Palestine occupée

Les Israéliens préparent le public à un conflit


Hommes politiques et analystes israéliens de premier plan semblent préparer le public à un conflit militaire avec l'Iran, alors que le président iranien a refusé une nouvelle fois de céder aux exigences internationales de réduire ses ambitions nucléaires et que Téhéran a annoncé de nouvelles manœuvres militaires.


Anne Penketh à Herzlia, Israël
Lundi 22 Janvier 2007

Par Anne Penketh à Herzlia, Israël
The Independent, le 22 janvier 2007
article original : "Israelis prepare public for conflict with 'genocidal' Iranian regime"



Le dirigeant israélien de l'opposition, Benjamin Netanyahou, a déclaré hier, lors d'un débat sur la sécurité qui s'est tenu à Herzlia, que les Etats et les entreprises devaient aller individuellement au-delà des sanctions économiques de l'ONU. Il prétend que la première étape devrait invoquer des sanctions financières pour "supprimer le risque de génocide" et "délégitimer le régime iranien au moyen de pression économique et politique".

Le dirigeant belliciste du Likoud a ajouté : "Soit cela stoppera le programme nucléaire sans la nécessité d'une opération militaire, soit cela la préparera. Lorsque que nous parlons de rallier l'opinion publique sur le génocide, qui mènera la charge si ce n'est pas nous ? Personne ne viendra défendre les Juifs s'ils ne se défendent pas eux-mêmes. C'est la leçon de l'histoire".

S'adressant aux journalistes, M. Netanyahou a déclaré qu'il doutait que le "régime génocide" du Président Mahmoud Ahmadinejad fût "dissuadable". Ce point de vue a été partagé par Shmuel Bar, un spécialiste de l'Islam au Centre Herzlia, qui a dit que les Etats-Unis et l'Iran étaient engagés dans "l'art très dangereux d'aller jusqu'aux limites du possible". Il a dit que vue de Téhéran, "la théorie de la conspiration affirmait que les Etats-Unis, avec le Royaume-Uni et Israël, agiraient pour renverser le régime islamique et que cela n'avait rien à voir avec la question nucléaire".

Téhéran n'a montré aucun signe de céder aux exigences de l'ONU d'arrêter l'enrichissement d'uranium. "Cette résolution était mort-née et même s'ils en émettent 10 autres cela n'affectera pas l'économie et la politique de l'Iran", a déclaré hier M. Ahmadinejad dans un discours télévisé.

Traduction JFG-QuestionsCritiques


Lundi 22 Janvier 2007

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