Conspiration

Les Vrais Enjeux Des Elections Iraniennes : Le Pari De Rafsanjani Se Retourne Contre Lui


Une analyse pertinente, réaliste, approfondie de l'élection présidentielle d'Iran, loin des désidératas des pouvoirs politiques coloniaux occidentaux et de leurs médias propagandistes qui font une nouvelle fois la promotion obscène d'une "révolution de velours".


Mercredi 17 Juin 2009

Les Vrais Enjeux Des Elections Iraniennes : Le Pari De Rafsanjani Se Retourne Contre Lui
La politique iranienne n'est jamais facile à décoder. Toute l'agitation autour de l'élection présidentielle de vendredi est source de curiosité pour la plupart des décrypteurs avident de scanner les codes iraniens. Ainsi donc, de nombreuses fausses pistes sont apparues et il est devenu difficile de trouver qui étaient les réels concurrents et quels étaient les enjeux politiques.

Dans cette bataille, le dirigeant suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei a remporté une victoire éclatante. L'éminence grise de la politique iranienne, Akbar Hashemi Rafsanjani a subi une cuisante défaite. Le rideau est-il entrain de tomber définitivement sur la carrière tumultueuse du " Shark" ( Requin) le sobriquet de Rafsanjani acquis dans le puits vicieux du Madjis iranien (parlement) où il avait l'habitude en tant que porte parole de nager dangereusement comme prédateur politique dans les premières années de la Révolution Islamique ?

Compte tenu de l'importante marge (64%) avec laquelle le Président Mahmud Ahmadinejad a gagné, il est tentant de dire que comme l'énorme baleine du roman épique de Herman Melville, Moby Dick, Rafsanjani est entrain de couler, profondément blessé par le harpon, dans l'oubli froid de la mer de la politique iranienne. Mais on ne peut jamais réellement l'affirmer.

L'Administration du Président Barack Obama aux Etats Unis a pu voir à travers le fonctionnement allégorique de l'élection iranienne et probablement anticiper le torrent de destruction qui suivrait une fois que la vengeance se déchaînerait. Elle a fait ce qu'il fallait en restant distante, délibérément détachée. La partie difficile se joue maintenant - démarrer des négociations avec la maison que Khamenei préside tel un monarque sur tous ses sujets.

D'abord, l'ABC de l'élection. Qui est Mir Hossein Mousavi le principal opposant d'Ahmadinejad dans l'élection ? C'est une énigme enveloppée de mystère. Il a fait impression sur la jeunesse et la classe moyenne urbaine comme réformateur et moderniste. Pourtant, comme premier ministre en Iran de 1981-89, Mousavi était franchement dur. A l'évidence, ce que nous avons vu au cours de sa campagne high tech c'est un Mousavi bien différent, comme s'il s'était déconstruit minutieusement et reconstruit lui-même.

C'est ce que Mousavi avait à dire lors d'une interview en 1981 concernant la crise de 444 jours des otages quand de jeunes révolutionnaires iraniens ont séquestré des diplomates américains :" c'était le commencement de la deuxième phase de notre révolution. C'est après cela que nous avons découvert notre véritable identité islamique. Après cela nous avons eu le sentiment que nous pouvions regarder la politique occidentale en face et l'analyser de la même façon qu'ils nous avaient analysés pendant de nombreuses années".

Il a très probablement été impliqué dans la création du Hezbollah au Liban. Ali Akbar Mohtashami, le saint patron du Hezbollah, a servi comme son ministre de l'intérieur. Il a été impliqué dans l'affaire Iran-Contra en 1985, un deal avec l'Administration de Ronald Reagan où les US fourniraient des armes à l'Iran en contre partie de quoi Téhéran faciliterait la libération des otages américains retenus par le Hezbollah à Beyrouth. L'ironie c'est que Mousavi était totalement à l'opposé de Rafsanjani et l'une des premières choses que ce dernier a fait en 1989 lorsqu'il a pris ses fonctions de président a été de montrer la porte à Mousavi. Rafsanjani n'avait pas de temps à perdre pour "l'anti-occidentalisme" de Mousavi ou son hostilité viscérale contre l'économie de marché.

