Conspiration

Les attentats visant des chefs d'Etat déjoués ces dernières années (fiche)



RIA-Novosti
Lundi 15 Octobre 2007

Habituellement, les informations concernant des attentats visant un chef d'Etat sont tenues secrètes. Ainsi, ce n'est qu'au printemps 2000 que l'on a appris qu'un attentat était en préparation contre le président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev lors de sa visite aux Etats-Unis en 1990.

En juin 2007, le directeur du Service fédéral de sécurité de Russie (FSB), Nikolaï Patrouchev, a fait savoir que des actes terroristes avaient été déjoués lors du sommet du G8 à Saint-Pétersbourg, et des sommets Russie-Union européenne de Sotchi et Samara. "Nous avions anticipé de tels actes et cela nous a permis de déjouer les plans de chefs de bande envisageant de perpétrer des attentats pouvant causer des dommages à la Fédération de Russie sur la scène internationale", avait-t-il déclaré.

En juin dernier, à la veille du sommet de l'Organisation de la Coopération économique de la Mer Noire (OCEMN) à Istanbul, la presse étrangère avait révélé qu'un attentat pourrait être commis contre le chef de l'Etat russe.

Quelques années après les faits, on a appris que, le 24 février 2000, un attentat visant Vladimir Poutine était prévu lors des funérailles d'Anatoli Sobtchak à Saint-Pétersbourg. Selon Sergueï Deviatov, porte-parole du Service fédéral de protection des hautes personnalités, il ne s'agissait pas d'un acte préparé par "un psychopathe mais par une véritable organisation". Ce projet avait été mis à jour grâce à des "mesures de sécurité particulières".

En octobre 2001, les services spéciaux azerbaïdjanais avaient annoncé qu'ils avaient étouffé une tentative d'attentat contre le président russe, qui devait avoir lieu au cours de sa visite officielle à Bakou les 9 et 10 janvier suivants. Selon le ministre azerbaïdjanais de la Sécurité nationale, Namik Abbassov, c'est un Irakien, Kianan Rostam, qui devait perpétrer cet attentat. Les services de sécurité avaient précisé que ce dernier avait suivi un entraînement dans un camp en Afghanistan, et était lié avec des combattants tchétchènes impliqués dans le meurtre de trois Britanniques et d'un Néo-Zélandais deux ans auparavant en Tchétchénie.

En 2005, c'est le président américain George W. Bush qui était visé dans un attentat lors d'une visite en Géorgie. Au moment de son discours sur la place centrale de Tbilissi, une grenade à main avait été lancée à une trentaine de mètres de la tribune officielle où se tenaient le président américain et son homologue géorgien Mikhaïl Saakachvili. On avait tout d'abord annoncé que la grenade n'était pas armée, mais il s'était avéré plus tard que la grenade était bien armée mais n'avait pas fonctionné "en raison d'un choc trop léger": elle était tombée sur une petite fille présente sur la place. Les services secrets avaient arrêté un habitant de Tbilissi, Vladimir Aroutounian, condamné à la prison à perpétuité par le tribunal, mais qui n'a jamais reconnu sa culpabilité.

En juin dernier, les services secrets bulgares ont arrêté à Sofia un terroriste prévoyant de commettre un attentat contre le président américain au cours de sa visite dans la capitale bulgare. Selon ministre bulgare de l'Intérieur, Roumen Petkov, la personne arrêtée appartenait à un groupement islamiste illégal. Le ministère de l'Intérieur et le service de Sécurité nationale du pays avaient alors indiqué qu'à la veille de la visite officielle du chef de la Maison Blanche les 9 et 10 juin, deux appels anonymes les avaient alertés de la préparation d'attentats contre le président américain et le président bulgare Gueorgui Parvanov. Un homme de 33 ans avait été appréhendé dans le cadre de cette affaire, ainsi qu'un groupe de trois personnes, dont une femme.

Après la visite du chef de l'Etat américain les 21 et 22 novembre 2002 au sommet de l'OTAN à Prague, en République tchèque, de nombreux médias locaux avaient établi que des menaces avaient été proférées à son encontre. A la veille de l'arrivée de George W. Bush sur les lieux du sommet, la police avait découvert un petit engin explosif dans les environs de la capitale. Il n'avait cependant pas été prouvé que la bombe fût destinée au président américain.

En 2004, c'est en Ukraine que les services de sécurité du pays avaient mis en garde contre la possibilité d'un attentat visant le président polonais Aleksander Kwasniewski au cours de sa visite officielle les 30 et 31 mars de la même année. C'est un citoyen polonais qui avait fait part de cette menace. Après de scrupuleuses vérifications le service de sécurité ukrainien n'était pas parvenu à confirmer cette information anonyme.

Trois ans plus tard, en juillet 2005, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko avait reporté sa visite en Géorgie en raison d'informations portant sur la préparation d'un acte terroriste contre lui, avait révélé le journal géorgien Resonanci. On avait alors pu lire dans les colonnes du journal qu'un groupe russo-ossète prévoyait d'abattre l'avion du président ukrainien. La visite de M. Iouchtchenko prévue pour le 26 juillet avait été différée le 25. La chancellerie géorgienne avait évoqué un planning très chargé du président ukrainien.

En 2003, le quotidien britannique The Independent avait publié des informations sur la préparation d'un attentat contre les présidents pakistanais et indonésien, M. Pervez Musharraf et Mme Megawati Sukarnoputri. Les terroristes auraient été en désaccord avec la position du chef de l'Etat pakistanais quant au terrorisme international et à la ligne proaméricaine de sa politique intérieure et extérieure.

En avril 2004, la police hongroise avait pour sa part rapporté qu'un attentat était en préparation contre le président israélien Moshe Katsav, en visite de trois jours à Budapest. Un hongrois d'origine palestinienne et deux Syriens prévoyant de faire exploser le musée de l'Holocauste de Budapest avaient été arrêtés pendant la visite du chef de l'Etat hébreu.

En mars dernier, le président vénézuélien Hugo Chavez avait dévoilé que les services spéciaux du pays allaient prendre des mesures supplémentaires à la suite d'informations portant sur des tentatives d'assassinat contre lui. Il s'agissait selon lui d'informations indiquant notamment que son avion pourrait être abattu, ou sa voiture victime d'une explosion, ainsi que d'autres solutions visant à se débarrasser du dirigeant vénézuélien. M. Chavez, qui mène une politique anti-américaine, avait alors déclaré que ces tentatives de meurtre étaient organisées "avec le soutien de l'étranger".


Lundi 15 Octobre 2007

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS

Publicité

Brèves



Commentaires