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Les étranges dénonciations de RSF


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Communiqué de Reporters sans Frontières « Un maire censure quatre médias critiques à son égard », 15 novembre 2006, (source : http://www.rsf.org/article.php3 ?id_article=19752)
Extrait : « Interdire d’accès des médias à l’information publique et les sanctionner financièrement en les privant de ressources publicitaires relève purement et simplement de la censure. »
RSF reconnaît enfin ce que tout le monde sait déjà : la publicité ne sert pas simplement à utiliser un média pour faire passer une information particulière.


par POGGI NUMANCIA CSP


POGGI NUMANCIA
Vendredi 5 Janvier 2007

Les étranges dénonciations de RSF

La publicité sert aussi à financer le média en question. Certains médias ne vivent que par et pour la publicité. Cet élargissement de la notion de liberté de la presse est donc un petit pas en avant et montre que RSF peut faire montre d’une relative ouverture d’esprit, dans certaines circonstances du moins.

En effet cette appréciation de RSF pourrait l’amener à ouvrir bien des dossiers en défense de liberté de la presse dans le monde. Par exemple en France, par exemple aux Etats-Unis, etc. A-t-on vu en France des mairies, des conseils généraux, des conseils régionaux, etc., financer (directement, au moyen de la publicité) des périodiques qui leur seraient farouchement hostiles ? Cependant RSF n’a jamais émis de communiqué de ce genre, ni dans le cas de la France, ni dans le cas des Etats-Unis.

RSF émet ce communiqué, « Un maire censure quatre médias critiques à son égard », en novembre 2006, élargissant sa conception de la défense de la liberté de la presse, à propos du. Venezuela, à peine trois semaines avant l’élection présidentielle. Inutile de dire que les communiqués de RSF sont très appréciés par la dite presse vénézuélienne alors en pleine campagne électorale contre Hugo Chavez.

Même si cette presse a mis beaucoup d’eau dans son vin, cessant de défendre l’impérialisme états-unien discrédité, cessant de moquer l’intégration du Venezuela au MERCOSUR, cessant de défendre fanatiquement l’économie de marché, etc., elle reste farouchement hostile au gouvernement et à la Révolution. La presse de droite a subi une défaite culturelle et politique historique au Venezuela. Cela peut et doit servir d’encouragement et d’inspiration pour tous les militants anti-impérialistes parfois désespérés d’impuissance face à l’hégémonie de la culture pro-impérialiste. Un des signes de cette défaite culturelle et politique c’est le discours du candidat de l’opposition pendant la campagne électorale de 2006. Il n’osait pas défendre la ZLEA, il n’osait pas dénoncer la politique sociale du gouvernement, que d’aucuns il y a dix ans auraient décriée, il n’osait pas attaquer la politique keynesienne de Chavez, qui il y a à peine 8 ans aurait été jugée suicidaire et étouffante pour l’économie par les idéologues au service du FMI. C’est aussi une leçon que nous devons retenir : le camp oligarchique et pro-impérialiste sait utiliser un discours social-démocrate quand les circonstances historiques l’exigent.

RSF fait feu de tout bois dans le but d’alimenter la campagne contre le Processus révolutionnaire bolivarien. Le maire bolivarien qui est dénoncé n’est évidemment qu’un prétexte. Mais ce genre de coup bas contre le mouvement bolivarien montre aussi le désespoir des amis de l’impérialisme états-unien qui ne savent plus quoi faire pour ternir l’image d’un Processus qui gagne en reconnaissance partout en Amérique latine et dans le monde. Rares sont ceux qui osent encore aujourd’hui parler de « crise de régime », de « fragilité du régime », « d’illégitimité du régime ». Ils peuvent certes encore, adossés aux communiqués de RSF, parler de « régime liberticide », de « régime pressicide », de « régime autoritaire », de régime autocratique », etc., mais plus ils caricaturent, plus ils courent au discrédit. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Combien la presse avait dénigré l’ANC de Mandela durant les années 1980 ! parlant de parti ethnique, de racisme « à l’envers » (beaucoup plus grave que le racisme « à l’endroit »), d’organisation communiste sans le nom, etc. L’autorité morale du géant de l’Afrique et de son parti ont fini par gagner les consciences et les cours du meilleur de l’humanité. La même chose pour l’OLP, organisation longtemps dénoncée comme « terroriste », « antisémite », « ennemie de la paix » etc., mais la vérité et la justesse du combat palestinien ont fini par triompher de tous les trucages de la basse politique relayée par la presse oligarchique et impérialiste, soutenue par les officines du genre RSF.

Les « chiens de garde » de la conscience des peuples latino-américains ne sont pas invincibles, malgré leurs puissants soutiens internationaux. Le militantisme de terrain, les petits médias alternatifs, les radios indépendantes, tout cela peut contribuer à gagner des cours et des consciences au nécessaire combat pour l’indépendance.



Vendredi 5 Janvier 2007

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