La plateforme électorale de Mousavi était un curieux mélange de positions politiques contradictoires et d'intérêts personnels le tout unifié dans le cadre d'un mission maniaque, principalement celle visant à s'emparer des commandes présidentielles du pouvoir en Iran. Elle rassemblait de soit disant réformistes qui soutenaient l'ancien président Mohammad Khatami et des ultra conservateurs du régime. Rafsanjani est le seul homme politique en Iran qui a pu rassembler des groupes aussi disparates. Il a oeuvré assidument main dans la main avec Khatami jusqu'à la fin.


Si on doit laisser de côté la "foule Gucci" largement inconséquente de Téhéran nord, qui sans nul doute a donné pas mal de couleur, de verve, et de joie à la campagne de Mousavi, le gros de sa plateforme politique comprenait des intérêts personnels puissants visant à s'emparer du pouvoir aux mains du régime dirigé par Khamenei. D'un côté, ces groupes d'intérêts s'opposaient sérieusement aux politiques économiques d'Ahmadinejad, qui menaçaient leur contrôle de secteurs clés tels le commerce extérieur, l'éducation privée et l'agriculture.

Pour ceux qui ne connaissent pas vraiment l'Iran, il suffit de dire que le clan familial Rafsanjani possède de vastes empires financiers en Iran, incluant le commerce extérieur, de vastes propriétés terriennes et le réseau le plus vaste d'universités privées en Iran. Connu sous le nom d'Azad, il y a 300 branches disséminées dans tout le pays, qui non seulement pouvaient injecter de l'argent mais aussi établir un réseau d'étudiants actifs pour la campagne électorale de Mousavi de quelque 3 millions de personnes.

Les campus Azad et auditoriums ont fourni les points de ralliement dans les provinces pour la campagne de Mousavi. L'objectif c'était de faire en sorte que la campagne puisse toucher les pauvres du monde rural et leurs multitudes qui forment la base de l'électorat d'Ahmadinejad. Le style politique de Rafsanjani c'est de construire des réseaux étendus dans pratiquement tous les échelons élevés de la structure du pouvoir, spécialement dans des organisations telles que : Guardian Council, Expediency Council, le clergé Qom, le Majlis (parlement), le judiciaire et la bureaucratie, le bazar de Téhéran et même des éléments à l'intérieur de cercles proches de Khamenei. Il a fait entrer en action ses cellules d'influence.

L'axe Rafsanjani Khatami constituait la principale plateforme politique de Mousavi comprenant des réformistes et des conservateurs. La compétition des quatre candidats était supposée donner un résultat divisé obligeant à un deuxième tour le 19 Juin. La candidature de l'ancien commandant du corps des Gardes de la Révolution Iranienne (IRGC), Mohsen Rezai ( qui a servi sous Rafsanjani quand ce dernier était président) était supposée rallier une partie des cadres des IRGC et des conservateurs importants.

De plus, le quatrième candidat, Mehdi Karrubi, avait un programme "réformiste" supposé siphonner le soutien à Ahamdinejad par son offre de politiques économiques basée sur la justice sociale telle l'idée très populaire de distribuer les revenus du pétrole au peuple plutôt qu'il aille dans les caisses du gouvernement.

Le complot de Rafsanjani c'était de faire en sorte que l'élection se prolonge de sorte que Mousavi puisse récupérer les votes "anti Ahmadinejad". L'estimation c'était qu'au mieux Ahmadinejad obtiendrait au premier tour 10 à 12 millions de votes des 28 à 30 millions qui pourraient effectivement voter (pour un électorat complet de 46.2 millions) et par conséquent si l'élection se prolongeait avec un deuxième tour, Mousavi en profiterait nettement car les votes de Rezai et Karrubi étaient essentiellement des votes "anti Ahmadinejad".

La campagne électorale était déjà bien avancée quand le régime a réalisé que derrière la clameur demandant un changement de direction à la présidence, Rafsanjani visait en fait la direction de Khamenei et que l'élection était une guerre de proxys. L'origine du conflit entre Rafsanjani et Khamenei remonte à la fin des années 80 quand Khamenei a assuré la direction en 1989.

Rafsanjani faisait partie de ceux nommés par l'Imam Khomeini au premier Conseil Révolutionnaire qu avaient sa confiance, alors que Khamenei a rejoint le Conseil plus tard quand le nombre de ses membres a été augmenté. Donc Rafsanjani en a toujours voulu à Khamenei de lui avoir ravi le poste de dirigeant suprême. L'institution religieuse proche de Rafsanjani a fait circuler la rumeur que Khamenei n'avait pas les références religieuses requises, qu'il était indécis comme président exécutif, et qu'on pouvait se poser des questions sur le processus de l'élection, ce qui jetait un doute su la légalité de sa nomination.

