ALTER INFO

Les Républicains et les fanatiques du « marché libre » amènent la mort aux États-Unis


Dans la même rubrique:
< >

Jeudi 8 Décembre 2016 - 13:05 Formidable reprise économique aux USA

Jeudi 8 Décembre 2016 - 12:40 Fidel et le Che : deux politiques différentes



Paul Craig Roberts
Jeudi 13 Mars 2008

Les Républicains et les fanatiques du « marché libre » amènent la mort aux États-Unis


Par Paul Craig Roberts, le 12 mars 2008


​​​​Les livraisons de pétrole brut atteindront 110 dollars le baril en avril. Le dollar étasunien est descendu à de nouvelles profondeurs par rapport à l'euro. Il faut désormais 1,55 dollar pour acheter un euro.


​​​​Ces nouveaux extrêmes contre le dollar racontent son histoire de devise de réserve mondiale en train de s'écrouler et ils coïncident avec l'effondrement de la puissance étasunienne.


​​​​Chaque nouvelle décision du Régime insensé de Bush pousse le dollar un peu plus loin dans l'oubli. Cette même annonce de la Réserve Fédérale (Fed), qui relançait le marché boursier le 11 mars, envoie le dollar tituber et le prix du pétrole au plafond. L'annonce de la Fed, qu'elle et d'autres banques centrales sont en train de s'occuper de la crise des produits dérivés en monétisant pour 200 milliards de dollars de ces titres problématiques est le signe de plus d'inflation du dollar.


​​​​Il fallait bien entendu faire quelque chose pour anticiper l'implosion du système financier, mais une alternative moins coûteuse est à portée de main. La règle d'évaluation au prix du marché [1] aurait pu être suspendue afin de stopper la vente forcée et la dépréciation des actifs et fournir du temps pour sélectionner les produits dérivées dont la valeur est plus élevée que les prix des vente précipitées.


​​​​Le dollar subit davantage de pression du fait de la décision d'octroyer à la société européenne Airbus un contrat de 40 milliards de dollars, qui pourrait atteindre 100 milliards, pour la construction d'avions ravitailleurs pour l'US Air Force. En termes simples, ça veut dire encore 40 à 100 milliards de dollars rajoutés au déficit commercial étasunien, et un préjudice de 40 à 100 milliards de dollars pour le Produit Intérieur Brut étasunien avec une perte d'emplois associés.


​​​​Le Régime Bush a évidemment adjugé le marché à l'Europe en pot-de-vin pour son soutien à ses guerres d'agression au Moyen-Orient. L'Europe ne va pas fournir à Bush une couverture diplomatiques pour ses guerres et des troupes de l'OTAN pour la guerre en Afghanistan sans paiement.


​​​​Voilà le tableau : L'économie étasunienne, qui a été maintenue en vie grâce à l'énorme boom des dettes, dont les limites ont été beaucoup trop présumées, est en train de tomber dans la récession. La traditionnelle échappatoire consistant à développer l'offre de fourniture d'argent et de crédit est bloquée par la détérioration du système bancaire, par le niveau d'endettement du consommateur, par l'effondrement de la valeur du dollar, et par la montée de l'inflation.


​​​​Le Régime Bush tente de contourner le calage de la relance du crédit en envoyant aux Étasuniens des chèques de 600 dollars, de l'argent qui servira surtout à réduire les dettes de cartes de crédit actuelles et non pas à financer de nouvelles consommations.


​​​​Les États-Unis dépendent de l'étranger non seulement pour l'énergie, mais aussi pour les produits manufacturés et certains produits de technologie de pointe. Ils dépendent de l'étranger pour financer leur consommation de 800 milliards de dollars par an, plus qu'ils n'est produit aux États-Unis. Ils dépendent de l'étranger pour financer l'encre rouge de leurs guerres, et le déficit budgétaire de leur gouvernement est en train de s'étendre car les recettes fiscales diminuent avec le déclin de l'économie.


​​​​En solde final : La puissance étasunienne est affaiblie. La puissance des États-Unis dépend de la bonne volonté des étrangers à financer leurs guerres en continuant à accumuler des avoirs en dollar qui se déprécient.


​​​​Les États-Unis ne peuvent clôturer leur déficit commercial. Le prix du pétrole monte, et la production délocalisée à l'étranger des biens et des services pour les marchés étasuniens se traduit par un dollar pour un dollar d'augmentation en importations, tout en réduisant la fourniture de produits locaux disponibles pour l'exportation.


​​​​Les États-Unis ne peuvent clôturer leur déficit budgétaire tant qu'ils dilapident des sommes énormes dans des guerres qui ne servent pas leurs objectifs, distribuent 150 milliards de dollars en encre rouge de dégrèvements d'impôts, et tombent dans la récession.


