Politique Nationale/Internationale

Les élections, la seule voie pour régler la crise du Liban


Avec l’insistance de la fraction du Hezbollah du Liban, au sein du Parlement, à poursuivre les manifestations, le sit-in national libanais est entré dans son deuxième mois. Hossein-Al-Hadj, membre de la fraction du Hezbollah, qui dispose de 47 sièges au parlement libanais, a considéré les élections anticipées comme la seule voie permettant de résoudre la crise actuelle du Liban, vu l’échec des efforts, pour la création d’un gouvernement d’Union nationale.


IRIB
Dimanche 31 Décembre 2006

Les élections, la seule voie pour régler la crise du Liban
Indubitablement, le gouvernement de Fouad Siniora a raté toutes les occasions qui se sont présentées et qui auraient pu aboutir à la solution de la crise libanaise, et s’est, donc, retrouvé face aux groupes et au peuple libanais, en adoptant des positions radicales et irresponsables. Après la crise provoquée, l’été dernier, par le régime sioniste, au Liban, qui a enduré une guerre de 33 jours, les Libanais, par millions, ont commencé, il y a un mois, un sit-in, au coeur de Beyrouth, face au siège du Premier ministre libanais. Bien que Washington ait estimé que le sit-in des Libanais n'irait pas au-delà de 3 semaines, la ferme volonté des Libanais a prouvé, cependant, que la Maison Blanche s’était, de nouveau, trompée, dans ses évaluations sur le Liban.

Les partis opposés au gouvernement de Siniora s'efforcent, actuellement, d'étendre leurs protestations, après les fêtes du nouvel an chrétien, pour faire entrer le sit-in dans une phase déterminante. Simultanément, la Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a mis en garde contre la poursuite des manifestations, qui risqueraient, a-t-elle prévenu, de conduire au renversement du gouvernement de Siniora. Dans de telles circonstances, pour la fraction du Hezbollah, malgré tous les efforts déployés, pour résoudre la crise du Liban, par un dialogue national, la seule voie permettant de résoudre cette crise est la tenue d'élections anticipées.

Il n’y a pas l’ombre d’un doute que les lois qui datent de l’époque de la colonisation du Liban par la France, mettent, toujours, les ethnies et groupes les uns face aux autres; d’où la demande importante des groupes opposés au gouvernement de Siniora, qui réclame des changements majeurs à apporter au système parlementaire, et une répartition équitable des sièges du Parlement et des porte-feuilles du cabinet entre les différentes ethnies et confessions. Dans un tel contexte, étant donné que le gouvernement de Siniora n’a plus de légitimité, notamment, après la démission de 6 ministres chiites et chrétiens, l’insistance de Siniora et de ses protecteurs du mouvement du 14 mars, à rester au pouvoir, ne fait que retarder les changements fondamentaux que doit connaître le Liban.


Dimanche 31 Décembre 2006

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