Géopolitique et stratégie

Les conditions de l'Iran pour une coopération avec les Américains, en Irak


Le Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Laridjani, a annoncé que la R.I.I. coopèrerait avec l'Amérique, en Irak, en cas de changement de la stratégie américaine, en Irak.


irib
Jeudi 7 Décembre 2006

Les conditions de l'Iran pour une coopération avec les Américains, en Irak




Ali Laridjani, qui a participé à la 4ème Conférence sur la stratégie du monde arabe en 2006, à Dubaï, a répondu aux questions du journaliste américain du "Washington post", en marge de cette conférence.

Au cours de cette interview, le Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale a souligné que la présentation d'un calendrier fixant une date pour le retrait des forces d'Irak constituerait un signe manifeste du changement de stratégie américain, en Irak. Les milieux politiques et d'informations occidentaux, et, notamment, l'Amérique, semblent vouloir se tourner vers des négociations avec l'Iran et la Syrie, pour le solutionnement des difficultés irakiennes, juste au moment où cette question a été abordée par le groupe d'études sur l'Irak. Rappelons que le groupe d'études sur l'Irak, dirigé, par l'ancien Secrétaire d'Etat américain, James Baker, et Lee Hamilton, ex-représentant démocrate au Congrès, avec, pour objectif, d'étudier la crise irakienne et de présenter des solutions pour son règlement, s'est constitué, au mois de mars 2006. Selon la BBC, le retrait progressif des forces américaines d'Irak, dans les 18 mois à venir, figure parmi les propositions, faites, par le groupe Baker-Hamilton, au Président américain. De même, ce groupe a recommandé au gouvernement américain d'entrer en négociations avec l'Iran et la Syrie, pour le solutionnement de la crise en question. Dans les déclarations du Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, concernant la disponibilité de l'Iran à coopérer avec l'Amérique, pour résoudre la question irakienne, l'accent est mis, avant toute chose, sur le retrait de ces derniers du pays, ne laissant planer aucune ambiguïté à ce sujet. Auparavant, déjà, devant l'insistance des responsables du gouvernement élu irakien, l'Iran avait accepté la proposition d'entrer en négociations avec l'Amérique sur la crise irakienne. Mais après s'être rendu compte des objectifs politiques tendancieux et propagandistes des Américains, dans cette affaire, l'Iran y avait renoncé. A l'heure actuelle, l'Irak connaît des conditions très difficiles et dangereuses et les occupants sont mis au pied du mur. La proposition principale du groupe Baker-Hamilton à Georges Bush recommande un retrait progressif des Américains d'Irak. Mais, la semaine dernière, en réponse aux recommandations concernant des négociations avec l'Iran, sur la question irakienne, George W. Bush a déclaré: "Si l'Iran suspend l'enrichissement d'uranium, l'Amérique sera prête à entrer en négociations avec lui." Le Président américain, par de telles déclarations, cherche à faire une démonstration de force, en s'efforçant de dominer la situation. Mais force est de constater que Bush, au paroxysme du désarroi, se livre à une fanfaronnade, et que tant que cette politique tendancieuse de Bush persistera et se poursuivra, il est peu probable que les problèmes des Américains, en Irak, soient résolus.


Jeudi 7 Décembre 2006


Commentaires

1.Posté par hibo le 07/12/2006 23:14 | Alerter
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On dirait que Don Quibush s'est brûlé les ailes en Irak. Son arrogance et sa débilité lui éclatent à la figure. Quelle débandade. C'est l'heure de détaler boucher.

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