Conflits et guerres actuelles

Les femmes du campement antiguerre affrontent l’ambassade irakienne à Washington


Les Blough à Washington, mars 2007

Traduit par Fausto Giudice


Les Blough
Vendredi 16 Mars 2007

Les femmes du campement antiguerre affrontent l’ambassade irakienne à Washington


Les femmes du campement remettent une pétition à l’ambassade irakienne pour demander la libération de trois femmes irakiennes condamnées à la  mort par pendaison (Photo: Axis of Logic)


 


Ceci est un compte-rendu d’une des nmbreuses actions menées aujourd’hui par le campement contre la guerre. LeiLani Dowell et Namwiinga Simwiinga-Khumalo ont conduit une délégation de 12 femmes à l’ambassade irakienne pour protester contre la déicison du nouveau gouvernement irakien appuyé par les USA de pendre trois femmes, Wassan Talib, Zainab Fadhil et Liqa Muhammad pour leur résistance à l’occupation US. Les femmes ont été condamnées à la pendaison le 3 mars pour avoir mené des opérations militaires réussies contre des militaires US et des policiers irakiens. L’une d’elles a accouché en prison et s’occupe maintenant de son bébé en prison. Il ya eu un silence total des médias dominants (aux USA) sur ces condamnations à mort.  Mais les médias électroniques alternatifs ont suscité une pression internationale massive sur les gouvernemnts US et irakien et els femmes ont eu un sursis à exécution.


 



LeiLani Dowell et Namwiinga Simwiinga-Khumalo (Photo: Axis of Logic)


 


La délégation de femmes du campement pour arrêter la guerre sont arrivées à l’ambassade irakienne à 14 h 50 le 15 mars 2007. Elles brandissaient des pancartes e marchaient en rond devant l’ambassade. Les  automobilistes de passage klaxonnaient en signe de soutien. Elles ont fait suffisamment de bruit pour que le personnel de l’ambassade commence à regarder par les fenêtres. Deux hommes du Service secret se sont approchés des femmes. Ils leur ont demandé ce qu’elles faisaient là. LeiLani Dowell leur a dit qu’elles étaient là pour protester contre la guerre en Irak et la pendaison de ces femmes. Elle a dit qu’elles venaient du campement pour arrêter la guerre pour remettre des pétitions à l’ambassadeur irakien, pour demander la libération des femmes. Elle a ajouté qu’elles avaient choisi de venir maintenant car il s’agissait d’une question de vie ou de mort et parce qu’il se trouve que l 8 mars est la Journée internationale des femmes travailleuses et que le mois de mars est le mois international des femmes.


 


Le Service Secret a dit aux femmes : “Historiquement, l’ambassade n’accepte pas de pétitions remises en mains propres, mais seulement par courrier électronique ou postal. Vous ne pouvez pas pénétrer dans l’ambassade.” Les femmes ont répliqué que l’ambassade avait déjà reçu des dizaines de milliers de pétitions électroniques de la campagne internationale pour les condamnées à mort et n’avait pas du tout répondu.   Comprenant que la délégation de femmes n’était pas prête à partir, le Service secret a accepté d’aller parler avec quelqu’un à l’intérieur de l’ambassade. Ils son ressortis pour leur dire que quelqu’un de l’ambassade allait venir parler avec elles. Les femmes ont continué leur protestation et enfin, un homme est sorti de l’ambassade pour parler avec elles. Il s’est présenté comme Rafi Ahmed, assistant to de l’ambassadeur. Il leur a dit  qu’il accepterait leur pétiton à l’extérieur d e l’ambassade mais qu’il ne leur permettrait pas d’entrer.  LeiLani Dowell lui a dit : “Nous voulons prendre clairement position contre la peine de mort et la première chose qu’a fait le nouveau gouvernement irakien, ça a été d’instaurer la peine de mort ». Elle a ajouté que s’il n’y avait pas eu cette campagne internationale, son gouvernement aurait pendu ces trois femmes courageuses le 3 mars. Une autre membre de la délégation a dit qu’elles étaient venues à Washington de tous les USA pour remettre leurs pétitions mais que l’ambassadeur ne voulait même aps les laisser entrer dans le bâtiment.  M. Ahmed s’est contenté de répondre par un laconique “Thank you”. Mme Dowell lui a demandé : « Qu’allez-vous faire des petitions ? ».  « Les envoyer au pays », a-t-il répondu. Mme  Namwiinga Simwiinga-Khumalo a dit à M. Ahmed que c’était une prevue de manqué de respect que de laisser des visiteurs dans la rue.  Elle lui a dit que l’ambassadeur irakien est aux USA pour aider à résoudre des problèmes internationaux, qu’il s’agissait définitivement d’une affaire internationale et qu’il ne s’acquittai pas de ses tâches diplomatiques. Elle a dit que son refus de les inviter dans « sa maison » pour recevoir els pétitions et discuter avec elles de questions urgentes était complètement non-diplomatique ».  À la question de savoir si elles pouvaient rencontrer un autre responsable, puisque d’après lui, l’ambassadeur ne se trouvait pas à l’ambassade, M. Ahmed a répondu qu’il n’y avait personne à l’ambassade, en contradiction flagrante avec ce qu’avaient vu les manifestantes : de nombreuses personnes regardant depuis les fenêtres de l’ambassade pendant la manifestation.





Original : Axis of Logic

Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.
URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2228&lg=fr


Lire le compte-rendu de la première journée du campement sur le Washington Mall



Vendredi 16 Mars 2007

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