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Les Pasdarans visés, l'Europe en colere


La décision des Etats Unis d'inclure le nom du Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran (CGRI) sur la liste d'organisations terroristes a provoqué l'ire de leurs partenaires au sein de l'Europe qui qualifient cette mesure de "provocation inutile", propre à complexifier davantage les relations avec l'Iran .


Mehr News
Samedi 1 Septembre 2007

 Les Pasdarans visés, l'Europe en colere
Dans un article paru cette semaine, l'hébdomadaire américain "News Week" se penche sur la récente décision de l'administration Bush concernant l'inclusion du CGRI au nombre des organismes terroristes. Le journal déplore le cavalier seul de Washington à ce propos dans un contexte où l'Europe prend de plus en plus ses distances vis à vis de la politique iranienne de la Maison Blanche.

"C'est la premiere fois, écrit le journal, qu'une force gouvernementale est classé au nombre des organisations terrorsites et ce à moment où l'Amérique aspire à plus de coopération avec l'Iran pour regler la crise irakienne ; cette attitude est néanmoins problématique".
"Les Etats Unis agissent de la sorte au risque de mettre sur le dos les Européens, les Russes, les Chinois voire même les Indiens qui craignent les retombées négatives d'une telle mesure dont l'une pourrait être l'échec des négociations nucléaires avec l'Iran".

Le quotidien rappelle que l'iran figure depuis des années sur la liste noire du Département d'état et que cette nouvelle décision pourrait aller dans ce même sens. L'article, tout en réitérant les fausses allégations de Washington contre l'Iran concernant son prétendu soutien logistique aux insurgés s'intérroge sur le pourquoi de cette mesure. "Une telle mesure est-elle à même d'interrompre les liens qu'existerait entre les Pasdarans et les Insurgés ?, se demande surnoisement l'article. "Ce qui est sûr, poursuit l'article, c'est que les allégations de Washington contre l'Iran ne finiront jamais par former un nouveau front de guerre au Moyen Orient, tout au plus elles provoqueront une aggravations des tensions dans la région et pourquoi pas d'impévisibles réactions de la part de l'Iran".

News Week souligne une nouvelle fois les divergences transatlantique au sujet de l'attitude à adopter face à l'Iran. "Bien que de lourdes sansctions économiques contre ce pays, prétend le quotidien, n'ont pas été sans effet, mais n'oublions pas qu'augmenter les pressions pourra se poursuivre jusqu'à un certain seul". "Au dela de cette limite, il y a le risque d'une représaille iranienne avec en aval le blocage tant apprehendé du détroit d'Hurmouz où bat, selon l'Amiral Queen Casgreef, le coeur énergétique du monde".

"Le monde craint une telle perspective et ne veut à aucun prix pousser l'Iran dans cette direction, ajoute le journal.

" En qualité du plus grand partenaire économique de l'Iran, l'Europe ne souhaite pas emboiter le pas à une Amérique sanctionnophile"

News Week conseille ensuite aux politiciens américains d'adoucir le ton à l'égard de l'Iran .


Samedi 1 Septembre 2007

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