Des religieux puissants, poussés par Rafsanjani, ont affirmé que le dirigeant suprême était supposé être non seulement une autorité religieuse ( mujtahid), mais aussi qu'on attendait de lui qu'il soit une source d'émulation ( marja ou un mujtahid ayant des disciples religieux) et que Khamenei ne remplissait pas ses conditions - à la différence de Rafsanjani lui-même. La démystification de Khamenei reposait sur l'argument fallacieux que son éducation religieuse était douteuse. Les piques lancés par les religieux associés à Rafsanjani ont continué dans les premières années 90. Ainsi, Khamenei a pris ses fonctions sans grande assurance et pendant le gros de la période où Rafsanjani a été au pouvoir comme président ( 1989-1997) il a adopté un profil bas compte tenu des circonstances.

Le résultat c'est que Rafsanjani a exercé plus de pouvoir comme président que n'importe quel autre président à Téhéran. Mais Khamenei a attendu le bon moment, tout en commençant à étendre progressivement son pouvoir. S'il manquait d'appui auprès de l'establishment religieux d'Iran, il a plus que compenser en attirant à ses côtés l'establishment sécuritaire, spécialement le ministre des renseignements, les IRGC et les milices Basij.

Tandis que Rafsanjani frayait avec les autorités religieuses et le bazar, Khamenei s'est tourné vers un groupe de jeunes politiciens brillants, intelligents, ou avec des antécédents sécuritaires qui rentraient des champs de bataille de la guerre Irak-Iran - tels Ali Larijani, l'actuel porte parole du Maljis, Said Jalili, actuellement le secrétaire du Conseil de Sécurité Nationale, Ezzatollah Zarhami, chef de la radio et de la TV d'état, de même que Ahmadinejad lui-même.

Le pouvoir c'est inévitablement accumulé entre les mains de Khamenei une fois qu'il eut gagné la loyauté des IRGC et des Basij. A la fin de la présidence de Rafsanjani, Khamenei était déjà à la tête des trois branches du gouvernement et des médias d'état, commandant en chef des forces armées, et même d'institutions lucratives telles que l'Imam Reza Shrine ou l'Oppressed Foundation, qui ont des capacités presque illimitées pour étendre leur patronage politique.

Ainsi donc, globalement, la structure actuelle du pouvoir prend la forme d'un vaste appareil patriarcal de la direction politique. Donc, des analystes perspicaces ont vu juste quand ils ont conclu qu' Ahmadinejad ne s'en serait jamais de lui-même publiquement et directement pris à Rafsanjani lors du débat télévisé controversé du 4 juin à Téhéran avec Mousavi.

Ahmadinejad a dit :" aujourd'hui ce n'est pas Mr Mousavi seul qui s'oppose à moi, puisqu'il y a trois gouvernements successifs de Mr Mousavi, Mr Khatami, et Mr Hashemi ( Rafsanjani) ligués contre moi". Il a pointé directement à Rafsanjani pour avoir été le cerveau d'un complot pour le renverser. Il a dit que Rafsanjani a promis la chute de son gouvernement à l'Arabie Saoudite. Rafsanjani a contre attaqué les jours suivant en adressant un message à Khamenei demandant qu' Ahmadinejad se rétracte " de sorte qu'il n'y ait pas besoin d'action légale".

"J'attends de vous que vous régliez la situation afin d'éteindre le feu dont la fumée peut être vue dans l'atmosphère, et d'agir pour déjouer des complots dangereux. Même si je devais tolérer cette situation, il ne fait aucun doute que certaines personnes, et factions ne toléreront pas cette situation", a prévenu un Rafsanjani en colère.

Simultanément, Rafsanjani a aussi rallié sa base au sein de l'establishment religieux. Une clique de 14 religieux senior à Qom ont pris partie pour lui. Tout cela était un acte de désespoir pour défendre des intérêts personnels, désespérés qu'ils étaient de la redoutable montée en puissance des IRGC ces dernières années. Mais, si Rafsanjani a calculé que la "mutinerie" au sein de l'establishment religieux énerverait Khamenei, il a mal interprété l'équation des pouvoirs à Téhéran. Khamenei a fait la pire chose possible pour Rafsanjani. Il a simplement ignoré le "Requin".

