ALTER INFO

Les livres de santé sont maintenant classés confidentiels à l'UC de Berkeley



Leuren Moret
Mardi 19 Juin 2007

Les livres de santé sont maintenant classés confidentiels à l'UC de Berkeley

Par Leuren Moret, le 22 février 2003


​​​​On confond de plus en plus les vrais terroristes avec chaque alerte de sécurité jaune et orange du Homeland Security et du président Bush. Ils tiennent à annoncer des « tuyaux sur des terroristes », mais ces « tuyaux » ne semblent mener nulle part. Est-ce juste une autre arnaque pour que ceux qui sont au pouvoir puissent réduire au silence nos protestations et notre opposition ? Les gens à la base ripostent. Et cela marche au niveau national et international avec plus de 20 millions de manifestants autour du monde le 15 février qui ont obligé Bush à reculer ses plans de « guerre » au moins à la mi-mars. Au niveau local, dans les chambres de conseils municipaux, les gens se battent contre la guerre, contre le Patriot-Act, et contre les résolutions du Homeland Security, et ils font accepter leurs lettres dans les journaux. Les lettres aux rédacteurs sont la seule chose que les politiciens lisent toujours. Ils suivent les écrits.


​​​​C'est nos gens de guerre. Choisissez vos généraux et vos soldats parmi vos amis voisins, et fonctionnaires élus parce que nous devons nous organiser et combattre. Si nous ne le faisons pas, nous allons nous retrouver très rapidement à vivre dans les conditions du tiers monde dans un État fasciste.



La bibliothèque de santé publique de l'UC de Berkeley est classée confidentielle


​​​​Je viens de découvrir que les terroristes sont ici aussi -- dans l'UC Berkeley Public Health Library. Il y a plusieurs nuits je suis entré dans la bibliothèque pour consulter quelques documents de recherches, dont le rapport du Dr. Alice Stewart sur les études bancales et frauduleuses des radiations sur les survivants des bombes A d'Hiroshima et de Nagasaki. Notre gouvernement a falsifié les livres de sorte que nos militaires puissent avoir un programme d'armes nucléaires.


​​​​Le bibliothécaire, une jeune étudiante du service de nuit, m'a dit d'aller en haut dans les rayonnages pour trouver les volumes que je cherchais. Mais comme je la quittais, elle m'a dit qu'une partie de la bibliothèque « est maintenant classée confidentielle » [classified dans le texte, NDT] et que je la verrait séparée par une corde quand je monterais là-haut.


​​​​Pourquoi l'Université de Californie (UC) projette un laboratoire de « bio-armes de niveau 4 » (BSL-4) à l'UC de Davis pour le développement d'armes biologiques est troublant. Les maladies infectieuses les plus dangereuses du monde comme le virus ebola, la tularémie, le virus de la fièvre hémorragique, et la coxiella burnetii seront développés comme bio-armes. Mais contre qui et dans quel but ? Viseront-elles certaines races ou populations que les « concepteurs de maladies » jugent « indésirables », et qui prend cette décision ? Mais nous, le public, les citoyens contribuables ne pouvons pas lire la littérature sur la santé publique qui repose sur les étagères de la bibliothèque depuis des décennies et que les dollars de nos impôts a payée pendant les décennies de recherche. Ces informations sont déjà du domaine public mais maintenant, avec la Homeland Security de 2002, ils veulent changer les règles. La bonne question à poser est « À qui ça bénéficiera ? » et qui sont les « véritables terroristes » ? Il semble de plus en plus que le gouvernement pense que ce sont ceux qui s'opposent à ses politiques (comme les « vaccinations obligatoires ou la perte de vos biens »).



Le Lawrence Berkeley Lab projette aussi « un labo militaire »


​​​​Les citoyens et les commissaires de Berkeley ont récemment appris lors d'une réunion de la Commission Environnementale que le Lawrence Berkeley Lab, juste au-dessus du campus de Berkeley, est en train de construire une « Fonderie Moléculaire ». Quand nous avons demandé ce que ça signifiait, Jim Krupnick, le directeur du projet, et Joe Harkin, le chef du projet, nous ont dit que c'est pour la « nanotechnologie », pour « construire des choses à échelle microscopique ». Quand j'ai demandé qui finançait, on m'a dit le « Ministère de l'Énergie. » J'ai demandé s'il y avait d'autres projets aux USA et il m'a été répondu « oui... cinq ». Ils ont niés que c'était pour des applications militaires. La réponse de Joe Harkin à ma question sur leur localisation fut, « aux laboratoires de Los Alamos, d'Oak Ridge, de Brookhaven et d'Argonne... » Il n'a pas mentionné celui prévu au laboratoire de Livermore -- trop proche pour soulager. Quand j'ai fait remarquer que c'étaient tous des établissements d'armes nucléaires, il a gardé le silence. J'ai relevé que le milieu universitaire et le secteur privé avaient été impliqués dans la nanotechnologie depuis deux décennies, et que le complexe d'armes était vachement lent à la détente. L'UC n'a pris la peine d'informer personne à l'avance en dépit de plus de deux ans de planification, ni dit à personne qu'ils projettent de « construire à une échelle minuscule ». Nous le découvrons lentement... et ce n'est pas correct.



