Politique Nationale/Internationale

Les directeurs politiques des Six sur l'Iran se retrouvent jeudi à Berlin



Ria novosti
Jeudi 7 Septembre 2006

Les directeurs politiques des Six sur l'Iran se retrouvent jeudi à Berlin

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Kisliak, prendra part jeudi à Berlin à une rencontre des directeurs politiques des Six sur l'Iran, a annoncé le département de l'information et de la presse de la place Smolenskaïa.

"La rencontre sera consacrée à l'examen de la situation prévalant autour du programme nucléaire iranien", a indiqué le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Des diplomates de six pays - Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine, Etats-Unis et France - mèneront des consultations sur les moyens à mettre en oeuvre pour inciter l'Iran a arrêter son programme d'enrichissement d'uranium, programme qui pourrait lui permettre de créer l'arme nucléaire. Téhéran fait valoir son droit de maîtriser le cycle nucléaire complet et par conséquent d'enrichir de l'uranium, et ce en dépit des menaces de sanctions. L'ONU avait donné jusqu'au 31 août à l'Iran pour arrêter ce programme.

En visite au Cap, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré aux journalistes que "la communauté internationale devait encore décider s'il fallait ou non recourir contre l'Iran à l'article 41 de la Charte de l'ONU, prévoyant l'application de sanctions économiques".

"Notre position sera déterminée en fonction de la voie optimale proposée pour parvenir à cet objectif", a dit le ministre. "Nous préférons la voie des négociations et c'est aussi celle pour laquelle ont opté les pays européens, le secrétaire général de l'ONU et le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique", a-t-il ajouté.

Au nom des six pays, les pourparlers avec l'Iran sont menés par le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité, Javier Solana.

Certains experts estiment que des sanctions ne règleraient pas le problème. C'est aussi l'avis de l'académicien Evgueni Primakov, ancien ministre des Affaires étrangères et chef du gouvernement de la Russie.

Exposant son point de vue voici quelques jours sur la chaîne de télévision Russia Today, il a dit que présentement il ne voyait pas la nécessité de prendre de sanctions contre l'Iran du moment qu'elles recèlent un risque d'escalade. "On commence par des sanctions économiques, ensuite on passe à la politique appliquée au moyen de méthodes musclées. Dans le même temps, rien ne garantit que des sanctions économiques permettraient de parvenir aux objectifs fixés", pense Evgueni Primakov en ajoutant que le peuple est le premier à souffrir des sanctions économiques qui d'ailleurs n'ont aucun effet persuasif sur les dirigeants.


Jeudi 7 Septembre 2006

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