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Les campagnes médiatiques occidentales, au seuil de la visite, en ‎Iran, de Poutine‎



IRIB
Lundi 15 Octobre 2007

Demain, mardi 16 octobre, Téhéran sera l'hôte du Sommet ‎des 5 pays riverains de la Caspienne. De nombreux sujets sont ‎traités, par les médias occidentaux, mais c'est la visite, en Iran, du ‎Président russe, Vladimir Poutine qui a focalisé toute leur ‎attention. En effet, les milieux politiques sont conscients du fait ‎que cette visite est porteuse d'un message politique particulier que ‎l'Occident ne peut pas négliger, notamment, dans des ‎circonstances où elle s'emploie, par tous ses moyens, à isoler ‎l'Iran, sur la scène internationale.

Les relations russo-iraniennes ‎sont profondes, et malgré certains défis et campagnes médiatiques ‎occidentales contre les activités nucléaires civiles iraniennes, ‎Téhéran et Moscou partagent des points de vue similaires sur ‎nombre de questions régionales et internationales, dont et avant ‎tout, le rejet de la politique unilatéraliste américaine et l'opposition ‎à la présence des étrangers dans la région. La visite, en Iran, du ‎Président russe met en exergue l'insistance réciproque de Téhéran ‎et de Moscou sur l'essor de leurs relations, à l'échelle régionale et ‎internationale, et sur l'usage de toutes leurs potentialités politiques ‎et économiques.

Téhéran estime que les positions indépendantes de ‎Moscou, sur les questions régionales et internationales, revêtent ‎une importance toute particulière, de même que Moscou confirme ‎le rôle clé de la RII, dans le maintien de la stabilité et de la sécurité ‎de la région et met l'accent sur la promotion des coopérations ‎économiques, notamment, dans le domaine de l'énergie.
Le rôle ‎complémentaire qu'ont joué et que jouent l'Iran et la Russie, dans ‎l'établissement de la stabilité et de la sécurité de la région, ‎notamment, lors de la réconciliation nationale, au Tadjikistan, au ‎milieu des années 90, de même que leur contribution à ‎l'établissement de la stabilité, en Afghanistan, et leurs positions ‎similaires, en ce qui concerne la fin de l'occupation de l'Irak et les ‎autres questions du Moyen-Orient, sans oublier leur volonté ‎présente de parvenir à un consensus sur le régime juridique de la ‎Caspienne, témoignent, tous, de l'importance de la visite du ‎Président russe; d'où les agissements diplomatiques de ‎Washington, dont la récente visite, en Russie, de la Secrétaire ‎d'Etat et du Secrétaire à la défense américain.

N'oublions pas, en ‎passant, la visite ratée du Président français, Nicolas Sarkozy, à ‎Moscou, avec l'objectif d'encourager le Kremlin à soutenir les ‎positions unilatérales de l'Occident contre l'Iran. Quoi qu'il en ‎soit, les experts politiques estiment que la visite de Poutine à ‎Téhéran a un goût très amer pour les Occidentaux qui la considère ‎comme un coup dur asséné à leurs efforts et agissements contre ‎l'Iran. C'est, notamment, ce qui explique les campagnes ‎d'intoxication de l'Occident contre l'Iran et leurs rumeurs, sans ‎fondement, pour faire croire au manque de sécurité, à Téhéran, lors ‎de la visite du Président russe.


Lundi 15 Octobre 2007

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