La « poussière intelligente » pour la guerre à la terreur


​​​​Le journal des étudiant de Berkeley, The Daily Cal, a fièrement annoncé que de la « poussière intelligente » développée sur le campus sera répandue dans le jardin botanique de l'UC, à Cory Hall sur le campus, à Bay Bridge et en d'autres lieux. Cette « poussière futée » se compose de nombreux ordinateurs miniaturisés (1 millimètre cube) mus par l'énergie solaires et équipés d'émetteurs. Ils seront dispersés dans l'air comme de la « poussière » dans des zones à des « fins de surveillance ». Le site Internet de l'UC indique que le financement provient du DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency). Et si les gens inhalent ou mangent ces minuscules ordinateurs ? Et si les animaux et la faune les ingèrent ? Et qui sont les TERRORISTES dans le jardin botanique ou dans les bâtiments du campus ? Le seul terroriste que je connaisse à l'UC de Berkeley était dans le corps enseignant, l'Unabomber [*] -- le « professeur » Theodore Kaczynski.



Un robot espion volant d'ici à 2004


​​​​Un autre « coup d'œil sur un projet profitable » de l'UC : une année après le désastre du 9-11, les ingénieurs de l'UC de Berkeley ont obtenu un contrat de 2,5 millions de dollars de l'US Navy et du ministère de la Défense pour construire un « robot espion volant d'ici à 2004 ». Je devine qu'ils n'ont pas besoin de ces « insectes » dans le jardin botanique puisqu'ils ont « la poussière futée » mais pour qui sont ceux-là ?



L'essaimage de micro-insectes


​​​​Six mois avant le 9-11, en février 2001, Sandia Labs a développé et testé des micro-insectes électroniques mobiles, « capable de gambader silencieusement sous une porte, de rouler tranquillement dans un coin et d'écouter clandestinement ce qui se passe à l'intérieur ». En plus du microphone miniature, des micro-capteurs et de l'émetteur radio déjà sur ces petits micro-insectes, ils espèrent rajouter une micro-caméra. C'est à ça que la nanotechnologie est adaptée. S'ils peuvent faire de la nanotechnologie suffisamment petite ils pourront même avoir des vidéos ou des images de « petites bestioles ».


​​​​Les scientifiques espèrent aussi obtenir que les micro-insectes « communiquent entre eux et travaillent en essaims, retransmettant leurs résultats à une station équipée... » Déjà ces insectes peuvent « tourner sur une pièce d'un dixième de dollar et tenir sur une pièce de cinq cents ». J'imagine comment l'UC pourrait employer ces « insectes » élevés chez elle pour les diriger contre les femmes, des minorités et du corps enseignant non titularisé comme nouvelle forme de harcèlement. Cinq cents femmes ont intenté des procès contre l'UC et beaucoup ont dit être assaillies depuis des années. Les laboratoires de Livermore et de Los Alamos ont déjà une surveillance sophistiquée en temps réel pour les dénonciateurs. Peut-être qu'Atkinson, le président de l'UC, pourrait utiliser des essaims de micro-insectes pour attraper les voleurs à Los Alamos, à Livermore et au Lawrence Berkeley Lab.


​​​​Mark Twain disait : « La vérité est plus étrange que la fiction. La fiction après tout, doit être compréhensible. »


​​​​Recherche sur les mini-robots - Doug Adkins, chercheur des Sandia National Laboratories prend une vue en plan rapproché des mini-robots que lui et Ed Heller ont développés. Avec 0,25 pouce3 (4,0975 cm3) et pesant moins d'une once (28,35 g), ce sont sans doute les plus petit robots autonomes sans fil jamais créés.


(Photo par Randy Montoya)



L'altération de la santé mentale


​​​​Le week-end passé j'ai profité d'un agréable moment à l'exposition d'orchidées de San Francisco faisant une pause dans la folie de la « guerre ». C'était fascinant de regarder des orchidées de partout dans le monde et d'étudier leurs formes, couleurs, tailles, odeurs -- toutes les stratégies de survie car la vie a évolué sur des centaines de millions d'années sur Terre. Mais nous sommes en train de changer tout cela maintenant -- de fond en comble. La nanotechnologie permettra la manipulation de la vie au niveau des atomes... et des molécules...


