Politique Nationale/Internationale

Les échecs américains au Moyen-Orient en 2007



Mercredi 2 Janvier 2008

Les échecs américains au Moyen-Orient en 2007
La politique étrangère des Etats-Unis en 2007 était comme les années précédentes, coincée dans le bourbier irakien. Parmi les nombreux revers subis par Washington en 2007, on peut citer les principaux problèmes de la politique étrangère américaine, au Moyen-Orient: - La conférence d'Annapolis: Washington a voulu à tout prix organiser la conférence d'Annapolis, vers la fin de l'année 2007, pour peut-être pouvoir relancer ce qu'il appelle, "les négociations de paix israélo-palestiniennes". Ceci étant, l'échec de cette conférence et l'impasse dans laquelle se trouvent les Etats-Unis concernant d'autres questions, telles que les dossiers irakien et iranien, n'ont pas suscité beaucoup d'espoir à ce projet américain. Même les responsables du régime sioniste et l'Autorité palestinienne ne croient pas tellement aux chances de succès des objectifs fixés par la conférence d'Annapolis. Bon nombre d'analystes estimaient que la conférence d'Annapolis, était une occasion pour le président américain, GW Bush de se poser en médiateur dans le soit disant processus de paix au Moyen-Orient, avant de quitter la Maison Blanche. Mais ce point de vue ne s'avère pas très réaliste, car le Premier ministre du régime sioniste, Ehud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se sont contentés d'une simple déclaration orale, alors que l'application des accords a besoin d'actes concrets. Lors de la conférence d'Annapolis, et en raison de l'opposition des dirigeants palestiniens et des responsables du régime sioniste, Les Etats-Unis ont dû renoncer à leur projet de résolution proposé au CS de l'Onu, dans lequel ils demandé au conseil d'adopter les accords obtenus, sous forme de résolution. A en croire des diplomates onusiens, les Israéliens étaient radicalement opposés à une intervention du CS, alors que les Palestiniens préféraient que l'Onu publient un communiqué sans adopter de résolution à ce sujet. Le quotidien américain, " Washington Post" écrivait à ce propos que les autorités israéliennes ne ressentaient pas le besoin d'une intervention onusienne dans le processus de paix au Moyen-Orient et que selon ces dernières les Nations Unies n'étaient pas l'endroit adéquate pour examiner ce dossier. Pour toutes les raisons citées plus haut, on prévoit des négociations très difficiles entre les deux parties et force est de constater que la conférence d'Annapolis était un échec pour les Etats-Unis en général et pour l'administration Bush en particulier. - La poursuite de la crise en Irak: Dans les médias et dans les déclarations des autorités américaines, on a tenté de faire croire, en s'appuyant sur les chiffres de la baisse des attentats et violences, en Irak, que la situation liée à la sécurité était bonne. Les hauts responsables militaires américains prétendent avoir défait le réseau al-Qaida dans de nombreuses provinces irakiennes. Mais "la réconciliation nationale" en Irak dont se prévalent les Etats-Unis comme leur premier objectif dans ce pays, est loin d'être accessible. Le commandant des troupes américaines en Irak, le général David Petraeus, a déclaré que l'objectif de l'envoi des renforts en Irak qui a débuté en hiver 2007, était de préparer les conditions pour une réconciliation politique entre les ethnies, les courants politiques et religieux irakiens autour des sujets comme le fédéralisme, la gestion de l'Etat et la distribution des ressources pétrolières. Ceci dit, jusqu'à présent, aucun progrès n'a été constaté dans ce domaine et les leaders des courants politiques irakiens n'ont pas réussi à élaborer un ordre du jour précis sur le sujet. - Le dossier nucléaire iranien: Les échecs successifs subis par les Etats-Unis dans le cadre du programme nucléaire civil iranien, tout au long de l'année 2007, ont été encore plus durs et plus cuisants que ceux qu'ils ont subi dans la crise du Moyen-Orient et en Irak. Les Etats-Unis qui accusent l'Iran de suivre un programme nucléaire militaire et qui tentent de faire croire que les activités nucléaires iraniennes sont une menace pour la sécurité internationale afin d'obliger Téhéran à suspendre l'enrichissement d'uranium, ont été surpris par le rapport positif du DG de l'AIEA, Mohamed el-Baradei, affirmant n'avoir détecté dans le programme nucléaire iranien, aucune dérive vers le militaire. Cette surprise a été d'autant plus grande qu'un rapport de la communauté du renseignement américain a confirmé la nature pacifique des activités nucléaires iraniennes. Ce rapport doublé de celui de Mohamed el-Baradei, a rendu difficile les tentatives de Washington pour faire adopter une troisième résolution onusienne pour renforcer les sanctions contre Téhéran. Le projet de résolution de Washington s'est heurté à l'opposition des autres membres du CS, notamment celle de la Russie et de la Chine. Par ailleurs, les analystes estiment que les tentatives américaines pour contourner le CS et aligner les Européens sur leur politique anti-iranienne ont échoué, puisque nombreux sont les alliés des Etats-Unis qui ne souhaitent pas renoncer à leurs intérêts communs avec Téhéran. L'envoi du combustible nucléaire par la Russie, destiné à la centrale nucléaire de Bouchehr, au sud de l'Iran, peut-être considéré comme le plus récent coup dur subi par les Etats-Unis dans sa politique contre le programme nucléaire civil iranien.

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Mercredi 2 Janvier 2008

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