​​​​Le niveau de vie aux États-Unis, qui stagne depuis des années, plongera dès que le déclin du dollar forcera la Chine à abandonner sa fixité sur lui. Jusqu'ici, les prix des produits chinois ont fait qu'ils n'augmentent pas sur les rayons de Wal-Mart [2], parce que la monnaie chinoise, qui est arrimée au dollar, a sa valeur qui chute avec lui. En un mot, le chancelant niveau de vie étasunien est soutenu par la bonne volonté de la Chine à subventionner la consommation étasunienne en maintenant sa monnaie énormément sous-évaluée.


​​​​Les États-Unis donnent au-delà de leur maximum économiquement et militairement, tout comme la Grande-Bretagne à la chute de la France aux premiers jours de la Seconde Guerre Mondiale. Les Britanniques avaient les Américains pour les tirer d'affaire. Après les épuisants rafistolages au chewing-gum et au fil de fer pour tirer d'affaire, qui écopera pour nous ?



​​​​Paul Craig Roberts fut Assistant du Ministre des Finances durant le premier mandat du Président Reagan. Il a été rédacteur adjoint au Wall Street Journal. Il a tenu de nombreuses postes universitaires, dont une Chaire de professeur à la Fondation William E. Simon, au Center for Strategic International Studies, à l'Université de Georgetown, et a été Chargé de Recherche Supérieur à la Hoover Institution et à l'Université de Stanford. Il a été décoré de la Légion d'Honneur par le Président français François Mitterrand. Il est auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington, de Alienation and the Soviet Economy et de Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Lire (en anglais) l'interview de Roberts avec Peter Brimelow de Forbes Magazine, au sujet de la récente épidémie de fautes professionnelles chez les procureurs.



Original : http://www.vdare.com/roberts/080312_republicans.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



Notes de traduction


​​​​1- Mark-to-market ou évaluation au prix du marché : Méthode comptable consistant à arrêter la valeur d'un actif par référence à son prix de marché du moment.


​​​​2- Wal-Mart : La principale chaîne de supermarchés populaires aux USA.




Vendredi 14 Mars 2008


Commentaires

1.Posté par Anome le 13/03/2008 22:44 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Y a-t-il encore quelqu'un pour douter du fait que Bush a été engagé pour mettre à mort l'état US ? De plus il serait puéril de se réjouir de cela car les US ne sont pas euthanasiée en tant que puissance militaire mais seulement comme entité indépendante qui est soumise à la pression de sa propre opinion publique. En mettant en faillite l'état US les globalistes entendent éliminer un des rares états au monde qui serait à même de refuser le gouvernement mondial. Il ne faut pas se leurrer, la puissance grandissante des mercenaires de Blackwater et leur maîtrise des armes Us les plus perfectionnées en fera la machine de guerre des adeptes d'une gouvernance mondiale imposée par la force après que les états aient été les uns après les autres conduits à la banqueroute... Apprenez à vous défendre contre la dictature à venir et n'acceptez jamais le diktat d'un gouvernement mondial, fût-il issu des voeux de vos représentants à l'ONU. Prenez directement contact avec la population US pour l'encourager à reprendre les destinées de son pays en main. Elle en a bien besoin en cette période de doute dans lequel elle se trouve.

2.Posté par michel49 le 14/03/2008 09:41 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

USA delenda est !

3.Posté par Al feanor le 14/03/2008 13:07 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Ce qui va surtout se passer c'est que les americains de base auront pour principal souci de ramener de la soupe dans la gamelle et que pendant ce temps là y en a qui vont en profiter pour les spolier de leur libertés et de leurs droits.

4.Posté par Patrice bélanger le 15/03/2008 07:58 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Pour finir la roue, ils vont pouvoir embaucher dans l'armé tout le monde pour tenter de défendre leur propriété comme il font partout et ensuite, ils vont tenter probablement d'imposer ça au reste du monde sous sanction de ''sécurité économique''avec l,armée ainsi recruté...

5.Posté par leonardo le 19/03/2008 15:34 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

si les usa n'avait pas réquisisionné l'IRAK pour récupérer la moitié du pétrole mondial pour eux.les américains auraient un problème d'énergie et tomberaient par manque dans les années qui viennent donc ils réquisisionnent l'IRAK et l'Afganistan pour controler le pétrole pour leur propre usage..et comme cela continuer leur commerce sans trop de problème pour eux .les autres rien à faire ils n'auront pas droit au gateau pétrolier sinon à un prix prohibitif .Cela forcera nos gouvernement a ouvrir la porte aux énergies libres et gratuites presque.

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS

Publicité

Brèves



Commentaires