Politique Nationale/Internationale

Les justifications d’un Président



Mercredi 10 Décembre 2008

Les justifications d’un Président
Controversée est le mot qui décrirait dans son sens littéral cette rencontre qui a fait et fait encore couler beaucoup d'encre. Nicolas Sarkozy a rencontré le Dalaï Lama. Dans un premier temps, cette petite phrase laconique et succincte déroute : aux yeux des Français, la rencontre de Gdansk, en Pologne, est une rencontre bien inoffensive; il s'agit d'un simple tête à tête entre un Président français et un prix Nobel de la paix. "Il relève des devoirs du Président français de rencontrer les prix Nobel, nationalité et religion exclues.", justifiait, déjà, Nicolas Sarkozy. "La France n'a pas voulu offenser la Chine.", a renchéri son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui espère arranger cette affaire. Mais côté chinois, cela n'est pas vu du même œil : Pékin ne cache pas sa fureur. Et pour cause... Ce ne sont pas le contexte, ni le timing qui sont contestables, mais plutôt la visite en elle-même, même l'idée qu'elle ait eu lieu, qui est contestée par le gouvernement chinois, ainsi que par la presse orale et écrite du pays. Dans son édition du 8 décembre, le journal « Peuple de Chine », qui reflète, à travers ses colonnes, les perspectives des dirigeants chinois, a été clair, mettant en garde Paris de faire preuve d'étroitesse de vue ; "Sarkozy paiera cher sa rencontre avec le Dalaï Lama.", a averti le quotidien. La CCTV n'est pas allée par quatre chemins, lorsque, dans son dernier reportage, elle a considéré le Dalaï Lama et ses protecteurs occidentaux, comme les ennemis de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale de la Chine. "Le Tibet fait partie intégrante de la Chine. Dans ce sens, le gouvernement réagira, catégoriquement, à toute démarche visant à le séparer du territoire.", martèle la CCTV. Quant aux autorités officielles chinoises, la prise de position du vice-ministre des Affaires étrangères cristallise la vision de tout l'establishment : la rencontre de Sarkozy avec le Dalaï Lama n'était qu'une "orientation erronée", qu'une "intervention flagrante dans les affaires intérieures chinoises". Le responsable chinois n'a pas mâché ses mots ; selon lui, si la France persistait à répéter de telles erreurs, elle n'aurait qu'à s'attendre aux impacts d'une politique aussi irréfléchie.

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Mercredi 10 Décembre 2008


Commentaires

1.Posté par minguinhirigue le 10/12/2008 12:00 | Alerter
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Le contexte est quand même difficilement négligeable : choisir le lieu et la date anniversaire de la chute du communisme en Europe ! (Solidarnosk) Symboliquement c'est dérangeant. Surtout quand c'est pour échanger avec un des opposants majeurs à la souveraineté de la Chine.

C'est comme si le gouvernement chinois rencontrait un responsable du mouvement Kanac ! Beaucoup de français se leveraient pour dire "mais qu'est-ce qu'il viennent foutre là, ces bridés !? Vous me direz, les métropolitains, ne connaissent pas les Kanacs, alors que les chinois connaissent le Tibet ;(

2.Posté par zimir le 10/12/2008 17:51 | Alerter
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Mate mon menhir....c'est drôle man ?

3.Posté par minguinhirigue le 10/12/2008 19:40 | Alerter
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Excusez pour l'erreur orthographique,il semble que l'on écrive plutôt kanak que kanac : http://fr.wikipedia.org/wiki/Kanak

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