Les IRGC et les volontaires Basij, qui rassemblent des dizaines de millions de personnes, se sont mobilisés rapidement. Ils se sont joints aux millions de pauvres ruraux qui adorent Ahmadinejad en tant que chef. Cela a été une répétition de l'élection de 2005. La participation a atteint un chiffre record de 85%. Dans les heures qui ont suivi l'annonce de l'énorme victoire d'Ahmadinejad, Khamenei a manifesté son approbation en applaudissant la participation très importante et a appelé à une "vraie célébration".

Il a dit : " je félicite.... le peuple pour ce succès massif et presse tout le monde d'être reconnaissant pour cette bénédiction divine. Il a mis en garde les jeunes et les supporters du candidat élu et les supporters des autres candidats afin qu'ils soient complètement vigilants et afin d'éviter toute action et discours provocateurs et suspects."

Le message de Khamenei à Rafsanjani est direct : accepter la défaite avec grâce et éviter plus de malversation. L'élection de vendredi permet à la maison du dirigeant suprême Khamenei de rester à l'évidence le centre névralgique du pouvoir. Ce sont les quartiers généraux de la présidence du pays, des forces armées d'Iran, spécialement des IRGC. C'est la source des trois branches du gouvernement et le point nodal des politique étrangère, sécuritaire et économique.

Obama peut envisager une façon de démarrer directement des négociations avec Khamenei. C'est un défi difficile.

MK Bhadrakumar 16/06/09 www.atimes.com

Ambassadeur M K Bhadrakumar est diplomate de carrière de l'Inde à la retraite. Il a été en poste en Union Soviétique, Corée du Sud, Sri Lanka, Allemagne, Afghanistan, Pakistan, Uzbekstan, Koweit, et Turquie.

Copyright 2009 Asia Times Online



Introduction traduction Mireille Delamarre


Mercredi 17 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par Marie.Adélaïde Duglan le 17/06/2009 14:39 | Alerter
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EXCELLENT ARTICLE 5 ETOILES SANS PROBLEME !

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L' IRAN MONOPOLISE LA UNE DE LA PRESSE EN EUROPE ! ! !

AUJOURD'HUI EST ENCORE UN JOUR D'UNE GRANDE ACTUALITE MONDIALE A SOULIGNER !

Nous attendons toujours les félicitations de tous les Etats Démocratiques au peuple Persan qui vient de nous donner une

belle leçon de démocratie !
Les Persans sont un superbe exemple des valeurs démocratiques adaptées au Moyen Orient.

Les "Fientes" des Pays Arabes du Proche Orient et d' Afrique, Vassaux et Satellites " eux aussi " des U.S.A et des

Sionistes et Pro-Sionistes du monde entier, seraient bien inspirés de s'incliner devant le Peuple de Perse.

La force des Persans est d'être devenus une jeune République Islamique qui a fait une excellente alternative.
Les preuves depuis déjà trente années sont là, sous nos yeux .
La société Iranienne a évolué à son rythme et c'est le choix des Iraniens et nous Français nous nous devons de le respecter car c'est avant tout leur légitimité qui est mise en cause aujourd'hui depuis l' extérieur.
L' Iran va très vite évoluer par la puissance de sa jeunesse, dans une ouverture de dialogue et d'évolution démocrate ce qui est bien-sur la légitimité souveraine du peuple iranien.

La mission du Président dans son deuxième mandat et après probablement ensuite dans son troisième est aussi de savoir avec finesse, fédérer les forces démocratiques de son pays, afin d'instaurer une démocratie Moyenne Orientale toujours plus ouverte au peuple et d'assurer la meilleure conciliation nationale dans cette rentrée de la Perse dans le troisième millénaire.
Mais pour ce faire, il faut une véritable osmose pour le peuple ; Afin d'affronter cet avenir, qui est aujourd'hui complètement manipulé a grand coup de renforts depuis l'extérieur, par de nombreux pays qui se reconnaîtrons tous eux même, c'est cette manipulation que nous appelons de l'ingérence !

Depuis des mois l'Iran est attaqué de toutes parts sur la scène internationale et le comportement de certains pays est des plus lamentable, ce qui a finalement d'ailleurs fortement contribué à ré-élection de son Président dès le 1er tour au suffrage universel !
Dieu Merci !

