Croyances et société

Les indigènes des Iles Sandwich étaient-ils aussi con ?


Dans la même rubrique:
< >

Dimanche 13 Janvier 2019 - 12:42 3eme temple et sympathiques rabbins !


ames Cook est mort aux Iles Sandwich (Hawai) et parait-il a été frappé d'un coup de poignard dans le dos puis mangé par les "Naturels". J'avais vu sur la chaîne « Histoire » une émission intitulée « Historiquement Show », magasine animé par Michel Field diffusé le 1er septembre 2013.


Hatem El Karoui, écrivain
Lundi 2 Septembre 2013

Les indigènes des Iles Sandwich étaient-ils aussi con ?
La discussion portait sur des livres ayant pour thème les morts stupides, à savoir « Les morts à la con de l’histoire » en présence de l'un de ses auteurs Dimitri Casali « La tortue d'Eschyle et autres morts stupides de l'histoire » et l'un de ses auteurs . J'avais noté que l'Emiralay Mohamed El Karoui (1847-1941), mon grand père dans sa « Lettre sur le tabac et l’alcool » que je vais bientôt reproduire intégralement dans l’essai que je lui consacre qui paraitra dans les éditions « Edilivre à Paris début 2014 »parlait des indigènes des îles Sandwich et du rejet de leur part de l’alcool qu'ils considéraient comme un poison et dont ils évitaient la consommation de manière rigoureuse.
Il y disait : « L’Amérique qui égale la Grande Bretagne et ses colonies au niveau de l’excès de consommation d’alcool distillé, dégage pour les tribunaux 375000 alcooliques par an et génère aussi un nombre de décès dû à la consommation d’alcool de 37 000 par an (selon Gonod). Il avait aussi dit en substance que ces boissons alcoolisées n’affectaient les buveurs d’eau ni au niveau de leur santé, ni à celui de leur bonne conduite, ni à celui de leur longévité. La preuve du bon impact de cette conduite est observée à travers la tenue droite de leur corps et la pureté de leur teint. Ces qualités ne se retrouvent pas chez la plupart des consommateurs d’alcool alors que l’intelligence ne gagne rien de la consommation d’eau de vie. Bien au contraire la plupart des boissons alcoolisées et le tabac sont nocifs pour le corps. Si on cherche un exemple convaincant de la comparaison entre la consommation souhaitée ou non de ces produits, il s’agit d’observer les associations d’ascètes créées dans les îles Sandwich. On trouve que 5000 habitants de cet archipel s’étaient absolument abstenus d’y consommer toutes les catégories de boissons alcooliques. Leur santé et leur forces s’étaient améliorées par rapport à celles du reste des habitants des royaumes unis ».

Ils étaient donc quelque part à ce niveau plus civilisés que les occidentaux. Michel Field et ses invités parlaient avec un ton ironique de la théorie de « l'homme bon par nature » développée par Jean Jacques Rousseau qui était contredite par la sauvagerie des indigènes auxquels donc on ne pouvait pas se fier. La mort de Cook était donc considérée comme « con » à ce titre. Mais au fond sait-on ce qui s'était réellement passé pour mettre les indigènes dans cet état et les pousser à tuer? On leur avait tiré dessus provoquant des morts et voulait enlever leur chef à cause d'un larcin commis par l'un des villageois, incident qui avait dégénéré. Au fond l'anthropophagie est un comportement culturel proscrit par la civilisation occidentale mais constitué une réponse au niveau agressions subies. Au début les marins avaient été bien accueillis mais ils avaient aussitôt fait sentir à leurs hôtes leur intention de les dominer. Ils ne les considéraient pas comme des égaux d’une autre culture mais des gens qu’il fallait absolument « civiliser » en les colonisant (et au passage leur subtiliser les richesses). Dans d’autres contrées comme en Amérique du Sud, les conquistadores pendant la période précolombienne disaient que les indigènes du fait qu’ils n’étaient pas chrétiens et que par conséquent ils n’avaient pas d’âme et étaient assimilables aux animaux. Ceux qui ne se convertissaient pas étaient jetés aux chiens. Manger quelqu'un pour les indigènes d’Hawaï c'était donc le supprimer de manière symbolique à cause de sa méchanceté et on devrait réfléchir davantage aux critères culturels de comportement car aujourd'hui on ne mange peut-être plus son adversaire mais on le supprime et on l'annihile de manière encore plus sauvage quand il contrevient à notre intérêt et à nos ambitions et à notre volonté de puissance...
D’ailleurs chez les psychologues l’anthropophagie avait diverses autres significations et manger quelqu’un ne voulait pas dire obligatoirement qu’on le détestait mais parfois au contraire qu’on l’aimait passionnément et qu’on ne voulait pas le perdre …Même dans son ventre car on allait le recycler et l’amender.
A notre époque ces normes relèvent de la pathologie à l’échelle individuelle, mais à l’échelle collective elles relèvent des études anthropologiques traduites par l’application d’une règle de conduite culturellement partagée par le groupe à laquelle on n’avait recours que dans les situations extrêmes …Comme les condamnations à mort que l’on applique aujourd’hui. A méditer donc !



Lundi 2 Septembre 2013


Nouveau commentaire :

Coup de gueule | Croyances et société | Reflexion | insolite, humour, conspiration...


Publicité

Brèves



Commentaires