ALTER INFO

Les candidats du Parti Républicain utilisent le Forum Juif pour critiquer les efforts de Bush pour la paix


Dans la même rubrique:
< >

Rudi Giuliani : « nous ne n’avons pas besoin de créer un autre état terroriste »



Par Nathan Guttman

Mercredi 17 octobre 2007



Washington – Dans une apparition devant les électeurs juif ce mardi, les cinq candidats républicains aux élections présidentielles ont exprimé leur scepticisme à propos des efforts en cours de l’administration Bush pour la paix entre les Israéliens et les Palestiniens.


Traduit par I.A.
Vendredi 26 Octobre 2007

Les candidats du Parti Républicain utilisent le Forum Juif pour critiquer les efforts de Bush pour la paix


Lors de cette manifestation du 16 octobre pour les candidats présidentiels organisée par la Coalition Juive Républicaine, Giuliani a régalé son public avec l’anecdote sur comment, en tant que maire de New York, il a expulsé Yasser Arafat en dehors d’un concert.

La manifestation organisée par la Coalition Juive républicaine, a mis en vedette les prétendants pour la nomination du Parti Républicain : Rudy Giuliani, Sam Brownback, John Mccain, Mitt Romney et Fred Thompson.

Peu de différences politiques ont apparu dans les discours des candidats. Tous ont souhaité que l’Iran n’obtienne pas d’armes nucléaires ; tous ont déclaré leur soutien inébranlable pour Israël, et tous ont exprimé leur scepticisme envers le processus de paix au Moyen Orient.

La critique des efforts des négociations entre les Israéliens et les palestiniens arrive à un moment où la Maison Blanche est engagée dans des efforts ambitieux pour promouvoir de telles négociations, avec une conférence de paix sponsorisée par les Etats-Unis et planifiée pour le pois prochain. Les candidats républicains ont tenu à se distancer significativement du dynamisme actuel pour la paix.

Le sénateur de Kansas, Brownback, qui a soutenu la semaine dernière un plan belliciste présenté par un député de droite du Knesset israélien, a informé la foule que les dernières tentatives pour promouvoir le processus de paix avaient échoué et que maintenant « il était temps que nous cherchions d’autres idées ».

L’ex-maire de la ville de New York, Giuliani, qui s’était fait applaudir par le public en racontant l’histoire comment il a jeté Yasser Arafat en dehors d’un concert à New York, a dit que les Palestiniens devaient accepter un certain nombre de conditions avant qu’aucune négociation ne puisse commencer.

« Nous n’avons pas besoin de créer un autre état terroriste », a-t-il ajouté.

Romney, un ex-gouverneur de Massachusetts, a divisé les américains entre deux camps : ceux qui voient le conflit israélo-palestinien comme la source de tous les problèmes au Moyen Orient, et qu’il appelle « les libéraux », et ceux qui comme lui comprennent, selon Romney, que le vrai problème est avec les jihadistes radicaux.

« Nous avons raison et ils ont tort », c’est comme ça qu’il a résumé sa thèse, en ajoutant plus tard que « une mesure de prudence » était nécessaire en s’approchant de la conférence de paix qui aura lieu fin novembre ou début décembre à Annapolis, Maryland.

Bien que le public fût formé des supporters des cinq candidats, c’était Giuliani qui a clairement attiré l’attention de la foule, en provoquant de longs applaudissements et des explosions de rire.

« J’ai donné mon sang au Parti Républicain à New York », Giuliani dit, en expliquant qu’il est très difficile d’être un républicain à New York : « C’est une ville qu’Abraham Lincoln n’a pas supporté, je vous jure ».

Les républicains sont encore une minorité dans la communauté juive, dont les trois quarts votent pour les candidats démocrates, et Giuliani a montré de la sympathie.

« Beaucoup parmi vous souffrent d’être des républicains, non ? » a-t-il demandé.

Avant la manifestation du mardi, la Ligue Anti-Diffamation a envoyé une lettre à tous les candidats présidentiels les exhortant à ne pas mettre l’accent sur la religion dans leurs campagnes politiques.

« Il a un niveau où l’accentuation sur la religion dans une campagne politique devient inapproprié », dit la lettre de l’ADL.

Il n’a pas été fait mention de la lettre, mais on n’a pas beaucoup spécifiquement parlé de la religion non plus. Il y avait un silence pesant à propos des commentaires récents de quelques haut-profils républicains concernant le caractère chrétien des Etats-Unis.

Les remarques récentes de McCain désignant les Etats-Unis comme une « nation chrétienne » n’étaient pas citées, ni le brouhaha entourant Ann Coulter qui a déclaré la semaine dernière que les Juifs avaient besoin d’être « perfectionnés ».

Plus tôt cette semaine, Richard Baehr, un membre de la Coalition Juive Républicaine, a publié un article accusant Coulter de ne pas aider les efforts républicains à attirer les votants juifs. (Le Comité National Démocratique a fait une déclaration ce mardi demandant aux candidats républicains de dénoncer Coulter sur ses remarques).

A la place de la religion, les candidats ont insisté sur la politique étrangère. Sur la question de l’Iran, tous les cinq prétendants ont présenté leur penchant belliciste, en répétant la phrase « l’option militaire », apparemment dans une tentative de se distinguer des candidats démocratiques.

« L’option militaire doit toujours être sur la table » l’ex-sénateur Thompson a déclaré.

La menace nucléaire iranienne était en top de l’agenda de politique étrangère des militants politiques juifs durant les plusieurs années précédentes et est devenue un sujet politique obligatoire à traiter devant n’importe quel public juif.

Actuellement, cependant, c’est le processus de paix qui fait les titres. Rien que cette semaine, la secrétaire d’état Condoleezza Rice était dans la région conduisant ses plus longues et intenses négociations entre les Israéliens et les Palestiniens. Rice a déclaré durant sa visite que l’administration US est engagée à réaliser la solution de deux états.

Walter Stern, un membre du conseil de la Coalition Juive Républicaine (RJC), a dit que les candidats avaient raison de se distancer du processus de paix et de la prochaine conférence.

« Cela a pris une mauvaise tournure avec Condi Rice », a dit Stern, « Bush est solide, mais l’administration a délégué [le processus de paix] au Département d’Etat. J’espère que c’est seulement une délégation temporaire ».

http://www.forward.com/articles/11848/



Jeudi 25 Octobre 2007

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS

Publicité

Brèves



Commentaires