Pour ce qui est de la Politique Internationale de l'Iran, dans la situation actuelle que nous connaissons, c'est l'Occident qui doit s'ouvrir à l'Iran pas l'inverse !

Mohammad Reza Shah Pahlavi, sur lequel beaucoup de choses ont été écrites, notamment concernant la brutalité des méthodes de la SAVAK, le faste ostentatoire, la sclérose démocratique, et surtout la misère de son peuple etc....

Il est illusoire de penser à un autre retour de la lignée de cosaques d'un Reza Pahlavi qui appelle à la désobéissance civile en espérant une révolte populaire depuis l'étranger et aussi sur des chaînes de télévision française !
Permettez moi de douter que les Iraniens veuillent toujours d'une famille Shahanshah
( "Roi des Rois") , amie des Rockefeller, et dont ils n'ont sûrement pas oublié les fastueuses cérémonies à Persépolis en 1971, et en outre, la répression des opposants au Shah pendant les festivités ce qui contribua à ternir fortement son image aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur etc........



LA FRANCE PUNIE EST EN MARCHE !

" La Démocrat'ouille ou le Sang Froids des Sodomisés "

LE GUANO ARLESIEN DE L' ELYSEE
Monsieur Henri Guaino, conseiller spécial de l'Elysée s'est démarqué de la prudence de la communauté internationale en jugeant la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad en déclarant :
"Ce n'est une bonne nouvelle pour personne, ni pour les Iraniens, ni pour la stabilité et la paix du monde".
Monsieur " le guano arlésien de l'Elysée ", pour qui vous prenez vous ?
Vous parler ainsi, au Nom du Peuple de France, est-ce cela votre démocratie ?
Un appel à mots couverts à l'instabilité et à la guerre !

" Pas plus la France, que quelque autre pays ne se trouve dans une posture lui permettant d'émettre le moindre doute sur la régularité de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad ".
Cette ingérence est scandaleuse et inacceptable pour la souveraineté du peuple iranien et ce n'est pas rien, car cela l'est aussi pour le respect de la souveraineté de notre peuple!

Mais vous n'en avez que faire, nous avons eu l'occasion de voir dans les six derniers mois, comment vous respectiez " Nos Droits de l'Homme " quand il s'agit de le Terre Sainte ! C'est à géométrie variable.

Imaginez-vous la situation inverse, que penserait le peuple de France ?

La France est en très mauvaise position pour donner des leçons sur le sujet.
Elle qui qui est la Reine depuis 220 ans des Magouilles Electorales, dans tous les partis politiques !
En France même les morts ont voté !
Nous n'arriverions même plus à compter le nombre d'hommes politiques impliqués depuis seulement l'avènement de la Vème République !

LA LISTE DES MALVERSATIONS, CORRUPTIONS, DETOURNEMENTS, EXACTIONS, ET SURTOUT

PREVARICATIONS SERAIT BEAUCOUP TROP LONGUE !!!

Et, Elle manipule et donne toujours des leçons de démocratie quand cela l'arrange !

Nous observons très bien où les Persans en sont après 30ans de Révolution et nous, nous devrions au bout de 220ans de Révolution avoir beaucoup plus de décence, plus de pudeur et de bienséance...

A moins d'un mois de l'anniversaire des 220ans de la République le mariage a été consommé le 7 juin 2009 entre tous les partis politiques et donc il y a aujourd'hui deux France dans le paysage politique du corps électoral.

en 1- CELLE DE LA DEPENDANCE RIPOUBLICAINE !

L' Anti-France de l'ensemble des 36,31% d'électeurs sionisants et va t'en guerre qui ont peut être, pour certains, péché par ignorance, compte tenu de la Dépendance Totalitaire Médiatique et Gouvernementale qui leur donne tous les jours leur petite dose de came à la télévision et dans les média bien inspirés.
Cette substance qui est plus nocive et plus dangereuse que toutes les accoutumances est l'avilissement de l'Etre !
De par ce fait elle est intrinsèquement perverse, car en déposant son bulletin dans l'urne une partie du peuple se trouve aujourd'hui à son insu, avec du sang sur les mains.

C'est ce que j'appellerai la naissance du N.P.G
où le " Nouveau Parti Génital " !!!


en 2- ET IL Y CELLE DE LA MAJORITE SILENCIEUSE !

