin à ce blocus injuste et inhumain.

Enfin, le porte-parole du Hamas a dit que l'occupation porte la responsabilité du blocus et doit payer le prix de ce blocus sévère, en soulignant que les leaders arabes qui peuvent briser le blocus doivent porter leurs responsabilités et permettre l'ouverture du passage de Rafah.

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Mercredi 16 Avril 2008

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