Palestine occupée

Les colons en guerre contre les Palestiniens de Hébron


Les colons israéliens s’acharnent de plus en plus contre les Palestiniens de la ville d’Hébron al-Khalil et environs, au sud de la Cisjordanie occupée. Sous les yeux des soldats israéliens qui prétendent ne pas pouvoir les retenir.


Samedi 6 Décembre 2008

Les colons en guerre contre les Palestiniens de Hébron
Leila Mazboudi

Après avoir été délogés manu militari, sur ordre de la Cour suprême d’Israël, d’une maison qu’ils avaient confisquée à une famille palestinienne, les 250 colons se sont alors vengés sur la population palestinienne, reprenant de nouveau leurs agressions contre eux.

Ils se sont attaqués à leurs maisons, en incendiant quelques unes, brûlés des dizaines de voitures, notamment celles des pompiers, détruit des oliviers. Ils ont même attaqué les Palestiniens, en blessant trois à l’arme à feu, et des dizaines à coups de bâton e de jets de pierres.
Pourtant des renforts israéliens avaient été déployés à cet effet à Hébron, où une communauté de 600 juifs sionistes s’est implantée au milieu de 120 milles Palestiniens, semant la terreur parmi eux, ce qui a mis en cause ces forces de l’ordre israélien, qui prétendent être incapables de les maîtriser.
En revanche ce sont les Palestiniens qui se voient imposés des mesures de plus en plus restrictives : ce vendredi, l'accès à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem occupée leur a été limité, prétextant craindre des manifestations de leur part, en réaction aux violences de colons.
En riposte, des dizaines de jeunes palestiniens n’ont eu de recours que de brûler des pneus et de lancer des pierres sur une position de l'armée israélienne, qui a riposté à tirs de grenades lacrymogènes.
Paradoxalement, les réactions de réprobation semblent bien timides.
Figure en tête celle des Nations Unies, dont le représentant au Proche-Orient, Robert Serry, a condamné dans un communiqué « la poursuite des violences des colons israéliens qui s'en prennent à des civils palestiniens, perpétuent des actes de vandalisme et profanent des mosquées et des cimetières musulmans », et incombant au gouvernement israélien « en tant que pouvoir occupant, l’obligation de protéger la population palestinienne, ses biens et ses lieux sacrés. »
En revanche, le Hamas, et par la voix du député Moushir el-Masri a imputé la responsabilité des violences des colons au président palestinien Mahmoud Abbas, l'accusant d'avoir « enhardi les colons en affaiblissant la résistance palestinienne ».
La réaction de l'Autorité palestinienne s’étant limitée à la réclamation d’une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU pour assurer la protection de population palestinienne. Alors que celle du Fatah, par la voix de Yasser Abed Rabbo a exigé l’exclusion des colons israéliens de la ville de Hébron.
Côté israélien, la presse, exception faite des journaux religieux, s’est déchaînée contre ces colons, les qualifiant de « terroristes juifs » selon le Maariv, et ce qui se passe de «véritable pogrome" (selon le quotidien Haaretz).
Alors que le journal à grand tirage Yedioth Ahronoth a jugé que "tous les chefs de gouvernement israéliens ont eu peur des colons". Leurs représentants ont accusé le ministre travailliste de la guerre Ehud Barak d'avoir "choisi la confrontation" pour des motifs électoralistes.
Celui-ci avait pourtant essayé de les amadouer : autorisant la destruction des maisons familiales des palestiniens ayant perpétré des opérations de résistance à Jérusalem occupée.

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Samedi 6 Décembre 2008


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