Cette Superbe France de la Légitimité Souveraine du Corps Electoral et des 63,69% de l'abstention, du blanc,du nul et du ras le bol des politicards !
Elle est le fruit de la plus Grande Hérésie Républicaine Démocratique de tous les temps qui véhicule depuis des décennies par l'intermédiaire des media et fait croire au peuple que les français qui pratiquent le Vote d' Abstention ont une Aversion et ne font pas de Politique !
C'est quand même un comble dans un Pays, dit de Droit !
Car c'est sans aucun doute les abstentionnistes qui font le plus de politique non politicienne et leur pourcentage ne cesse de monter malgré la très forte évolution du nombre des inscrits et continuera inexorablement d'augmenter.

C'est ce que j'appellerai la naissance du N.P.M.S,
où le " Nouveau Parti de la Majorité Silencieuse " !!!

Les Elections Européennes de juin 2009 ont vu monter l’abstention dans tous les pays de l’Union a 56,76 %
"sans compter les blancs et les nuls ".
( Le Parlement de Strasbourg est donc élu sur une base démocratique des plus étroite, voir sans aucune " Légitimité Souveraine, " ce qui pose la question de sa capacité à représenter vraiment les peuples. )

Pour nous qui avons préféré le vote de l'abstention européenne, le résultat de l'Iran est encore plus important, que notre grand bonheur à l'heure concernant les résultats ce 7 juin 2009 pour cette victoire discrète et tant attendue :
" Notre Grande Victoire Incontestable aux Elections Européennes ".

Aujourd'hui nous sommes la première force de la pensée française et le premier parti de France.
Compte tenu de notre aversion envers la politique politicienne de copains et de faquins, nous ne voulons en aucun cas être représentés dans vos chambres et nous nous satisferons de bien continuer à vous observer, cela restez-en certains !

Si vous voulez juger de la puissance et de la souveraineté des abstentionnistes c'est très simple et je vais vous donner une très grosse clef ...

Faites un Référendum sur cette question des plus simples :
( Etes vous pour ou contre le fait que nous touchions à l'âge de la retraite ? )
C'est la seule chance que vous auriez pour battre le pourcentage de l'Iran dans la participation aux urnes !
Car au final c'est grâce à la Perse que cela va devenir une compétition Mondiale Démocratique,
Le Trophée Mondial de la Participation Electorale Démocratique!

Pour ce qui est de vos sondages républicains, demandez à chaque commune, à chaque bureau de vote de vous donner l'éventail complet de la diversité de l'électorat
abstentionniste et vous allez être croyez moi très surpris !
Sans parler de la masse des français qui ne veulent à aucun prix être inscrits sur vos listes électorales !

Chers compagnons vous remerciant de votre attention,
je vous renvoie à vos commentaires sur ce très bel article.

Madame Marie-Adélaïde DUGLAN
marie.adelaide.duglan@hotmail.fr


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2.Posté par Aigle le 17/06/2009 19:35 | Alerter
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Analyse tres lucide d'un Observateur averti de la structure du pouvoir en IRAN ...........Ceci etant , il faudrait rappeler que pendant que Moussaoui etait , lors de l'Affaire des otages US un fervent de l'Action à l'origine de cette affaire , Ahmedinejad , LUI , etait contre ..........L'Histoire est pleine dde surprises n'est ce pas ?? mais qui n'enleve rien à la versalité et l'attrait pour la "Notabilité" et ses accessoires du Sieur Mousaoui , en qui Rafsandjani a trouvé le pigeon ideal

3.Posté par Samira le 17/06/2009 20:04 | Alerter
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Si Rafsandjani aimerait servir son pays, il doit quitter tout ses fonctions et laisser la place aux gens plus jeunes et plus honnêtes.

4.Posté par Taleb le 17/06/2009 20:36 | Alerter
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Imam Khomeini a fait une révolution au nom d’ALLAH pour les opprimés.
Pour les plus faibles, les démunis, pour la justice.
Son successeur ainsi que le Président Ahmadinejad sont les plus proches des ses idées que n’importe quelle autre personne en ce moment.
Donc a cause de cette raison les Perses ont voté pour une personne comme Ahmadinejad

5.Posté par Ichtar le 17/06/2009 21:03 | Alerter
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Magnifique article 8 étoiles

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