​​​​Nous pensions que les rayonnements étaient un cauchemar mais je pense que cela va empirer très très rapidement.



Un singe fugueur aide le combat à Davis


​​​​Les citoyens de Davis avaient besoin de soutien dans leur combat contre le laboratoire de bio-armes prévu dans leur ville à cause de leur maire Susie Boyd. Confrontée à 129 citoyens protestataires à la chambre du conseil municipal pleine à craquer, la maire avait baissé le microphone pour que les commentaires négatifs à propos du laboratoire ne puissent être entendus pendant la durée des Commentaire Publics des citoyens scandalisés. Comme à Berkeley, les citoyens de Davis n'ont pas été informés par l'UC sur ces projets d'une importance fondamentale qui auront un grand impact sur leurs villes. Il semble que l'UC ait juste vu le tas de pognon qu'elle pourrait obtenir du ministère de la Défense dans sa décision de construire les laboratoires. Que les citoyens aillent au diable.



​​​​Quoi qu'il en soit, le 24 février 2003, le San Francisco Chronicle rapportait que, « l'escapade d'un singe pouvait couler le labo de bio-défense ». Avec l'évasion il y a deux semaines d'un singe macaque rhésus de 4 livres d'un laboratoire de recherches sur le campus, la maire a changé d'avis et elle soutient maintenant les citoyens opposés au laboratoire de bio-armes à l'Université de Californie de Davis. S'ils ne peuvent pas empêcher qu'un singe de 4 livres fasse l'école buissonnière, comment peut-on compter sur eux pour qu'ils gardent des virus microscopiques et sub-microscopiques dans des éprouvettes ? Avec les trucs qu'ils projettent d'utiliser là-bas, une seule bactérie ou un virus vous tuera.



L'Université de Californie est à vendre au plus offrant


​​​​L'UC de Davis s'est toujours prostituée pour les intérêts du corporatif agricole. L'année dernière ils ont sorti un rapport de recherches qui concluait que le « chocolat est bon pour les maladies de cœur ». Le financement de la recherches venait de Mars Corporation, la maison des Snickers et des barres de Mars. Pouvons-nous faire confiance à cette institution cette fois ? Je ne pense pas.


​​​​Avant qu'un laboratoire de bio-armes entre à l'UC de Davis, les citoyens devraient se souvenir que la recherche à l'UC y avait créé un site radioactif superfund [**]. Les radiations et les bio-armes sont similaires -- une fois que vous laissez sortir le génie de la bouteille, vous ne pouvez plus le contrôler. Les mystérieux meurtres de dix microbiologistes de classe mondiale aux USA et au Royaume-Uni le printemps dernier justifient une attention et une méfiance extrêmes. La bonne question à demander est « Qui bénéficiera de tout ça ? »


​​​​Vente de la recherche à l'UC : « La vente du Système de l'UC : Financement de recherche secrète. Sponsors commerciaux. Récompenses professorales. Comment le cash corporatif corrompt l'université de Californie » par Daniel Zoll du San Franciso Bay Guardian, 21-27 mars 2001.



​​​​Leuren Moret est une scientifique indépendante spécialisée dans les rayonnements et la santé publique. Ancienne scientifique du Livermore Lab et du Lawrence Berkeley Lab, et présidente des scientifiques pour le peuple autochtone. Elle peut être contactée à leurenmoret@yahoo.com.



Original : http://www.mindfully.org/Nucs/2003/Berkeley-Library-Classified22feb03.htm

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info



Notes du traducteur


* Theodore John « Ted » Kaczynski (né le 22 mai 1942), aussi connu sous le nom d'Unabomber, est un terroriste condamné, connu pour sa campagne d'attentats à la bombe par courrier. Kaczynski est devenu monstrueux pour avoir envoyé des bombes à plusieurs universités et à des lignes aériennes de la fin des années 70 au le début des années 90, tuant trois personnes et en blessant 23 :

http://encyclopedia.thefreedictionary.com/Unabomber


** Superfund pourrait se traduire littéralement par super fonds : Il s'agit du programme fédéral pour financer, étudier et nettoyer, les pires sites de déchets toxiques non contrôlés et abandonnés dans tout le pays ; administré par l'Agence de Protection de l'Environnement (EPA) ; « certains ont suggéré que l'argent du Superfund ait pu se transformer en caisse noire politique » :

http://www.thefreedictionary.com/superfund

​​​​La citation du superfund dans le contexte suggère donc qu'un programme de recherche utilisant des matériaux radioactifs « sans risques » pour l'environnement, puisque garanti par le programme superfund, a donné au final un site radioactif laissé à l'abandon à Davis en Californie par manque d'argent pour le nettoyer.





Samedi 23 Février 2008

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS

Publicité

Brèves



Commentaires