Palestine occupée

« Les arabes sont des animaux »



palestine-info.com
Vendredi 11 Mai 2007


Petite phrase incongrue que l’ont retrouve dans de nombreuses bouches, notamment chez le soldat servant fièrement sa patrie israélienne. Je lisais récemment dans « Les seigneurs de la guerre » de Jean Bacon, que les chefs militaires (de toutes contrées) s’attachent à « maintenir chez le soldat l’image type de l’ennemi, créature hideuse, à détruire sans délai. […] Ainsi protégé, immunisé, le soldat peut continuer la lutte. Son esprit est libre. Sa tête est vide. Son imagination est éteinte. Sa réflexion est défunte. » Petit extrait de ma discussion samedi, avec un soldat israélien, né et éduqué à Paris.

Eliot, l’un du soldat israélien tenant le check point de Huwara, à la sortie de Naplouse : « Tu es française ? Tu viens d’où ? »

Nadia : « De Paris, et toi ? »

E : « Moi aussi, de Paris 17ème pour être précis. Qu’est ce que tu fou ici ? »

N : « Je suis venue voir des amis. » (Phrase très utile qu’il ne faut pas manquer d’utiliser dans ce genre de situation).

E : « Comment tu les a connus ? En France ? »

N : « Non, l’année dernière, quand je suis venue la première fois. »

E : « Et dans ta famille, ils disent quoi que tu fréquentes des arabes ? »

N : «Heuu, je ne comprends pas trop ta question. Tu sais, ma mère est juive et mon père arabe et ça ne pose pas de problèmes. »

E : « Ahh, donc tu es juive ! »

N : « Oui, mais je ne cautionne pas pour autant ce que vous faites ici. »

Eliot, surpris : « Ah bon ? Pourquoi ? »

N : « Tout simplement parce que précisément ici vous n’êtes pas chez vous, chez vous c’est en Israël. »

E : « Mais si nous sommes chez nous, nous avons des territoires ici à protéger. » Il me montre du doigt une colonie.

N : « Non, je suis désolée mais ceci est une colonie, vous avez volé illégalement ces terres aux palestiniens. »

E : « Nous étions là avant eux. »

N : « Ce n’est pas vrai, toi tu viens de Paris, tu n’étais là avant personne. »

E : « Tu connais l’histoire des juifs toi ? Nous sommes ici pour empêcher qu’ils fassent passer des armes dans le reste du territoire. »

N : « Ça ne justifie rien, et puis ces armes d’où crois tu qu’elles viennent ? L’armée israélienne fait du business avec les palestiniens en leur vendant des armes ! »

E : « Ce n’est pas vrai, où vas-tu chercher ça ? De toutes façons, les arabes sont des animaux ! »

N : « Tu es raciste !? »

E : « Non je ne suis pas raciste, mais les arabes sont des animaux, ils foutent la merde partout où ils vont. Regarde en France, c’est pareil tu te sens bien quand tu vas à Gare de Nord ou quand tu prends le train ? »

N : « Bah, je ne me sens pas particulièrement mal et je trouve ta réflexion raciste. En plus ce que je trouve désolant c’est que les allemands disaient la même chose des juifs pendant la guerre et je trouve ça assez malvenue qu’aujourd’hui, toi, juif français, tu puisses me sortir ça. »

E : fronçant les sourcils : « Tu te sens bien parce que tu parles avec eux et que tu t’habilles comme eux. J’ai vécu plus de vingt ans en France et je sais qu’ils foutent la merde là bas. Je suis venue pour une bonne raison. »

N : « Laquelle ? Tuer des arabes ? »

E : « Non »

N : « Alors explique moi pourquoi vous déferlez dans les camps et tirez sur le moindre gamin qui ose balancer des pierres sur vos tanks et jeeps blindés ? Pourquoi vous détruisez les maisons et les administrations, imposez des couvres feu, autorisez ou non arbitrairement les sorties de la ville ? Vous créez des ghettos, pourtant les juifs savent ce que c’est que de vivre dans des ghettos. »

E : « On ne tire pas sur des gamins !! Dès qu’on tue un arabe on a une masse de paperasses à fournir à nos supérieurs. Tu mens. As-tu vue ça de tes propres yeux, des soldats tirer sur des gamins ? »

N : « Mais bien sûr !! J’ai surtout vue le résultat : des cadavres, des cicatrices, des handicapés. »

E : « Regarde ! » Il part fouiller dans le fond de son sac vert kaki. Il revient avec deux feuilles arrachées d’un cahier d’étudiant, dessus, des cartes postales collées où l’on peut lire un message pour la libération de la Palestine. « Ça, se ne sont pas des animaux qui prônent et qui diffusent ça ? »

N : « Je ne comprends pas comment tu peux parler d’animaux, se sont des êtres humains, tout comme toi. La résistance est un droit. » Ma patience commence à atteindre sa limite. « Je vais te dire une bonne chose, mon grand père a perdu toute sa famille dans les camps d’Auschwitz et de Dachau et il est particulièrement triste de voir ce que vous faites ici, notamment au nom de la Shoah, et comment vous traitez cette population après ce que les juifs ont vécu ! »

Il me regarde sans dire mots. Je prends mes affaires et m’en vais voyant que la discussion ne sert pas à grand-chose et que les autres soldats commencent à se demander ce qui se passe. Un palestinien me rattrape quelques minutes plus tard et me dit : « Je ne sais pas ce que tu lui as dit pour le mettre tant en colère, mais le soldat vient de dire en hébreux qu’il te mettrai bien une balle dans la tête... »


Source: nadouche.blogspot.com/


Vendredi 11 Mai 2007


Commentaires

1.Posté par zazi le 11/05/2007 21:36 | Alerter
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on peut dire dans ce cas les sionistes sont des excrements d animaux!

2.Posté par Shiite le 31/05/2007 15:55 | Alerter
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Ce que je déteste sur votre site, c'est les commentaires, comme celui des excréments.

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