Politique Nationale/Internationale

Les Etats-Unis préparent des bombardements massifs de l'Iran (journaliste américain)


WASHINGTON, 4 juillet - RIA Novosti. L'administration George Bush préparerait des plans de bombardements massifs des sites nucléaires iraniens, selon ce qu'a déclaré dimanche devant les caméras de la chaîne de télévision CNN le célèbre journaliste américain Seymour Hersch.


Mardi 4 Juillet 2006

Les Etats-Unis préparent des bombardements massifs de l'Iran (journaliste américain)
RIA Novosti.
"Il s'agit de plans d'actions à réaliser dans le cas où l'Iran refuserait les négociations", a-t-il indiqué en commentant son nouvel article accusateur publié dans le dernier numéro de l'hebdomadaire New Yorker.

"L'US Air Force a préparé un plan concentré très puissant" de frappes aériennes contre l'Iran, d'après l'auteur.

Citant de nombreuses sources internes et externes à l'administration Bush, Hersch affirme que les principaux apologistes du règlement du problème nucléaire iranien par la force sont le vice-président Richard Cheney et le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld, et qu'en cas d'échec des efforts diplomatiques Bush comptera sur Cheney pour les frappes aériennes.

Une des sources interrogées par Hersch prévient que Cheney "en appelle aux partisans des bombardements stratégiques au sein de l'US Air Force qui estiment que les bombardements en tapis sont le meilleur moyen de résoudre tous les problèmes".

"L'US Air Force propose un nouveau plan de frappe prévoyant le recours à des systèmes de guidage perfectionnés pour larguer sur une même cible une série rapide de "destructeurs de bunkers": bombes classiques de très grande puissance", écrit le journaliste.

Hersch affirme aussi que de l'avis de l'US Air Force, utilisée contre les laboratoires iraniens souterrains profonds de Natanz, une telle frappe aura le même effet qu'une bombe nucléaire tactique mais permettra d'éviter les conséquences politiques négatives de l'emploi militaire de l'arme nucléaire, "le premier depuis Nagasaki".

"Ce plan est soutenu par Rumsfeld et Cheney", affirme une autre source du journaliste, selon laquelle le vice-président et le secrétaire à la Défense des Etats-Unis ont tiré des enseignements de la campagne irakienne et se rendent maintenant compte qu'en Irak il aurait fallu engager des effectifs terrestres beaucoup plus nombreux.

Comme dans le cas de l'Iran les Etats-Unis ne peuvent pas compter sur leurs troupes terrestres, "la guerre aérienne sera conduite en engageant un potentiel écrasant", affirme la source.

Hersch annonce que l'efficacité de ces plans n'est pas évidente pour tout le monde. D'après les services spéciaux, les Iraniens, se préparant depuis ces deux dernières années à des attaques aériennes américaines éventuelles, ont déplacé leurs sites nucléaires les plus importants dont une partie a été installée dans l'enceinte de différentes villes.

Dans son article, Hersch cite des informations selon lesquelles l'administration Bush ne dispose pas d'information exacte sur les progrès nucléaires de l'Iran. Il lui sera donc difficile de persuader l'opinion mondiale de soutenir une opération militaire contre Téhéran.

Le journaliste affirme en l'occurrence que l'administration Bush élabore un plan de parachutage en Iran d'un commando, appuyé par l'aviation, qui aura pour mission de se procurer des preuves de ce que fait l'Iran pour les présenter au monde entier.

D'après la chaîne CNN, la Maison-Blanche et le Pentagone se sont abstenus de tout commentaire sur la nouvelle publication de Hersch.

source: RIA Novosti

Une rhétorique de menace

IRIB -
Quoique l'Iran ait à maintes et maintes reprises annoncé l'impératif d'un examen minutieux du paquet de propositions de l'Occident sur ses activités nucléaires, les Etats-Unis ont encore une fois demandé que l'Iran se hâte de donner sa réponse. Le sous-secrétaire d'Etat américain Nicolas Burns a haussé le ton lundi. "Si l'Iran ne donne pas sa réponse d'ici le 12 juillet, il se verra confronté à l'action du Conseil de sécurité", a-t-il lancé.

Sans faire allusion aux déclarations du président Ahmadinejad, qui avait qualifié de positif le paquet occidental et qui avait annoncé que l'Iran donnerait sa réponse en août, Nicolas Burns a déclaré: étant donné que la secrétaire d'Etat américaine devra décider le 12 juillet, avec ses homologues des pays membres permanents du Conseil de sécurité sur le nucléaire iranien, l'Iran devra donner sa réponse auparavant.

