Politique Nationale/Internationale

Les Etats-Unis se prennent pour le maître du monde



Lundi 24 Décembre 2007

Les Etats-Unis se prennent pour le maître du monde
M. Nasser Ghandil, ancien député au parlement libanais et analystes des questions politiques de son pays a présenté, lors d'un entretien avec le journaliste de Mehrnews, une analyse des interventions politique des Etats-Unis dans les évolution politiques du pays du cèdre. Selon Nasser Ghandil, les propos interventionnistes du président des Etats-Unis, George W. Bush montrent que Washington ne cherche pas du tout à résoudre la crise présidentielle au Liban, car l'Amérique se croit le maître du monde et attendent de tous les pays de se soumettre à la volonté de l'administration américaine. Avec l'intervention directe du président des Etats-Unis, George W. Bush dans les affaires intérieures du Liban, la crise politique dont trouve ses origine dans l'absence d'un consensus interne pour désigner le nouveau Président de la République, s'est aggravée, au moment où les représentants de la majorité parlementaire et les leaders de l'oppositions étaient sur le point d'arriver à un accord sur la candidature du général Michel Sleiman. Les propos de Bush ont donc rendu la situation encore plus compliquée. Il a déclaré que la majorité parlementaire, soutenu par l'Occident, doit essayer de nommer le nouveau Président de la République en fonction du vote de la majorité absolue des membres du parlement, sans tenir compte de l'avis de l'opposition et les groupes nationaux et islamiques du Liban. Or, même les leaders de la majorité parlementaire et les représentants du courant du 14 mars ont déclaré explicitement qu'ils sont d'accord avec la proposition de l'opposition concernant la nomination du nouveau Président de la république avec le vote d'au moins deux tiers des députés du parlement. En effet, dans ses déclarations interventionnistes de jeudi dernier, le président américain George W. Bush a prouvé clairement qu'il ne cherche pas du tout à résoudre la crise politique dans le pays du cèdre. A ce propos, M. Nasser Ghandil, ancien député au parlement libanais et président actuel du centre des recherches stratégiques arabes et internationales à Beyrouth a déclaré, lors d'un entretien téléphonique avec le journaliste de Mehrnews, que malgré un accord qui allait se conclure avec la médiation de la Syrie et de la France, pour présenter au parlement la candidature du général Michel Sleiman au poste de Président de la République, la mission de l'émissaire spécial du président Bush à Beyrouth a anéanti tout ces efforts. Nasser Ghandil a ajouté qu'il était convenu que Michel Sleiman soit présenté pour le poste de Président de la république pour un mandat complet, et que l'opposition ait une place importante dans un conseil de ministres de coalition. Les deux parties s'étaient également mises d'accord sur l'amendement de la loi électorale. Selon Nasser Ghandil, il était convenu la semaine dernière que cet accord soit annoncé officiellement la semaine dernière, en présence du directeur général de l'Elysée, et des représentants de haut rang de la majorité parlementaire et de l'opposition, notamment Saad Hariri et Michel Aoun. Mais contre toute attente, les Etats-Unis ont exercé leurs pressions pour empêcher la conclusion officielle de cet accord, et au lieu du directeur général de l'Elysée, c'était le sous-secrétaire d'Etat américain, David Valsh qui s'est rendu à Beyrouth. "Les activités et les rencontres effectuées par David Valsh à Beyrouth d'une part, et les déclarations interventionnistes du président Bush de l'autre ont bien montré que les Etats-Unis ne cherchent pas du tout à résoudre la crise politique au Liban, mais qu'ils essaient surtout à anéantir les efforts accomplis par les autres parties pour mettre un terme à la crise présidentielle. Il suffit de poursuivre avec attention les récentes évolutions politiques du Liban pour comprendre que les Etats-Unis tentent de présenter une image toute particulière de ce qui se produit depuis plusieurs mois au Liban", a déclaré Nasser Ghandil. Selon lui, le président Bush tente de se présenter comme un parrain du Liban et souhaite pouvoir jouer cette carte en faveur des républicains, lors des prochaines élections présidentielles aux Etats-Unis. C'est pourquoi la Maison Blanche cherche à anéantir la victoire militaire du Hezbollah libanais lors de la guerre de 33 jours en 2006 face à l'armée israélienne, en obtenant une victoire politique majeure sur la scène politique du Liban. Car Bush est parfaitement conscient du fait que la présence renforcée du Hezbollah sur la scène politique du Liban serait un échec majeur pour la diplomatie américaine. Nasser Ghandil a précisé que selon lui, le scrutin présidentiel des Etats-Unis commence, selon Bush et les républicains, non pas sur le sol américain, mais à Beyrouth. Interrogé sur les diverses pressions que les Etats-Unis pourraient exercer sur le Liban, Nasser Ghandil a déclaré qu' Beyrouth personne ne prend au sérieux les récentes déclarations de George W. Bush, même dans le camp des partis politiques proaméricains, car en effet, Bush est intervenu trop tard pour soutenir la désignation du nouveau Président de la République au Liban par la majorité absolue des votes des parlementaires. En d'autres termes, si Bush voulait la proposer aux Libanais, il aurait dû le faire il y a au moins deux mois, avant que la majorité parlementaire et l'opposition aboutissent à un accord plus ou moins fort sur la candidature d'une personnalité telle que Michel Sleiman. En réaction les menaces proférées par Zalmy Khalilzad, représentant permanent des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Nasser Ghandil a déclaré au journaliste de Mehrnews que ce n'est pas la première fois que les Américains menacent les différents partis politiques au Liban, en établissant par exemple une liste de personnalités libanaises interdites d'entrer sur le territoire américain. Mon nom figurait déjà sur une liste pareille! "Les Américains se prennent pour le maître du monde et attentent des autres de se soumettre à leur volonté", a-t-il ajouté. Nasser Ghandil a déclaré enfin que la plupart des projets des Etats-Unis pour le Moyen-Orient se sont soldé par un échec cuisant comme en Afghanistan et en Irak, et bientôt au Liban.

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Lundi 24 Décembre 2007

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