Deux jours seulement après la transition du pouvoir, à Moscou, un grandiose parade militaire a été organisé sur la place Rouge, en présence du nouveau Président russe, Dimitri Medvedev et de son prédécesseur, Vladimir Poutine, toujours aussi présent sur la scène politique de la Russie en tant que nouveau Premier ministre. Pour la première fois depuis l'effondrement, en 1991, de l'Union soviétique, une armada de chars sophistiqués T-90, de missiles nucléaires et d'autres matériels lourds a défilé devant le Kremlin, cérémonies en pompe pour fêter le 9 avril, jour anniversaire de la victoire de l'ancienne armée Rouge contre l'Allemagne nazie, en fin de la Seconde Guerre mondiale. Ayant obtenu le vote de confiance de la Douma pour assumer le poste de Premier ministre, Vladimir Poutine avait affirmé que la parade militaire prévue sur la place Rouge n'était une menace contre personne. Il a souligné qu'il s'agissait de la démonstration des hautes capacités militaires de la Russie. En effet, le Président et le Premier ministre de la Russie, Dimitri Medvedev et Vladimir Poutine n'ont nullement occulté leur volonté de refaire de leur pays, une puissance majeure, sur l'échiquier international au niveau politique mais aussi, militaire et économique. En parlant du partage du pouvoir, tout laisse croire que Vladimir Poutine resterait toujours l'homme fort de la Russie. Dans son discours devant la Douma, le nouveau Président russe, Dimitri Medvedev a lui-même affirmé que le rôle décisionnel de M. Poutine serait toujours présent, pendant les années à venir, dans les orientations politiques de Moscou, quoique la Constitution russe donne le pouvoir absolu au Président. Le Premier ministre reste cependant le bras exécutif du Président. Pour conforter les assises de sa présence sur la scène politique de la Russie, Vladimir Poutine aurait besoin de faire certains remaniements à la Constitution, réduisant la place du Président à un simple poste protocolaire. Medvedev a été, 17 ans durant, le proche conseiller de Poutine et rien n'empêche de croire que les lignes directrices du nouveau gouvernement russe restent les mêmes. Ce qui faciliterait la tâche à M. Poutine, préparant un retour au Kremlin, d'ici 4 ans, tout en restant omniprésent sur la scène politique interne. Qu'est ce que les semaines et mois à venir réserveront au Kremlin ? La réponse dépendrait sans doute de la façon dont Vladimir Poutine, nouveau Premier ministre et ex-président de la Russie gérerait les choses