Hosseini Tash, sous-secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale a rappelé que l'Iran resterait fidèle à ses principes dans l'usage du nucléaire civil dont l'enrichissement d'uranium. " La suspension de l'enrichissement n'est pas négociable", a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie iranienne, Manoutchehr Mottaki a annoncé que les comités d'expertise sont en train d'examiner soigneusement le paquet des propostions de l'Occident.


source: IRIB

Possible consultation des six sur l'étape suivante du dossier nucléaire iranien



Si l'Iran ne donne pas de réponse à l'offre des six pays avant le 12 juillet, les ministres des six (le Royaume-Uni, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et les Etats-Unis) devraient prochainement se rencontrer pour discuter de l'étape suivante qu'ils devront prendre à propos du dossier nucléaire iranien, a annoncé lundi à Vienne un diplomate.

Si l'Iran a bien fait comprendre mercredi à Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique extérieure et les affaires sécuritaires, qu'il ne voulait que reporter le processus, lors de la réunion tenue entre M. Solana et le négociateur en chef du dossier iranien, Ali Larijani, les ministres des Affaires étrangères des six pays devraient engager des consultations portant sur le dossier nucléaire iranien, a rapporté l'agence de presse australienne (APA), citant un diplomate à Vienne.

Dans son rapport, l'APA a fait savoir que les pays occidentaux considéraient le 12 juillet comme date butoir pour que l'Iran suspende son enrichissement d'uranium et rétablisse les négociations avec l'Union européenne.

"Si l'Iran fait autrement, il devra faire face à la menace d'éventuelles sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU", a fait remarquer le rapport.

Seyed Ali Hosseini-Tash, le secrétaire adjoint du Comité suprême national de la sécurité de l'Iran, a réitéré lundi que l'Iran n'abandonnerait pas son droit à l'usage pacifique de l'énergie nucléaire.

Il a souligné que l'Iran avait besoin de temps pour étudier sérieusement l'offre des six pays, et ni M. Solana ni les autres parties ne pourraient espérer une réponse du côté iranien.

M. Solana a présenté le 6 juin l'offre des six à l'Iran, laquelle comporte des mesures d'incitations et de punitions.

Les ministres des Affaires étrangères du G8 ont publié le 29 juin à Moscou une déclaration destinée à exhorter l'Iran à donner une réponse officielle lors de sa rencontre prochaine avec M. Solana. Cependant, l'Iran a refusé de se prononcer avant août.


Source: xinhua

Possible consultation des six sur l'étape suivante du dossier nucléaire iranien



Si l'Iran ne donne pas de réponse à l'offre des six pays avant le 12 juillet, les ministres des six (le Royaume-Uni, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et les Etats-Unis) devraient prochainement se rencontrer pour discuter de l'étape suivante qu'ils devront prendre à propos du dossier nucléaire iranien, a annoncé lundi à Vienne un diplomate.

Si l'Iran a bien fait comprendre mercredi à Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique extérieure et les affaires sécuritaires, qu'il ne voulait que reporter le processus, lors de la réunion tenue entre M. Solana et le négociateur en chef du dossier iranien, Ali Larijani, les ministres des Affaires étrangères des six pays devraient engager des consultations portant sur le dossier nucléaire iranien, a rapporté l'agence de presse australienne (APA), citant un diplomate à Vienne.

Dans son rapport, l'APA a fait savoir que les pays occidentaux considéraient le 12 juillet comme date butoir pour que l'Iran suspende son enrichissement d'uranium et rétablisse les négociations avec l'Union européenne.

"Si l'Iran fait autrement, il devra faire face à la menace d'éventuelles sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU", a fait remarquer le rapport.

Seyed Ali Hosseini-Tash, le secrétaire adjoint du Comité suprême national de la sécurité de l'Iran, a réitéré lundi que l'Iran n'abandonnerait pas son droit à l'usage pacifique de l'énergie nucléaire.

Il a souligné que l'Iran avait besoin de temps pour étudier sérieusement l'offre des six pays, et ni M. Solana ni les autres parties ne pourraient espérer une réponse du côté iranien.

M. Solana a présenté le 6 juin l'offre des six à l'Iran, laquelle comporte des mesures d'incitations et de punitions.

Les ministres des Affaires étrangères du G8 ont publié le 29 juin à Moscou une déclaration destinée à exhorter l'Iran à donner une réponse officielle lors de sa rencontre prochaine avec M. Solana. Cependant, l'Iran a refusé de se prononcer avant août.


Source: xinhua


Mardi 4 Juillet 2006

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires