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Samedi 04 Juillet 2009
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Les frères Jarrah: comment le Mossad opère au LibanDans la même rubrique:
Mercredi 19 Novembre 2008
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Ghada Houbalah
Les services de renseignements libanais poursuivent leur interrogatoire avec les frères Ali et Youssef Jarrah : le réseau d’espionnage israélien. Des sources proches de l’enquête, citées par le quotidien libanais al-Akhbar révèlent comment le dénommé Ali Jarrah a réussi pendant onze ans à mener une double vie. Il résidait dans deux demeures différentes, l’une médiocre située dans la région d’al-Masnaa sur la frontière libano-syrienne et dans laquelle habitait sa deuxième femme, une palestinienne ; et l’autre nettement plus luxueuse située dans sa commune à Merj, au Liban-nord. Il disposait également d’un appartement situé à Baabda, qu’il utilisait uniquement pour s’amuser avec ses copains et copines, selon ses propres aveux. Interrogés par les autorités libanaises, ses voisins ont affirmé que sa seconde épouse souffrait d’une situation pécuniaire assez difficile. Lors de son interrogatoire, elle a assuré qu’elle était loin de se douter de la double vie que menait son mari. Ni même qu’elle était impliquée dans son travail avec les israéliens. Elle a avoué que c’est tout récemment qu’elle a su à propos de sa deuxième demeure, et qu’elle avait exigé des explications de son mari mais que ce dernier avait tout nié. Elle a précisé que quand Ali venait chez elle, ce n’était que pour quelques heures, au cours desquelles il parquait sa voiture juste en face du centre de contrôle des douanes libanais, à vingt mètres de son lieu de résidence. Puis il remontait à l’appart, vers le crépuscule, où il y restait jusqu’à ce que sonne l’heure de son départ pour la Syrie. Dans ses interrogatoires, Ali Jarrah a avoué qu’il voyageait beaucoup pour faire divergence avant de se rendre en Israël. Ajoutant que son employeur dans le Mossad le contactait soit par téléphone soit de manière normale. Souvent il lui demandait de se rendre en Egypte,en Turquie, en Jordanie,en Italie ou à Chypre , où il devait rencontrer un officier israélien qui lui procurait un passeport israélien pour ensuite se rendre à Tel-Aviv où il restait deux jours voire plus. En Israël, poursuit le quotidien al-akhbar, Jarrah suivait un entraînement militaire et technique intensif : il apprenait comment manier un appareil d’écoute, comment communiquer avec ses employeurs sans éveiller de soupçons, ou encore comment leur transmettre les informations. Dans ses aveux, Jarrah a assuré qu’il n’a jamais traversé les frontières libano-palestiniennes via le sud du Liban ou via la mer comme l’ont fait les agents Mahmoud Rafeh et Hussein Khattab. Une source bien informée a confirmé au quotidian al-akhbar, que Jarrah a voyagé en Jordanie après l’arrestation de Mahmoud Rafeh en 2006; il a disparu pendant un mois, coupant court avec les siens, ne laissant aucune trace derrière lui. La même source a précisé que Jarrah a multiplié ses visites en Syrie après son retour de Jordanie, au point de devenir hebdomadaires. Jarrah restait deux ou trois jours dans la capitale syrienne sous prétexte qu’il devait accueillir des délégations humanitaires pour sa nouvelle association humanitaire. Les missions que le Mossad assignait à Jarrah, consistait surtout à inspecter des régions et des routes précises. Pendant des années, Jarrah a recueilli des informations sur l’état des lieux de la région de la Beqaa, de la banlieue-Sud de Beyrouth et des camps palestiniens. Toujours selon des sources bien informées, il semblerait que Jarrah enregistrait toutes les informations et les images qu’il récoltait sur un appareil sophistiqué que les israéliens lui ont donné. Mais encore, Jarrah était équipé d’un système de caméras hautement sophistiquées qui lui permettaient d’envoyer ses images directement au laboratoire israélien, sans laisser de traces. Or, la question qui se pose par quel moyen de transmission cette opération avait lieu ? Deux réponses : soit par satellites, soit via la avions de reconnaissance israéliens qui survolent sans cesse l’espace aérien libanais. Une source de sécurité, cité par al-akhbar soupçonne que le Mossad a équipé l’appartement de Jarrah à Masnaa pour assurer la transmission des informations. Surtout que durant la guerre des 33 jours, Jarrah avait interdit sa deuxième femme de rester dans l’appartement. La même source confirme que les services de renseignements militaires ont perquisitionné l’appartement de Jarrah à Masnaa, et ont confisqué des appareils perfectionnés, digitaux, pouvant servir dans les domaines du codage, de la communication et dans la photographie. Sans compter, une caméra de surveillance placé sur le toit de son appartement, dirigée vers le bâtiment du centre du contrôle des douanes libanais.
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